Situation hydrologique

Sommaire

1-Synthèse de la situation hydrologique sur le bassin

2-Situation hydrologique en région

3-Les producteurs de données

Rappel : l'année hydrologique s'étend du [1er septembre année n] au [31 août année n+1]

 1 - Synthèse de la situation hydrologique sur le bassin

Les bulletins de situation hydrologique du bassin Rhône et côtiers Méditerranéens ont une fréquence de parution mensuelle. Ces bulletins ont pour objet d’apporter une information synthétique sur la pluviométrie, l'humidité des sols, les débits des cours d'eau et du fleuve Rhône, le niveau des nappes d'eau souterraine, le taux de remplissage des retenues, l'état du manteau neigeux, l'état des écosystèmes aquatiques et l'observatoire des étiages ainsi que les informations départementales relatives aux restrictions des usages de l'eau en cours sur le bassin.

Mars 2018 : recharge encourageante des ressources en eau sauf sur l'axe rhodanien

(mis en ligne le 13 avril 2018)

Au mois de mars 2018, les précipitations sont conséquentes et les chutes de neige encore abondantes jusqu'en plaine. Les températures moyennes mensuelles sont proches de la normale ou légèrement inférieur jusque 2°C localement. Les cumuls de précipitations sont majoritairement supérieurs à 100 mm sur le bassin. Les cumuls les plus élevés (jusque 350 mm) se situent sur quelques secteurs au sud du Jura, en Savoie, sur les Hautes Alpes et sur les Cévennes. A l'inverse, à l'est de la Savoie et des Hautes Alpes, sur une partie de la vallée du Rhône, sur les Bouches du Rhône, le Roussillon et les Pyrénées Orientales, les cumuls sont très faibles (inférieurs à 50 mm). Début avril, l’enneigement sur les reliefs alpins et les Pyrénées Orientales est remarquablement élevé, frôlant les records sur les 59 dernières années.

Le bilan pluviométrique mensuel est majoritairement excédentaire sur l'ensemble du bassin : de 1,5 à 3 fois la normale sur la moitié nord sauf sur les zones de reliefs de la Savoie et de 2 à 5 fois la normale sur la moitié sud du bassin.

Le bilan pluviométrique depuis le 1er septembre 2017 s'améliore. Sur la vallée du Rhône et la moitié sud du bassin, les déficits se comblent partiellement. Les cumuls enregistrent moins de 10% à 25% de la normale. Le bilan est majoritairement excédentaire jusque plus de 25% de la normale sur les régions au nord du bassin et sur les reliefs nord alpins. Le cumul des pluies efficaces depuis le 1er septembre 2017 est largement positif, supérieur à 100 mm sur l'ensemble du bassin.

Au 1er avril 2018 :

Les débits des cours d'eau sont en hausse importante au cours du mois. Ils atteignent pour la majorité d'entre eux, des valeurs proches ou supérieures à leur moyenne mensuelle. Le débit de la Saône à la station de Couzon (en amont de la confluence avec le Rhône) enregistre un débit moyen mensuel (940 m3/s) supérieur au débit moyen mensuel interannuel (620 m3/s).

Quelques cours d'eau en région PACA (l'Argens, l'Arc, l'Huveaune) et dans le Roussillon (Têt, Tech et affluents côte Vermeille) enregistrent des débits inférieurs à la moyenne mensuelle. L'issole (bassin versant de l'Argens) et la Guisane (bassin Haute Durance) enregistrent des écoulements minimums caractéristiques d'une période de retour très sèche de 50 ans.

Les débits du Rhône controlés par les gestionnaires du fleuve restent élevés au cours du mois. Ils sont supérieurs à la moyenne mensuelle interannuelle sur toutes les stations suivies.

La situation de la ressource en eau souterraine s'améliore sur le bassin. Les niveaux des nappes sont majoritairement en hausse par rapport au mois précédent et 54% des nappes suivies atteignent leurs niveaux moyens.

Pourtant, la situation reste délicate principalement sur les nappes de l'axe rhodanien. Ces nappes très sollicitées en prélèvements dont les alluvions fluvio-glaciaires de la plaine de Bièvre-Liers-Valloire et les alluvions fluvio-glaciaires de l'est lyonnais présentent des niveaux toujours bas (égaux ou inférieurs au quinquenal sec) pour la période. Elles poursuivent cependant une hausse régulière depuis le mois de février.

En région PACA, la hausse des niveaux est générale au cours du mois. Certaines nappes alluviales ont même enregistré des pics de crue.

En région Occitanie, les niveaux, en hausse généralisée, sont tous au-dessus de la moyenne sauf ceux des alluvions quaternaires du Roussillon qui restent bas.

Les taux de remplissage des retenues du bassin sont très hétérogènes. Ils sont particulièrement bas pour les réservoirs à vocation hydroélectrique des Alpes du nord et en région PACA, en particulier pour la retenue de Serre-Ponçon (13%) et dans une moindre mesure pour la retenue de Castillon (46%). Les aménagements hydroélectriques de l’Isère et de l’axe Durance-Verdon ont été mobilisés en février pour la période de grand froid. Au mois de mars, la gestion du remplissage de ces retenues a été progressivement adaptée. Début avril, le gestionnaire laisse les niveaux bas sur ces retenues afin d’anticiper des épisodes de crue qui pourront être importants durant la période de fonte du manteau neigeux. Dans les Pyrénées Orientales (66), les retenues de Matemale, Puyvalador, les Bouillouses et Grandes Pâtures ont elles aussi des taux de remplissage faibles, inférieurs à 50%.

Les sols superficiels sont humides ou saturés sur une grande partie du bassin. Les excédents atteignent plus de 50% sur le littoral héraultais. Comme le mois précédent, 3 secteurs restent déficitaires : le secteur centré sur les Alpes du sud où le déficit s'étend, les secteurs centrés sur les Bouches-du-Rhône (13) et la façade littorale des Pyrénées Orientales (66) où les déficits diminuent.

Bilan : Les pluies du mois de janvier et la neige tombée en abondance ont permis d'amorcer une recharge efficace des ressources en eau superficielles du bassin excepté sur l'axe rhodanien et la bordure méditerranéenne des régions PACA et Occitanie. Au mois de février, la faiblesse des précipitations et le froid ont dégradé la situation particulièrement sur la région PACA. Les précipitations conséquentes du mois de mars sur l'ensemble du bassin, ont permis une recharge efficace en eau superficielle mais aussi en eau souterraine à l'exception des nappes phréatiques de l'axe rhodanien.

Début avril, la situation de la ressource en eau s'est bien améliorée sur le bassin Rhône-Méditerranée en particulier sur la région PACA mais la vigilance s'impose encore avec l'arrivée du printemps et la reprise de la végétation.

(Ci dessous liens vers les cartes et tableaux de données)

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Pluviométrie

Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

Manteau neigeux

 

Limitation des usages de l'eau :

Les mesures de limitation des usages de l'eau prises en février sur les départements des Pyrénées Orientales (66) et de l'Isère (38) sont levées respectivement depuis le 28 février et le 26 mars 2018.

Les eaux souterraines des secteurs sud du département du Rhône (69) sont placées en vigilance depuis le 10 avril 2018.

