Les faibles pluies tombées au mois d’août ont pu bénéficier localement à certaines cultures. Le niveau des nappes souterraines est toujours en baisse avec 71 % d’entre elles qui présentent un niveau modérément bas à très bas en particulier dans les couloirs de la Saône et du Rhône moyen.

La situation des cours d’eau s’améliore légèrement pour les régions ARA, BFC et Occitanie. La situation de ces trois régions reste cependant préoccupante puisque les taux des cours d’eau à faible débit sont respectivement de 57,41 %, 51,51 % et 46,15 %. Aucune amélioration constatée, en revanche, pour les cours d’eau de la région PACA : le taux de cours d’eau à faible débit reste à 59 %, tout comme au mois de juillet.

Un soutien d’étiage au Rhône a été réalisé, courant août, afin d’assurer le bon fonctionnement des centrales nucléaires.

La quatrième campagne usuelle de l’Observatoire national des étiages (ONDE) révèle une amélioration pour sept départements (Loire, Alpes-de-Haute-Provence, Doubs, Jura, Ain, Rhône et Haute-Savoie), une dégradation pour huit départements (Var, Hautes-Alpes, Hérault, Pyrénées-Orientales, Aude, Gard, Isère et Haute-Saône) et aucun changement pour huit départements (Alpes-maritimes, Ardèche, Bouches-du-Rhône, Côte d’Or, Drôme, Saône-et-Loire, Savoie et Vaucluse). A noter qu’un certain nombre de pêches de sauvegarde ont été réalisées pour tenter de préserver la faune piscicole en difficulté, notamment en Ain et en Savoie. Malgré cela, des mortalités de poissons ont été observées notamment dans l’Ain, en Savoie et en Haute-Savoie. De surcroît, les conditions hydro-climatiques tendent à accélérer les mortalités lors d’épisodes de pollution : les températures des cours d’eau peuvent atteindre 20 à 25°C.

Au 10 septembre, tous les départements du bassin (27) ont pris des mesures de limitation des usages de l’eau sur l’ensemble des régions du bassin : huit départements sont en niveau de crise comme plus haut niveau de restriction (Côte d’Or, Saône-et-Loire, Ain, Ardèche, Bouches-du-Rhône, Var, Aude et Gard), quatorze départements au niveau d’alerte renforcée (Haute-Marne, Vosges, Doubs, Haute-Saône, Territoire-de-Belfort, Drôme, Isère, Rhône, Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Vaucluse, Lozère, Hérault et Pyrénées-Orientales), quatre départements l’alerte (Jura, Savoie, Haute-Savoie et Loire) et un département la vigilance (Alpes-maritimes).

Consultez le bulletin hydrologique au 1er septembre 2019

Lire la suite...

Le récent épisode caniculaire de fin juillet aggrave la situation des nappes déjà bien impactées par les fortes chaleurs de fin juin : 80 % des stations du bassin présentent un niveau à la baisse et 68 % d’entre elles ont un niveau modérément bas à très bas. Cette situation est également due à une recharge 2018-2019 peu abondante.

Aucun besoin de dépassement des limites fixées par les arrêtés de rejets des CNPE n’a été sollicité pendant l’épisode caniculaire de fin juillet.

La situation des cours d’eau se dégrade notamment en région Auvergne-Rhône-Alpes (ARA) où l’évolution est spectaculaire : 73,93 % des cours d’eau présentent un débit faible, voire très faible pour 7,41 % d’entre eux. En région Bourgogne-Franche-Comté (BFC), le taux des cours d’eau à très faibles débits augmente (de 6,06 à 18,18%), une partie des cours d’eau à faible débit de juin évoluant vers cette situation. Dorénavant, la proportion de cours d’eau à faible débit de cette région est de 57,58 % (elle était de 66,67 % en juin). Seules les régions Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) voient leur situation s’améliorer notamment en Occitanie où le pourcentage de cours d’eau à faible débit baisse de 30 % au profit des cours d’eau à débit moyen : 53,85 % des cours d’eau de cette région ont un débit faible et 30,77 %, un débit moyen.