Site PROPLUVIA : les restrictions d'eau

Février 2018 : recharge très insuffisante des nappes sur l'axe rhodanien et la région PACA qui impose une vigilance dans la gestion de des stocks d’eau

(mis en ligne le 16 mars 2018)

Février 2018 voit le retour du froid s’accompagnant de perturbations neigeuses jusqu’en plaine. En fin de mois, des pics de très basses températures (jusque moins 11°C) sont enregistrés. Les températures moyennes mensuelles sont de 1,5 °C à plus de 3 °C sous la normale. Les cumuls de précipitations sont faibles, majoritairement inférieurs à 75 mm sur le bassin. Les cumuls les plus élevés (de 100 à 150 mm) se situent sur quelques secteurs des Alpes du nord, la zone littorale de l'Hérault et le Vallespir, au sud des Pyrénées Orientales. Toute la vallée du Rhône enregistre de très faibles cumuls (inférieurs à 30 mm). Fin février, l’enneigement sur les reliefs alpins est nettement excédentaire et même proche de records depuis 1959.

Le bilan pluviométrique mensuel est majoritairement déficitaire sur le bassin, jusque moins 3/4 des normales sur les reliefs de la Savoie et des Hautes Alpes ainsi que sur la vallée du Rhône. Les zones excédentaires, jusque plus du double des normales, se situent sur la frange littorale du Var (83), des Bouches du Rhône (13) et de l'Hérault (34) ainsi que la moitié ouest des Pyrénées orientales (66).

Le bilan pluviométrique depuis le 1er septembre 2017 reste majoritairement déficitaire (moins 25 à 50 %) sur la moitié sud du bassin. Sur la moitié nord, le bilan est majoritairement proche des normales à excédentaire sauf sur le Rhône (69) et l'Ain (01). Le cumul des pluies efficaces depuis le 1er septembre 2017 reste positif, supérieur à 100 mm sur l'ensemble du bassin.

Au 1er mars 2018 :

Les débits des cours d'eau sont en baisse au cours du mois et atteignent pour la majorité d'entre eux, des valeurs proches de leur moyenne mensuelle. Le débit de la Saône à la station de Couzon (en amont de la confluence avec le Rhône) est en baisse mais le débit moyen mensuel enregistré (1080m3/s) reste supérieur au débit moyen mensuel interannuel (710 m3/s).

Plusieurs cours d'eau de l'Ain (01), du Rhône (69), de l'Aude (11) et tous ceux de la région PACA enregistrent des débits inférieurs, voir très inférieurs à la moyenne mensuelle. L'issole (bassin versant de l'Argens) et le Coulon (bassin versant du Calavon) enregistrent même des écoulements minimums caractéristiques d'une période de retour très sèche de 50 ans.

Les débits du Rhône sont eux aussi à la baisse par rapport au mois de janvier pendant lequel ils ont été exceptionnellement élevés. Ils restent cependant supérieurs à la moyenne mensuelle interannuelle sur toutes les stations suivies.

La situation de la ressource en eau souterraine est satisfaisante pour une partie des nappes du bassin qui ont profité d’une faible recharge hivernale. La situation est plus délicate pour 52 % des nappes qui enregistrent encore des niveaux modérément bas à très bas.

Les nappes de l’axe rhodanien, dont les alluvions fluvio-glaciaires de la plaine de Bièvre-Liers-Valloire et les alluvions fluvio-glaciaires de l'est lyonnais, présentent des niveaux encore très bas (égaux ou inférieurs au décennal sec) pour la période. Cependant, la tendance est à la stabilité ou en hausse sensible en fin de mois.

En région PACA, les nappes ont connu une certaine stabilité piézométrique mais les niveaux moyens enregistrés demeurent en général modérément bas pour la fin de période de recharge. Seuls les niveaux des nappes de montagne sont légèrement supérieurs aux niveaux médians avec des tendances plutôt à la baisse (sauf en haute Durance). En région Occitanie, les niveaux sont en hausse quasi généralisée. Seule les aquifères de la plaine du Roussillon sont bas, en particulier dans les secteurs "bordure côtière nord et "Aspres-Réart encore très déficitaires.

Les taux de remplissage d'une partie des retenues du bassin sont satisfaisants (supérieurs à 50 %). Les réservoirs à vocation hydroélectrique des Alpes du nord, sur l'Isère, le Drac et l'Arve, sont en baisse par rapport au mois précédent : leurs taux de remplissage sont inférieurs à la normale. En région PACA, le remplissage reste très faible pour les retenues de Serre-Ponçon (17%) et Castillon (17%). Les aménagements hydroélectriques Durance-Verdon ont été mobilisés pour la période de grand froid. Une gestion pour favoriser le remplissage des retenues de tête sera progressivement adaptée au cours du mois de mars. Les retenues dans les Pyrénées Orientales (66) ont elles aussi des taux de remplissage bas (17 à 33%).

Les sols sont humides sur une grande partie du bassin en particulier sur le littoral Héraultais ou l'excédent atteint 60%. Cependant, sur le nord et le centre du bassin, les excédents diminuent. 3 grands secteurs centrés sur les Alpes du sud, les Bouches-du-Rhône (13) et la façade littorale des Pyrénées Orientales (66) présentent des sols asséchés à hauteur de moins 20% à 60%.

Bilan : les pluies et la neige tombée en abondance sur les reliefs jurassiens et alpins au cours du mois de janvier, ont permis d'amorcer une recharge efficace des ressources en eau superficielles du bassin excepté sur l'axe rhodanien et la bordure méditerranéenne des régions PACA et Occitanie. En février, la faiblesse des précipitations n'a pas permis d'améliorer la situation des cours d'eau en région PACA. Elle reste très inférieure à une situation normale de fin de période hivernale. Une vigilance particulière s'impose pour le début du printemps.

Depuis 3 mois, les niveaux des nappes d'eau souterraine sont bas sur plusieurs secteurs en vallée du Rhône, en région PACA et sur le Roussillon. Il reste à souhaiter que la recharge se poursuive en mars et avril, mais il est à craindre qu’elle soit insuffisante pour aborder sereinement le printemps et l'étiage 2018.

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Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

Manteau neigeux

 

Limitation des usages de l'eau :

En février, 2 arrêtés de limitation des usages de l'eau ont été pris sur les départements de l'Isère (38) et des Pyrénées Orientales (66).

  • depuis le 1er février 2018, les secteurs Agly-Bourdigou et nappe plioquaternaire de la plaine de Roussillon sont placées en situation d'alerte renforcée.
  • depuis le 26 février 2018, les eaux souterraines pour les bassins versants /Galaure-Drôme des Collines/ /Est-Lyonnais/ et /Quatre-Vallées-Bas Dauphiné-Sud-Grésivaudan/ sont placées en situation d'alerte. Les eaux souterraines pour le bassin versant Bièvre-Liers-Valloire restent placées en situation d'alerte renforcée.

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Janvier 2018 : recharge importante pour les eaux superficielles mais trop timide pour les eaux souterraines

(mis en ligne le 16 février 2018)

Janvier 2018 est marqué par une succession de passages perturbés très actifs, parfois tempétueux, dans une ambiance exceptionnellement douce. Les températures moyennes mensuelles sont au-dessus de la normale (de +2 à +6°C). Les cumuls de précipitations sont conséquents, majoritairement supérieurs à 75 mm sur le bassin. Ils sont supérieurs à 350 mm sur les reliefs des Vosges, du Haut-Jura au Bugey et sur les Alpes du nord. Les plus faibles cumuls (jusque 50 mm) sont enregistrés en région PACA et sur le Roussillon. Les chutes de neige sont très importantes sur les reliefs en particulier sur les Alpes du nord.

Le bilan pluviométrique mensuel est largement excédentaire jusque plus de 300 % des normales sur le Bugey, la Savoie et le littoral héraultais. Seuls 3 secteurs du littoral des Alpes maritimes (06), du Var (83) et des Pyrénées orientales (66) sont déficitaires jusque 50%.

Le bilan pluviométrique depuis le 1er septembre 2017 reste majoritairement déficitaire (de 25 à 50 %) sur la moitié sud du bassin mais le déficit est moins étendu et moins marqué, la zone déficitaire de plus de 50 % ayant quasiment disparu. Sur la moitié nord du bassin, le bilan est majoritairement proche des normales à excédentaire sauf sur le Rhône (69) et l'Ain (01). Le cumul des pluies efficaces depuis le 1er septembre 2017 est positif sur l'ensemble du bassin.

Au 1er février 2018 :

Les débits des cours d'eau sont en nette hausse : ils sont en majorité proches ou supérieurs à la moyenne mensuelle. Plusieurs cours d'eau en Franche-Comté et Rhône-Alpes présentent même des débits exceptionnellement élevés et caractéristiques d'une période de retour très humide de 50 ans (le Doubs, l'Ain, la Lanterne, la Savoureuse, l'Isère). Début février, les débits de l’Ain ont atteint des valeurs très élevées proches de la crue de février 1999 avec des apports importants venant de la Bienne. Le débit de la Saône est monté jusqu’à 2200 m³/s à la station de Couzon (en amont de la confluence avec le Rhône), débit proche de celui enregistré lors de la crue de novembre 2002. Le débit moyen mensuel enregistré à cette station est de 1500 m³/s soit 2 fois plus élevé que débit moyen mensuel interannuel (730 m3/s).

A l'inverse, certains cours d'eau en région PACA, sur l'Aude (09) et les Pyrénées Orientales (66) présentent encore des débits inférieurs, voir très inférieurs à la moyenne. L'issole, la Giscle, l'Argens, la Guisane (05) et l'Arc (13) enregistrent même des écoulements minimums caractéristiques d'une période de retour très sèche de 50 ans.

Les débits du Rhône ont été exceptionnellement bas pendant l’été 2017. La remontée spectaculaire des débits du Rhône depuis 2 mois, jusqu’à atteindre les plus hauts débits au mois de janvier 2018, est due notamment aux lâchers importants des services Industriels du canton de Genève à partir du barrage du Seujet. Toutes les stations, de l'amont à l'aval, enregistrent une hydraulicité 2 fois plus importante que la moyenne mensuelle interannuelle. Ainsi, les débits s'échelonnent du 1er au 4ème rang des débits les plus hauts depuis 98 ans !

La situation de la ressource en eau souterraine reste difficile pour 67 % des nappes suivies qui présentent encore des niveaux modérément bas à très bas. La tendance générale est cependant à la stabilisation ou à la hausse. Les nappes de l’axe rhodanien restent à des niveaux très bas (égaux ou inférieurs au décennal sec) et certaines sont toujours en baisse malgré la période hivernale de recharge (alluvions fluvio-glaciaires de la plaine de Bièvre-Liers-Valloire, alluvions fluvio-glaciaires de l'est lyonnais). En région PACA, les nappes alluviales et les réservoirs karstiques se rechargent partiellement mais les nappes côtières n'ont pas connu de remontée au cours du mois. En région Occitanie, les niveaux remontent par rapport au mois précédent. Seule la nappe pliocène supérieur du Roussillon reste à un niveau très bas.

Les niveaux des nappes actuellement en baisse sont caractéristiques des nappes en déséquilibre quantitatif dont les prélèvements sont supérieurs à la recharge et sur lesquelles les structures de gestion élaborent ou ont élaboré des plans de gestion quantitative de la ressource en eau (PGRE) pour tendre vers une gestion équilibrée et durable de ces ressources.

Les taux de remplissage des retenues sont globalement satisfaisants (supérieurs à 50 %). Les réservoirs à vocation hydroélectrique des Alpes du nord atteignent un remplissage supérieur à la normale. Le remplissage reste faible pour la retenue de Serre-Ponçon (45 %) en région PACA, de même pour les retenues de Puyvalador et Agly dans les Pyrénées orientales.

Les sols sont très humides sur une grande partie du bassin. L’indice d’humidité des sols est maintenant excédentaire de 10 % à 20 % sur le nord et le centre du bassin. Ceux du pourtour méditerranéen et des Alpes du sud restent toutefois majoritairement déficitaires jusque 50 % localement.

Bilan : les pluies et la neige tombée en abondance sur les reliefs jurassiens et alpins au cours du mois de janvier, ont permis d'amorcer une recharge efficace des ressources en eau superficielles du bassin excepté sur la bordure méditerranéenne des régions PACA et Occitanie.

Sur la moitié nord du bassin, les déficits cumulés en 2016 et 2017 sont résorbés. Les niveaux des nappes d'eau souterraine sont encore bas sur plusieurs secteurs en vallée du Rhône, en région PACA et sur le Roussillon. La recharge doit continuer impérativement en février, pour aborder sereinement le printemps 2018.

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Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

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Décembre 2017 : le déficit en eau important cumulé en 2017 sur le bassin se comble partiellement

(mis en ligne le 18 janvier 2018)

Au mois de décembre 2017, le froid alterne avec la douceur. Les températures sont très basses en début de mois, jusque -10°C. Les températures moyennes mensuelles sont conformes à la normale. La pluviométrie est plus conséquente que les mois précédents mais reste géographiquement contrastée. A l'ouest de la diagonale Mâcon-Toulon, les cumuls de précipitations sont faibles (inférieurs à 75mm). A l'inverse, ils sont élevés sur la façade est et le nord du bassin (supérieurs à 100mm). Ils atteignent même plus de 250mm sur les reliefs du Jura et des Alpes du Nord. Les chutes de neige sont conséquentes sur les reliefs en particulier de moyenne altitude.

Le bilan pluviométrique mensuel reste largement déficitaire (jusque moins 75% des normales) sur les secteurs peu arrosés au sud du bassin en particulier le Gard (30), l'Hérault (34) et les Pyrénées Orientales (66). Sur les autres secteurs, le bilan est proche de la normale à excédentaire, jusque 300 % des normales sur l'Ain, l'Isère et les Alpes du sud.

Le bilan pluviométrique depuis le 1er septembre 2017 reste encore déficitaire sur une grande partie du bassin mais les déficits se comblent en particulier sur la région PACA. Les déficits les plus marqués (moins 75 % des normales) se situent sur les départements du Gard et de l'Hérault. Sur les Vosges, le Jura et les Alpes du nord, ce bilan est proche de la normale. Le cumul des pluies efficaces depuis le 1er septembre 2017 est positif sur l'ensemble du bassin. Il reste cependant proche de zéro sur les secteurs peu arrosés du pourtour méditerranéen.

Au 1er janvier 2018 :

Avec l'arrivée des pluies, la situation des cours d'eau du bassin s'améliore. Les débits des cours d'eau alpins sont en nette hausse, ils sont proches ou supérieurs à la moyenne. Au nord du bassin, des crues sont survenues en fin de mois sur le Doubs amont, l'Ognon, la Loue, la Savoureuse. Le débit de la Saône (720 m3/s à la station de Couzon, confluence avec le Rhône) est élevé. Il est passé en dessus de la moyenne interannuelle (620 m3/s).

Au sud du bassin, la hausse des débits est plus limitée : 90% des stations de mesure enregistrent encore des débits inférieurs ou très inférieurs à la moyenne mensuelle interannuelle. Les écoulements minimums sont en majorité caractéristiques d'une période sèche (de 5 à 10 ans) ou très sèche (supérieure à 10 ans). La période de retour est même de 50 ans sur la Guisane (05), l’Issole (04-83), l'Arc (13) et la Giscle (83) en région PACA.