La troisième campagne usuelle de l’Observatoire national des étiages (ONDE) révèle une situation encore plus dégradée qu’en juin, certains départements perdant jusqu’à 5 points d’indice. La Côte d’Or présente l’indice le plus faible (3), la Drôme, un indice de 4. Le Gard, le Vaucluse et le Jura atteignent l’indice 5, dénotant un étiage sévère.

Au 10 août, 27 départements ont pris des mesures de limitation des usages de l’eau sur l’ensemble des régions du bassin. Elles concernent deux départements de la partie de la région Grand Est du bassin, 6 départements de la région BFC, 8 départements en Auvergne-Rhône-Alpes, les 6 départements de la  région PACA et 5 départements en région Occitanie. Le plus haut niveau des mesures prises est le niveau de crise pour une partie des eaux superficielles de la Côte d’Or (Vouge, Biètre, Bouzaise-Lauve-Rhoin-Meuzin, Ouche aval), de la Saône-et-Loire (Grosne, seille-et-Guyotte), de l’Ain (Bresse, Dombes) et de l’Aude (secteur Orbieu et affluents rive droite sur ce secteur). Ce niveau est également atteint pour une partie des eaux souterraines de la Côte d’Or (nappe de Dijon-sud-Cent-Fonts naturelle et partie canalisée), de l’Ain (Dombes-Certines).

Consultez le bulletin hydrologique au 1er août 2019

Lire la suite...

Les niveaux des nappes sont à la baisse sur 71 % des stations de mesures, sont majoritairement modérément bas à très bas, traduisant en particulier une recharge 2018-2019 peu abondante due aux faibles et tardives précipitations de l’automne et de l’hiver.

La situation des cours d’eau se dégrade de façon importante sur l’ensemble du bassin, seuls les cours d’eau de la région Auvergne-Rhône-Alpes (ARA) profitent d’une légère amélioration dû aux précipitations tombées en juin.

En juin, la seconde campagne usuelle de l’Observatoire national des étiages (ONDE) montre une dégradation des milieux : 7 départements descendent à un indice 8 (sur l'Aude, Bouches-du-Rhône, Côte d’Or, Gard, Hérault, Isère et Jura).

Au 10 juillet, 18 départements ont pris des mesures de limitation des usages de l’eau sur toutes les régions du bassin essentiellement en Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté (Ain, Ardèche, Drôme, Isère, Loire, Rhône et Savoie), 4 départements de Bourgogne-Franche-Comté. Les mesures d'alerte renforcée concernent essentiellement les nappes (nappe plio-quaternaire dans les Pyrénées-Orientales (bordure côtière nord - Aspres Réart) et l’Aude, la nappe de l’Est Lyonnais dans l’Isère et le Rhône, Dombes-Certines dans l’Ain).

Consultez le bulletin hydrologique au 1er juillet 2019

Lire la suite...

Le Tableau de bord 2019 du SDAGE a été adopté par le comité de bassin Rhône-Méditerranée lors de sa séance du 28 juin 2019. Ce document illustre les progrès accomplis dans de nombreux domaines d'action du SDAGE 2016-2021. Avec l'état des lieux du bassin qui sera adopté en fin d'année 2019, cette nouvelle version du tableau de bord permet également de mesurer le chemin qu'il reste à parcourir pour atteindre les objectifs du SDAGE en matière de restauration de la qualité de l'eau et des milieux aquatiques.

Accédez au document

Communiqué de presse


 

Lire la suite...

La faiblesse des pluies au mois de mai conjuguée à la reprise de la végétation depuis avril ne permet pas une réalimentation des nappes : leur niveau reste majoritairement bas à très bas : 68,42 % des stations sont dans ce cas en particulier les nappes du couloir rhodanien de ses confluences avec la Saône en amont et jusqu'à la Drôme en aval.