En décembre, les débits du Rhône sont, eux aussi, rapidement remontés. Toutes les stations, de l'amont jusqu’à Valence, enregistrent une hydraulicité bien au-dessus de la moyenne mensuelle interannuelle. Seule, la station aval de Beaucaire enregistre un débit légèrement inférieur à la moyenne mensuelle interannuelle.

La situation de la ressource en eau souterraine reste encore difficile : 61% des nappes principalement au centre et sud du bassin présentent des niveaux modérément bas à très bas. Seules les nappes alluviales de Franche-Comté continuent leur recharge. Les aquifères alluviaux et calcaires de Bourgogne se stabilisent mais sont encore bas, voire très bas (nappe libre de Dijon sud). Toutes les nappes à l’est de la région Auvergne-Rhône-Alpes restent à des niveaux bas ou très bas (alluvions de l'Isère, alluvions fluvio-glaciaire de la plaine de Bièvre-Liers-Valloire, alluvions fluvio-glaciaires de l'est lyonnais. En région PACA, au cours du mois de décembre, les niveaux des nappes commencent à évoluer à la hausse, essentiellement au nord et à l'est de cette région. En Occitanie, les niveaux des nappes restent bas mais se stabilisent par rapport au mois précédent.

Les taux de remplissage des retenues varient suivant les secteurs avec une tendance générale à la hausse. Ils restent faibles pour les retenues de Serre-Ponçon (44%) et Saint-Cassien (25%) en région PACA. Les réservoirs à vocation hydroélectrique des Alpes du nord ont aussi, comme le mois précédent, un remplissage inférieur au quinquenal. Les volumes utilisables du canal de Bourgogne et du canal du centre varient autour de 50% sauf ceux du canal de Chazilly qui restent faibles (24%).

L’assèchement des sols superficiels continue à être marqué sur la vallée du Rhône, sur le sud ouest de la région PACA, sur les Hautes-Alpes (05) et sur la façade méditerranéenne de la région Occitanie. Les déficits sont encore importants sur ces secteurs (de 40% à 80 %). Sur le nord du bassin, le Jura et les Alpes du nord, les sols retrouvent des excédents d'humidité (de 10 à 30%).

Le manque de précipitations entraîne des niveaux d'écoulement des eaux superficielles défavorables à la préservation des écosystèmes aquatiques et des espèces qui en dépendent. Une campagne complémentaire exceptionnelle du réseau ONDE (observatoire national des étiages) a été effectuée au mois de décembre sur 3 départements en situation difficile (Isère, Drôme et Ardèche). Les écoulements redeviennent progressivement acceptables mais restent faibles pour la saison : 1/3 des stations de la Drôme sont encore en écoulement insuffisant. Dans l'ensemble, l'étiage se termine sur le bassin : on observe un retour à un taux d’écoulement minimum sur l’ensemble des départements. Les observations du réseau ONDE sont suspendues et reprendront au mois de mai 2018.

Bilan : l'arrivée des pluies et de la neige au nord et sur l’ensemble de la façade est, du Jura aux Alpes du sud, ne sont pas suffisantes pour combler les déficits en eau cumulés en 2016 et 2017 sur la majorité des cours d’eau et des nappes d'eau souterraine du bassin Rhône-Méditerranée. Même si les indicateurs hydrologiques remontent, ils sont encore bas sur plusieurs secteurs en vallée du Rhône et au sud du bassin. Des limites historiques basses sont à nouveau atteintes ou dépassées.

L'étiage 2017, se termine au nord du bassin et se prolonge au sud où la situation de la ressource en eau reste précaire. La recharge doit s'amorcer impérativement en janvier et février, pour aborder sereinement le printemps 2018.

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Pluviométrie

Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

Manteau neigeux

Réseau ONDE

Limitation des usages de l'eau : situation au 10 janvier 2018

Au cours de l'été 2017, tous les départements du bassin, sauf la Haute-Savoie (74), ont pris des mesures de restriction des usages de l'eau. A l'automne, compte tenu de la pluviométrie très déficitaire sur le bassin, plusieurs départements ont renforcé les mesures prises. Fin novembre, 7 départements maintenaient leurs mesures de restriction en vigueur et les prolongeaient exceptionnellement jusque fin décembre.

Au 10 janvier 2018, 3 départements [Isère (38), Lozère (48) et Pyrénées Orientales (66)] ont encore des mesures de limitation des usages de l'eau en vigueur.

Situation au 10 janvier 2018 - Tableau de bord et cartes de suivi des arrêtés départementaux (format PDF)

Les arrêtés préfectoraux à consulter sur le site PROPLUVIA

Novembre 2017 : la sécheresse se prolonge à l’automne sur le bassin sauf en Franche-Comté

(mis en ligne le 14 décembre 2017)

Au mois de novembre 2017, le froid arrive. Les températures moyennes mensuelles sont conformes ou inférieures à la normale jusque 1,5°C. La pluviométrie est géographiquement contrastée. Les cumuls de précipitations sont quasi nuls (inférieurs à 5mm) sur une large bande littorale en Occitanie, de Montpellier à Perpignan. Ils sont faibles (de 20 à 50 mm) sur la région PACA et quelques secteurs en Occitanie. Le reste du bassin enregistre des cumuls qui s'échelonnent de 50 mm à plus de 200 mm sur les reliefs des Vosges, du Jura, des Alpes du Nord et des Cévennes. Les premières précipitations neigeuses tombent en fin de mois sur les reliefs mais aussi jusqu'en plaine.

Le bilan pluviométrique mensuel est déficitaire (10% à 75%) sur presque toute la moitié sud du bassin. Les déficits atteignent plus de 75% dans la région de Béziers (34), la moité est de l'Aude et la majeure partie des Pyrénées Orientales. Sur la moitié nord du bassin, ce bilan est proche de la normale à excédentaire jusque 200% en Franche-Comté. Les pluies efficaces mensuelles sont majoritairement positives sur le bassin (de 5 à 200 mm). Seule la bande littorale de Montpellier à Perpignan, enregistre des déficits de pluies efficaces jusqu'à -25 mm.

Le bilan pluviométrique depuis le 1er septembre 2017 est encore déficitaire sur l'ensemble du bassin. Les déficits les plus marqués (moins 75% des normales) se situe sur la région PACA, une partie des départements du Gard et de l'Hérault. Sur les autres secteurs, ils s'échelonnent entre 25% et 75% des normales. La Franche-Comté présente les déficits les plus faibles (jusque 25% des normales). Le cumul des pluies efficaces depuis le 1er septembre 2017 est proche de zéro (de -50 mm à +50 mm) sur la Saône-et-Loire (71), le Rhône (69) et la moitié sud du bassin à l'exception des Cévennes. Sur le reste du bassin, ces cumuls s'échelonnent de 50 à 400 mm.

Au 1er décembre 2017 :

L'étiage se poursuit sur la grande majorité des cours d'eau du bassin à l'exception de ceux de la Franche-Comté. En novembre, 85% des stations de mesure enregistrent encore des débits inférieurs ou très inférieurs à la moyenne mensuelle interannuelle. Les écoulements minimums sont en majorité caractéristiques d'une période sèche (de 5 à 10 ans) ou très sèche (supérieure à 10 ans). La période de retour est même de 50 ans sur la Guisane (05), l’Issole (04-83), l'Esteron (06), le Caramy (83), le Coulon-Calavon (84) et la Giscle (83) en région PACA. Le Roubion à la station de Soyans (26) est encore en assec. En Franche-Comté, la plupart des cours d'eau sorte de l'étiage et leurs débits se placent au-dessus des valeurs d'alerte ou de vigilance. Le débit de la Saône (250 m3/s à la station de Couzon, confluence avec le Rhône) est en hausse mais il reste cependant bien en dessous de la moyenne interannuelle (510 m3/s).

En novembre, les débits du Rhône remontent. Cependant, toutes les stations, de l'amont à l'aval, enregistrent une hydraulicité encore en dessous de la moyenne mensuelle interannuelle.

La situation de la ressource en eau souterraine est elle aussi difficile : 87% des nappes présentent des niveaux modérément bas à très bas. Une stabilisation ou une légère hausse est enregistrée sur les nappes des secteurs ayant reçus des précipitations durant les mois précédents. Pour les autres secteurs, les niveaux sont en dessous des normales de saison.

Au nord du bassin, la recharge s'amorce sur les nappes alluviales de Franche-Comté. En revanche, les aquifères alluviaux et calcaires de Bourgogne sont encore bas, voire très bas (nappe de Dijon sud et nappe du val de Saône). Seuls les alluvions profondes de la Tille gardent un niveau élevé. Toutes les nappes à l’est de la région Auvergne-Rhône-Alpes restent à des niveaux bas ou très bas malgré une légère hausse enregistrée en cours du mois (alluvions de l'Isère, alluvions fluvio-glaciaire de la plaine de Bièvre-Liers-Valloire, alluvions fluvio-glaciaires de l'est lyonnais (Meyzieux), nappe pliocène du Val de Saône).

En région PACA, l’étiage se poursuit, dans de sévères conditions, en particulier pour plusieurs nappes alluviales qui enregistrent les niveaux les plus bas mesurés (nappe des Sorgues ou du Rhône en amont d'Avignon, alluvions de la Durance moyenne, alluvions de la Siagne, nappe du Drac amont). Les ressources karstiques montrent des courbes de tarissement drastiques. En Occitanie, la situation s'améliore sur les karsts nîmois et montpelliérains ainsi que les alluvions de l'Hérault, de l'Orb et de l'Aude.

Les taux de remplissage des retenues sont majoritairement faibles (inférieurs à 50%) en conséquence de leurs modalités de gestion des usages de l'eau sur les secteurs aval depuis le mois de juin. Seules les retenues de Castillon et Sainte-Croix en région PACA ainsi que la retenue de Vouglans dans l'Ain (01) présentent des taux de remplissage supérieurs à 50%. Les réservoirs à vocation hydroélectrique des Alpes du nord sont plus hauts que le mois précédent (remplissage inférieur au quinquenal). Les volumes utilisables du canal de Bourgogne (15%) et du canal du centre (36%) restent faibles.

L’assèchement des sols superficiels continue à être très marqué sur la vallée du Rhône, sur la région PACA et sur plusieurs secteurs en Occitanie. Les déficits sont très importants sur ces secteurs (supérieurs à 70 %). Sur la façade nord-ouest du bassin, on enregistre une légère amélioration malgré la persistance des déficits (de 30 à 60%). Des excédents apparaissent en Franche-Comté (jusque 20%).

Le manque de précipitations entraîne des niveaux d'écoulement défavorables à la préservation des écosystèmes aquatiques et des espèces qui en dépendent. Une campagne complémentaire exceptionnelle du réseau ONDE a été effectuée au mois de novembre sur 9 départements en situation difficile (Ain, Isère, Drôme, Ardèche, Alpes maritimes, Gard, Lozère, Vaucluse, Aude). Les valeurs des indices ONDE sont remontées mais l'étiage reste sévère : environ 80% des stations d'observation sont toujours en écoulement visible faible ou en assec.

 

Bilan : l'étiage 2017, particulièrement sévère, se prolonge sur la majeure partie du bassin. Même si les indicateurs hydrologiques remontent, ils sont encore en grande majorité au plus bas et plusieurs limites historiques basses sont atteintes ou dépassées. La situation de la ressource en eau reste très critique sur plusieurs secteurs, en particulier de la région PACA. Seule la Franche-Comté amorce un début d'amélioration. Cette situation exceptionnelle de sécheresse automnale sur 9 départements du bassin reste très critique pour les écosystèmes aquatiques et leur biodiversité. Les précipitations arrivées fin novembre, dont notamment les précipitations neigeuses, devraient soulager la situation sur une partie du bassin.

(Ci dessous liens vers les cartes et tableaux de données)

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Pluviométrie

Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

 

 

Réseau ONDE

Limitation des usages de l'eau : situation au 10 décembre 2017

Au cours de l'été 2017, tous les départements du bassin, sauf la Haute-Savoie (74), ont pris des mesures de restriction des usages de l'eau. A l'automne, compte tenu de la pluviométrie très déficitaire sur le bassin, plusieurs départements ont renforcé les mesures prises. Fin novembre, 7 départements maintiennent leurs mesures de restriction en vigueur et les prolongent exceptionnellement jusque fin décembre.

Ainsi au 10 décembre 2017 :

  • Le niveau d'alerte est en vigueur sur plusieurs secteurs des Alpes maritimes (06), de l'Isère (38) et de la Lozère (48),
  • Le niveau d'alerte renforcée est atteint à nouveau, depuis le 13 novembre, sur le département de la Drôme (26) et il est prolongé sur plusieurs secteurs du Vaucluse (84), du Gard (30), de l'Isère (38), des Pyrénées Orientales (66) et des Alpes maritimes (06).
  • Le niveau de crise est maintenu sur les bassins versants de la Roya, de la Bévera et du Loup dans les Alpes maritimes (06).

En novembre, les levées des mesures sont effectives sur l'Ardèche (07) depuis le 9 novembre, la Côte d'Or (21) depuis le 17 novembre, le Doubs (25) depuis le 21 novembre, la Loire (42) depuis le 30 novembre, le Var (83) depuis le 15 novembre et la Haute Saône (70) depuis le 1er décembre.

Situation au 10 décembre 2017 - Tableau de bord et cartes de suivi des arrêtés départementaux (format PDF)

Les arrêtés préfectoraux à consulter sur le site PROPLUVIA

Octobre 2017 : les indicateurs hydrologiques sont au plus bas

(mis en ligne le 17 novembre 2017)

Au mois d'octobre 2017, les températures sont à nouveau plus douces. Les moyennes mensuelles sont supérieures à la normale de 1°C jusque 2,5°C localement. Les cumuls de précipitations du mois d’octobre 2017 sont quasi nuls (inférieurs à 5 mm) sur toute la région PACA et quelques secteurs sur les départements du Rhône (69), de la Loire (42), de la Drôme (26), de l’Ardèche (07) et du Gard (30). Ils sont faibles sur le reste du bassin (en majorité inférieurs à 50 mm) à l’exception de l'extrême nord du bassin et des Cévennes. Ces deux derniers secteurs enregistrent des cumuls compris entre 100 et 150 mm.

Le bilan pluviométrique mensuel est très déficitaire de 50 % à 75 % sur tout le bassin. Seuls quelques secteurs de l'Hérault (34), de l'Aude (11) et des Pyrénées Orientales présentent un bilan proche de la normale. Les pluies efficaces mensuelles sont majoritairement négatives (comprise entre 0 et -25mm).

Le bilan pluviométrique depuis le 1er septembre 2017 est fortement déficitaire sur l'ensemble du bassin. En ce début d’année hydrologique 2017-2018 (1er sept 2017 au 1er sept 2018), toute la région PACA, les départements de la Drôme, de l'Ardèche, du Gard, une partie de l'Hérault et de la Lozère enregistrent les déficits les plus marqués (moins de 75% des normales). Les déficits sur les autres secteurs du bassin s'échelonnent entre moins 25% et 75% des normales.