A l’opposé du mois dernier, la situation des cours d’eau s’améliore sur l’ensemble du bassin. La part des cours d’eau à faible et très faible débit diminue de 10 % (passant de 70 à 60 %) en particulier dans la région Bourgogne-Franche-Comté où seulement un quart des cours d’eau enregistre des débits faibles. En revanche , la situation est très dégradée en région PACA (82,35 % des cours d’eau présentent un faible débit) et guère mieux en Occitanie et en région ARA (76,92 % et 51,85 % des cours d’eau sont respectivement dans cette situation).

En mai, la première campagne usuelle de l’Observatoire nationale des étiages (ONDE) a été conduite par les agents de l’agence française pour la biodiversité. Elle montre un bon état des cours d’eau avec, cependant, des zones de vigilance à observer, notamment en nord-Isère et sur la partie ouest du département de l’Ain.

Au 10 juin, huit départements ont pris des mesures de limitation des usages de l’eau en Auvergne-Rhône-Alpes (Savoie, Ain, Isère, Drôme et Rhône) et en Occitanie (Aude, Pyrénées-Orientales et Gard). Des restrictions d’usages à un niveau d’alerte et alerte renforcée sont instaurées principalement dans l’Ain et le Rhône sur les couloirs fluvio-glaciaires exploitées par les collectivités de la vallée du Rhône moyen (Bourg-en-Bresse, Valence Romans, Mâconnais tournugeois, métropole de Lyon…), sur la nappe du plio-quaternaire du Roussillon (Aude et Pyrénées-Orientales).

La région PACA a pris, le 29 mai 2019, un arrêté cadre sécheresse régional afin d’améliorer la coordination des mesures liées à la sécheresse dans les départements de cette région.

Consultez le bulletin hydrologique au 1er juin 2019

Lire la suite...

La reprise trop tardive des précipitations au mois d’avril, ne contribue plus à la recharge des nappes au cours du mois d’avril du fait également de la reprise de la végétation. Leur niveau est majoritairement bas à très bas : 63,16 % des stations sont dans cette situation, les régions ARA et Occitanie étant les plus impactées .

La proportion des cours d’eau à débit faible est encore plus importante que le mois dernier (70 % des cours d’eau ayant un débit inférieur à la moyenne dont 5 % un débit faible). La situation des cours d’eau est très dégradée en BFC dont 84,85 % d’entre eux présentent un débit faible. La situation n’est guère mieux en région ARA (66,67 % de ces cours d’eau dans cette situation). Une amélioration s’observe cependant dans les régions Occitanie et PACA. La proportion de cours d’eau à faible débit diminue, notamment pour la région PACA au profit des cours d’eau à débit moyen, fort à très fort.

En avril, aucune campagne complémentaire de l’observatoire national des étiages (ONDE) assurée par l’agence française pour la biodiversité n’a été demandée par les services de l’État.

Au 10 mai, 6 départements ont pris des mesures de limitation des usages de l’eau en Auvergne-Rhône-Alpes (Isère, Drôme, Ain et Rhône) et en Occitanie (Aude, Pyrénées-Orientales). Le département de l’Ain a pris, au 16 avril 2019, un nouvel arrêté-cadre sécheresse afin de fixer le cadre des mesures de gestion et de préservation de la ressource en eau en période de sécheresse.

Consultez le bulletin hydrologique au 1er avril 2019

Lire la suite...

L’équivalent en eau du manteau neigeux est très faible voire nul et se rapproche des plus bas connu depuis 60 ans. De plus, les faibles précipitations du mois de mars ont pour conséquence une recharge des ressources en eau du bassin restée à l’arrêt. Le cumul des pluies efficaces globalement faible sur l’ensemble du bassin se classe au 15ème rang des plus faibles connus pour un mois de mars depuis 60 ans. La situation est très critique, tant pour les cours d’eau que les nappes phréatiques.

Les débits des cours d’eau sont faibles : 60 % des cours d’eau ont un débit inférieur à la moyenne dont environ 10 % des rivières présentent un débit très inférieur à la moyenne, attestant de la dégradation des débits constatée depuis le mois de janvier.