Le cumul des pluies efficaces de l'année hydrologique est proche de zéro (de +50 mm à -50 mm) sur l’ensemble du bassin sauf sur les reliefs nord alpins, le Jura, les Vosges ainsi que les Cévennes où il atteint 100 ou 200 mm.

Au 1er novembre 2017 :

L'étiage des cours d'eau se poursuit au cours du mois d'octobre : 98% des stations de mesure enregistrent des débits inférieurs ou très inférieurs à la moyenne mensuelle interannuelle. Les écoulements minimums sont en majorité caractéristiques d'une période sèche de 2 à 5 ans ou de 5 à 10 ans. La période de retour est même de 50 ans sur l’Issole (83), le Coulon-Calavon (04) et la Giscle (83) en région PACA. La Chalaronne à la station Villars-les-Dombes (01), le Roubion à la station de Soyans (26) et le Gardon d'Alès à la station d'Alès (30) sont en assec. Les débits de la Saône sont en légère hausse depuis le début du mois. A la confluence avec le Rhône (station de Couzon), son débit est classé au 8ème rang des mois d'octobre depuis 96 ans (1920 à 2016).

En octobre, les débits du Rhône continuent à baisser pour atteindre des niveaux les plus bas connus en ce début d'automne depuis 96 ans. Toutes les stations, de l'amont à l'aval, enregistrent une hydraulicité encore bien en dessous de la moyenne mensuelle interannuelle. A la station de Valence, le débit de 390 m³/s est le plus faible enregistré pour un mois d'octobre sur la période 1920 à 2016.

La situation des nappes d'eau souterraine continue à se dégrader : 84 % d’entre elles présentent des niveaux modérément bas à très bas. En fin de mois, la tendance générale est encore à la baisse.

Au nord du bassin, les niveaux restent très bas pour la nappe libre de Dijon sud. Les nappes des alluvions fluvio-glaciaires en Plaine de Bièvre-Liers-Valloire évoluent en dessous des références décennales sèches et sont partout proches ou en dessous des minimas historiques. Les nappes des couloirs d'alluvions fluvio-glaciaires de l'est lyonnais sont basses. Celles du couloir de Meyzieu enregistrent une légère remontée en conséquence de l'arrêt des prélèvements agricoles.

Les nappes d'eau souterraines de la région PACA ressentent fortement l'absence de précipitation qui perdure depuis plusieurs mois. La baisse est générale dans les nappes alluviales, en particulier dans le secteur des Alpes du sud. La nappe alluviale du Drac subit le plus spectaculairement l'absence de précipitation. Elle enregistre une baisse d'environ 1 cm par jour au cours du mois d'octobre. De même en Occitanie, les niveaux piézométriques sont bas sur les karsts nîmois et Montpelliérains et les alluvions de l'Aude.

Les taux de remplissage des retenues sont majoritairement faibles (inférieurs à 50%) en conséquence de leurs modalités de gestion des usages de l'eau sur les secteurs aval depuis le mois de juin. Seules les retenues de Serre-Ponçon, Castillon et Sainte-Croix en région PACA présentent des taux de remplissage supérieurs à 50%. Les réservoirs à vocation hydroélectrique des Alpes du nord sont au plus bas (remplissage inférieur au décennal). Les volumes utilisables du canal de Bourgogne (6%) et du canal du centre (3%) sont aussi très faibles, ce qui entraîne des difficultés de navigation. Depuis le 1er octobre, la réserve sécurisée stockée dans le barrage de Serre Ponçon n'est plus utilisable. Les prélèvements se font dorénavant sur le débit naturel reconstitué de la Durance. Afin de limiter les débits prélevés dans la Durance, des mesures de restriction complémentaires sont prises sur les canaux pour réduire leurs prélèvements à 50% de la dotation.

L’assèchement des sols superficiels s'intensifie encore au cours du mois sur l'ensemble du bassin. Les déficits sont très importants (supérieurs à 70 %) sur la façade nord-ouest du bassin, sur la vallée du Rhône, sur la région PACA et plusieurs secteurs en Occitanie.

Le manque de précipitations entraîne des niveaux d'écoulement défavorables aux milieux aquatiques et aux espèces qui en dépendent. Une campagne complémentaire du réseau ONDE a été effectuée au mois d'octobre sur 15 départements en situation difficile : 22% des stations sont en assec et 7% ne présente pas d'écoulement visible. Sur les cours d’eau encore en eau, on observe des colmatages du substrat liés à la dégradation des développements algaux de cet été associés à une absence de coup d’eau. Habituellement, les hausses de débits du mois d’octobre contribuent à «nettoyer» les fonds avant la période de fraie des salmonidés. Ce phénomène très limité cette année et la chute des feuilles sur les milieux présentant un faible écoulement crée des conditions peu favorables à la fraie.

Bilan : L'étiage 2017 est particulièrement sévère et se prolonge depuis le mois de septembre sur l'ensemble du bassin. Les indicateurs hydrologiques sont en grande majorité au plus bas et plusieurs limites historiques basses sont atteintes ou dépassées. La situation de la ressource en eau devient très critique sur plusieurs secteurs, en particulier de la région PACA. Cette situation exceptionnelle de sécheresse automnale est aussi très critique pour les écosystèmes aquatiques et leur biodiversité. Il faudra des précipitations dans les mois à venir pour amorcer une recharge efficace et combler les déficits très importants en ce début d'automne.

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Pluviométrie

Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

 

 

Réseau ONDE

Limitation des usages de l'eau : situation au 10 novembre 2017

Au cours de l'été, tous les départements du bassin, sauf la Haute-Savoie (74), ont pris des mesures de restriction des usages de l'eau. En septembre, la prolongation de l'étiage sur le bassin a conduit plusieurs départements à renforcer les mesures en vigueur. Ces mesures ont été reconduites ou renforcées en octobre ou début novembre sur 12 départements du nord au sud du bassin.

Ainsi au 10 novembre 2017 :

  • Le niveau d'alerte est encore en vigueur sur 3 départements : Doubs (25), Haute-Saône (70), Loire (42),
  • Le niveau d'alerte renforcée est atteint sur 4 départements : Isère (38), Var (83), Vaucluse (84), les Pyrénées Orientales (66),
  • Le niveau de crise est atteint sur 4 départements :
    • la Côte d'Or (21) : BV Biètre depuis le 24 août,
    • les Alpes maritimes (06) : BV de la Roya, de la Bévera et du Loup depuis le 31 octobre,
    • le Gard (30) : BV des Gardons depuis le 7 septembre prolongé le 31 octobre ainsi que les BV de la Cèze, du Vidourle et la nappe des calcaires urgoniens depuis le 27 septembre prolongé le 31 octobre,
    • la Lozère (48) : bassin du Chassezac depuis le 25 août prolongé le 17 octobre.

Les levées des mesures sont effectives sur les 13 autres départements.

Situation au 10 novembre 2017 - Tableau de bord et cartes de suivi des arrêtés départementaux (format PDF)

Les arrêtés préfectoraux à consulter sur le site PROPLUVIA

Septembre 2017 : l'étiage très sévère se poursuit au cours du mois

(mis en ligne le 13 octobre 2017)

Au mois de septembre 2017, les températures sont fraîches. Les moyennes mensuelles sont inférieures à la normale de 1°C jusque 3°C localement. Sur la moitié nord du bassin, les cumuls de précipitations sont modérés sur les reliefs et ils sont faibles (de 30 à 75 mm) sur les secteurs de plaine. Sur la moitié sud du bassin, les cumuls sont tous inférieurs à 50 mm sauf sur les reliefs pyrénéens.

Le bilan pluviométrique mensuel est ainsi majoritairement déficitaire sur le bassin sauf au nord, sur une partie de la Franche-Comté et des Vosges qui présentent un bilan proche de la normale ou légèrement excédentaire. Les déficits les plus importants (moins du quart des précipitations) se situent sur un large secteur au sud du bassin (l'ouest de la région PACA, la vallée du Rhône de la hauteur de Lyon à l'embouchure, ainsi que les départements du Gard, de l'Hérault et une partie de la Lozère).

Le cumul des pluies efficaces de l'année hydrologique est proche de zéro (de +25 mm à -25 mm) sur l’ensemble du bassin sauf sur les reliefs nord alpins et pyrénéens ainsi que les Vosges et la Franche-Comté où ils atteignent +75 mm.

Au 1er octobre 2017 :

Les cours d'eau enregistrent un étiage très sévère : 95% d'entre-eux présentent des débits inférieurs à la moyenne mensuelle interannuelle. Les écoulements minimums sont en majorité caractéristiques d'une période sèche de 2 à 5 ans ou de 5 à 10 ans. La période de retour est de 50 ans sur quelques cours d’eau de la région PACA (l’Argens, le Calavon, la Giscle). Les débits de la Saône sont très bas. A la confluence (station de Couzon), ils sont classés au 3ème rang depuis 97 ans (1920 à 2016).

En septembre, les débits du Rhône continuent à baisser pour atteindre des niveaux extrêmement bas pour cette fin de période estivale. Toutes les stations, de l'amont à l'aval, enregistrent une hydraulicité encore bien en dessous de la moyenne mensuelle interannuelle. Le classement des débits moyens mensuels s'échelonne du 3éme au 11ème rang sur la période 1920 à 2016.

La situation des nappes d'eau souterraine reste tendue : 78 % d’entre elles présentent des niveaux modérément bas à très bas. En fin de mois, la tendance générale est encore à la baisse. Au nord du bassin, la dégradation des niveaux se poursuit malgré les épisodes pluvieux du mois de septembre. Les niveaux sont généralement bas, voire très bas comme pour la nappe libre de Dijon sud ou les nappes des alluvions fluvio-glaciaires en Plaine de Bièvre-Liers-Valloire qui évoluent en dessous des références décennales sèches et sont partout proches ou en dessous des minimas historiques. Les nappes des couloirs d'alluvions fluvio-glaciaires de l'est lyonnais restent modérément basses. Celle du couloir de Meyzieu amorce une hausse en conséquence de l'arrêt des prélèvements agricoles. Sur la moitié sud, la situation des nappes est plus hétérogène. Pour environ 60% d'entre-elles, l'étiage n'est pas encore terminé. Les niveaux sont encore très bas en particulier, les nappes alluviales de la Bléone et du Drac en région PACA ainsi que les alluvions de l'Orb, de l'Aude et les karsts nîmois en Occitanie. Les aquifères plio-quaternaire sont proches des moyennes, excepté dans les secteurs « bordure côtière Nord » et « Aspres-Réart » du pliocène qui restent très déficitaires.

Les taux de remplissage des retenues sont majoritairement faibles en conséquence des soutiens d'étiage importants depuis 3 mois. Seule, la retenue de Castillon présente un taux de remplissage supérieur à 75%. Toutes les autres ont des taux compris entre 73% (Serre-Ponçon) et 21% (soutien d'étiage du Chassezac). Les réservoirs à vocation hydroélectrique des Alpes du nord sont encore très bas, inférieur au décennal. Les volumes utilisables du canal de Bourgogne (21%) et du canal du centre (11%) sont très faibles entraînant des difficultés de navigation.

Depuis le 1er octobre, la réserve sécurisée stockée dans le barrage de Serre-Ponçon n'est plus utilisable.

L’assèchement des sols superficiels s'amplifie au cours du mois sur les secteurs sud de la Bourgogne, le mâconnais et le lyonnais ainsi que sur toute la moitié sud du bassin sauf à l'extrême sud, le secteur des Pyrénées Orientales. La Drôme, l'Ardèche, la région PACA, le Gard (30), l'Hérault (34) et l'Aude (11) présentent plusieurs secteurs dont les sols sont asséchés de manière très marquée (déficits supérieurs à 80 %). A l'inverse, les secteurs de reliefs des Vosges, du Jura et des Alpes du nord présentent des indices d'humidité proche de la saturation (80 à 90%).

Les épisodes pluvieux du mois ont eu quelques effets significatifs sur les écoulements des cours d'eau de la moitié nord du bassin : 7 départements présentent des niveaux d'écoulement satisfaisants (Indice ONDE compris entre 8 et 10). Les départements du Rhône et de la Loire voient leur indice ONDE remonter. Les indices des autres départements, la Drôme (26), l'Ardèche (07), l'Isère (38) et l'Ain (01), restent à des valeurs historiquement basses. Sur le secteur Rhône amont, 27% des stations du réseau ONDE restent en assec et 8% ne présentent pas d'écoulement visible. L'absence de débit suffisant entraîne le développement algal (naturel et/ou amplifié par les fortes températures) et rend les milieux aquatiques très sensibles aux rejets. De plus, l’assèchement d’un certain nombre de tronçons impacte fortement l’habitat des cours d’eau. Ainsi, quelques mortalités piscicoles ont été constatées et la situation devient particulièrement tendue à l’approche de la période de reproduction de la truite fario, espèce principale de nombreuses rivières.

Sur la moitié sud du bassin, tous les départements sauf les Hautes-Alpes (05), les Bouches du Rhône (13) et les Pyrénées orientales (66) présentent un indice ONDE inférieur à 7. Les départements du Gard (30), Vaucluse (84), et du Var (83) enregistrent même des indices faibles, inférieurs à 5. Sur le secteur Rhône aval et côtiers méditerranéens, 44% des stations du réseau ONDE restent en assec et 9% ne présentent pas d'écoulement visible. La situation des milieux aquatiques reste particulièrement préoccupante. Si la situation venait à perdurer, la reproduction de la truite fario pourrait être perturbée avec des zones de frayères non accessibles car toujours en assec.

Bilan : l'étiage 2017 est particulièrement sévère et se prolonge au cours du mois de septembre. Sur la moitié nord du bassin, les indicateurs hydrologiques sont encore bas sur les secteurs de plaine. Sur la moitié sud du bassin, les précipitations du mois de septembre ont été largement insuffisantes pour rehausser les débits des cours d'eau et les niveaux des nappes malgré une baisse significative des prélèvements agricoles ou pour l’eau potable. Les indicateurs sont au plus bas sur de nombreux secteurs et la situation des milieux aquatiques est critique sur plusieurs cours d'eau.

Dans les mois à venir, la baisse des températures, l'arrivée des pluies ainsi que la baisse des prélèvements agricoles devront combler une partie des déficits très importants.

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Pluviométrie

Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

 

 

Réseau ONDE

Limitation des usages de l'eau : situation au 10 octobre 2017

En août, tous les départements du bassin, sauf la Haute-Savoie (74), avaient pris des mesures de restriction des usages de l'eau. Au cours du mois de septembre, la prolongation de l'étiage sur le bassin a conduit l'Isère (38) - les Alpes de Haute-provence (04) - les Hautes Alpes (05) - le Vaucluse (84) - l'Aude (11) - le Gard (30) - l'Hérault (34) et la Lozère (48) à renforcer les mesures déjà en vigueur.