La situation des nappes phréatiques continue de se détériorer. Le nombre de nappes à niveau modérément bas à très bas double par rapport à février en particulier en région Auvergne -Rhône-alpes où le nombre de nappes à la baisse est le plus important (13) ; une partie d’entre elles atteignent des niveaux décennaux secs.

En mars, aucune campagne complémentaire de l’observatoire national des étiages (ONDE) assurée par l’agence française pour la biodiversité n’a été demandée par les services de l’État.

Les eaux superficielles de neufs secteurs et les eaux souterraines de 4 secteurs du Rhône restent en état de vigilance. Les deux secteurs de la nappe plio-quaternaire des Pyrénées-Orientales, placés, pour l’un, au niveau d’alerte, pour l’autre, au niveau de vigilance conservent ce statut. En mars, l’Ain place l’ensemble des eaux souterraines de son département en situation de vigilance.

Consultez le bulletin hydrologique au 1er avril 2019

Lire la suite...

La recharge du bassin est à l’arrêt suite au déficit de précipitations du mois de février. En raison des températures douces du mois, seuls les cours d’eau à régime nival profitent de la fonte des neiges et voient leur hydraulicité s’améliorer.

La situation des nappes phréatiques se détériorent avec une augmentation du pourcentage de celles à niveau bas à très bas. Ainsi 50 % d’entre elles sont dans cette situation en particulier en Bourgogne-Franche-Comté et en Auvergne-Rhône-Alpes. Un quart des nappes sont à un niveau haut à très haut dans des aquifères libres à recharge rapide de toutes les régions du bassin ; un quart, également, sont à un niveau proche de la moyenne. A noter des niveaux bas en février d’aquifères majeurs qui font l’objet de mesures d’alerte pour l’aquifère des alluvions du Roussillon et en vigilance pour l’aquifère des couloirs de l’est lyonnais.

Consultez le bulletin hydrologique au 1er mars 2019

Aucune information particulière concernant l’impact sur les écosystèmes aquatiques. Aucune campagne complémentaire de l’Observatoire national des étiages (ONDE) n’a été sollicitée par les services de l’État au cours du mois de février 2019 auprès de l’agence française pour la biodiversité.

Le département du Rhône place en vigilance les eaux superficielles dans neufs secteurs et les eaux souterraines dans quatre secteurs identifiés en déséquilibre quantitatif comme les couloirs l’est lyonnais, la nappe du Garon... Deux secteurs de la nappe plio-quaternaire dans les Pyrénées-Orientales sont placés pour l’un, au niveau d’alerte et, pour l’autre, au niveau de vigilance.

Lire la suite...

 

Le manque de précipitations du mois de janvier n’a pas permis de poursuivre la recharge initiée au mois de décembre, consécutivement aux faibles précipitations du mois.

Le niveau des nappes baisse, de façon généralisée sur l’ensemble du bassin. Leur situation au-dessus de la moyenne reste favorable sur le pourtour méditerranéen en Occitanie et en PACA. En revanche sur le reste du bassin en particulier les nappes du couloir du Rhône moyen et de la Saône sont dans une situation critique. Les prélèvements dans ces nappes risquent de créer des désordres pour ces nappes. Ceci peut devenir une situation très critique si les précipitations ne viennent pas participer à leur alimentation efficace. Celle-ci s’achève en général fin mars avec la reprise de la végétation et des prélèvements pour l’irrigation.

Le Rhône baisse à nouveau, malgré l’amélioration enregistrée en décembre… Le débit de la Saône aval (340 m³/s) continue de baisser en particulier en aval (340 m³/s) inférieur à la moitié de la moyenne sur la période 1920-2017 des débits observés à cette station (720 m³/s).

La dernière mesure de limitation des usages de l’eau concernant le département des Pyrénées-Orientales a été prorogée au 1er mars 2019.

Consultez le bulletin hydrologique au 1er février 2019

Lire la suite...