Les levées des mesures sont effectives depuis le 30 septembre 2017 :

  • en région Bourgogne-Franche Comté : sur tous les départements sauf la Côte d'Or (21) et le Jura (39),
  • en région Auvergne Rhône-Alpes : sur l'Ain (01), la Drôme (26), la Loire (42) et la Savoie (73)
  • en PACA : sur les Hautes-Alpes (05)
  • en Occitanie : sur les Pyrénées Orientales (66)

En septembre, des problèmes d'approvisionnement (exceptionnelles) pour l'eau potable ont été rencontrés sur le secteur de Pontarlier (Doubs - 25)

Depuis le 1er octobre, la réserve sécurisée stockée dans le barrage de Serre Ponçon n'est plus utilisable. Les prélèvements se font dorénavant sur le débit naturel reconstitué de la Durance. Afin de limiter les débits prélevés dans la Durance, des mesures de restriction complémentaires sont prises sur les canaux pour réduire leurs prélèvements à 50% de la dotation.

Situation au 10 octobre 2017 - Tableau de bord et cartes de suivi des arrêtés départementaux (format PDF)

Les arrêtés préfectoraux à consulter sur le site PROPLUVIA

Année hydrologique 2016-2017 : recharge hivernale faible, étiage précoce qui s'intensifie en juin

Les bulletins de sept 2016 à août 2017 :Les bulletins mensuels de septembre 2016 à août 2017

 

Bilan de l'année hydrologique 2016-2017 :

Le bilan pluviométrique du 1er septembre 2016 au 31 août 2017 est majoritairement déficitaire sur le bassin. Les secteurs les plus déficitaires (jusque moins 50% des normales) sont répartis sur la Haute Saône (70), le territoire de Belfort (90), une partie du Doubs (25), de l'Ain (01), de l'Aude (11) ainsi que sur une petite bande du littoral varois (83) et autour de Nice (06). Ce bilan est proche de la normale à faiblement excédentaire sur plusieurs secteurs de la moitié sud du bassin. Les excédents atteignent plus 25% des normales sur des secteurs en Savoie (73) et dans les Hautes Alpes ainsi que le secteur ouest de l'Hérault (34).

Les pluies efficaces (*) cumulées depuis le 1er septembre 2016 sont excédentaires sur l’ensemble du bassin. Les plus faibles cumuls (de 0 à 50 mm) se situent sur les Bouches-du-Rhône (13) et la moitié ouest de l'Aude (11).

(*) pluies efficaces = pluies - évapo-transpiration-réelle (ETR)

Rapport à la normale des précipitations
de septembre 2016 à août 2017

Cumul des pluies efficaces
de septembre 2016 à août 2017

 

Bilan hydrologique 2016-2017

 

Bilan hydrologique 2016-2017 (Délégation de bassin Rhône-Méditerranée - sept. 2017) (Format PDF)

 

 

 

Année hydrologique 2015-2016 : bilan pluviométrique déficitaire au sud et excédentaire au nord

Les bulletins mensuels à consulter :Consulter les bulletins mensuels de septembre 2015 à août 2016

 

Bilan pluviométrique de l'année hydrologique 2015-2016 :

Le bilan pluviométrique de l’année hydrologique 2015-2016 est proche de la normale à excédentaire sur la moitié nord du bassin. Les excédents jusqu’à 125%, se trouvent principalement en Bourgogne-Franche-Comté et sur la Savoie. A l'inverse, les cumuls de précipitations sont majoritairement déficitaires sur la moitié sud du bassin. Les déficits les plus marqués, de 25% à 50%, se situent sur les départements du pourtour méditerranéen, du Var au Pyrénées Orientales.

Les pluies efficaces (*) cumulées depuis le 1er septembre 2015 sont majoritairement positives sur le bassin (supérieures à 200 millimètres). Les valeurs dépassent même 1250 millimètres sur une partie des Alpes du nord et du Jura. Les cumuls les plus faibles (inférieurs à 100 millimètres) se situent sur les départements du pourtour méditerranéen, du Var au Pyrénées Orientales.

(*) pluies efficaces = pluies - évapo-transpiration-réelle (ETR)

Rapport à la normale des précipitations
de septembre 2015 à août 2016

Cumul des pluies efficaces
de septembre 2015 à août 2016

 

Année hydrologique 2014-2015 : bilan pluviométrique excédentaire au sud et déficitaire au nord

Les bulletins mensuels à consulter :Consulter les bulletins mensuels de septembre 2014 à août 2015

 

Bilan pluviométrique de l'année hydrologique 2014-2015 :

Le bilan pluviométrique de l’année hydrologique 2014-2015 est proche de la normale à légèrement déficitaire sur la moitié nord du bassin, sur les Alpes et sur l’Aude. Des excédents, jusqu’à 150%, se trouvent sur la vallée du Rhône et le pourtour méditerranéen.

Les cumuls de pluies efficaces depuis le 1er septembre 2014 sont positifs sur l'ensemble du bassin. Ils restent même majoritairement supérieurs à 300 millimètres. Les valeurs dépassent 1250 millimètres essentiellement à l'est des Alpes du nord et sur les Cévennes. Les bilans sont plus faibles (de 0 à 100 millimètres) dans l'Aude et les Pyrénées Orientales.

Nota : pluies efficaces = pluie - évapo-transpiration-réelle (ETR)

Rapport à la normale des précipitations
de septembre 2014 à août 2015

Cumul des pluies efficaces
de septembre 2014 à août 2015

 

Année hydrologique 2013-2014 : bilan pluviométrique favorable pour la ressource en eau sauf en LR

Les bulletins mensuels à consulter :Consulter les bulletins mensuels de septembre 2013 à août 2014

 

Bilan pluviométrique de l'année hydrologique 2013-2014 :

Depuis le 1er septembre 2013, le cumul des pluies est proche de la normale ou excédentaire sur la majeure partie du bassin. Le surplus s’échelonne de 10% à 50%. Les excédents les plus marqués, entre 25% et 50%, se localisent principalement en Rhône-Alpes et sur la zone littorale de PACA. Les zones déficitaires de 0 à 50 % se localisent dans l’Hérault, la moitié est de l’Aude et les 2/3 est des Pyrénées Orientales.

Les cumuls de pluies efficaces (pluie - évapo-transpiration-réelle (ETR)) depuis le 1er septembre 2013 sont positifs sur l'ensemble du bassin. Ils restent même majoritairement supérieurs à 300 millimètres. Les valeurs dépassent 1250 millimètres essentiellement du Haut-Jura au Bugey, sur une part des Alpes du nord, et plus localement dans les Vosges et le Vivarais cévenol. Les bilans sont plus faibles (de 0 à 100 millimètres) , dans l’Hérault, la moitié est de l'Aude et des Pyrénées Orientales.

Nota : pluies efficaces = pluie - évapo-transpiration-réelle (ETR)

Rapport à la normale des précipitations
de septembre 2013 à août 2014

Cumul des pluies efficaces
de septembre 2013 à août 2014

 

Année hydrologique 2012-2013 : bilan pluviométrique très favorable pour la ressource en eau

Les bulletins mensuels à consulter :Consulter les bulletins mensuels de septembre 2012 à août 2013

 

Bilan pluviométrique de l'année hydrologique 2012-2013:

Le bilan pluviométrique de la saison hydrologique 2012-2013 est majoritairement excédentaire. Il affiche des rapports à la normale compris entre 110% et 150% sur les régions nord du bassin, la région Rhône-Alpes et la région PACA. En région Languedoc-Roussillon, les rapports à la normale sont plus faibles, compris entre 90 et 110%.

Le cumul des pluies efficaces du 1er septembre 2012 au 31 août 2013 est positif sur l'ensemble du bassin. Les cumuls sont supérieur à 400 millimètres sur toute la frange est, en particulier sur les reliefs jurassiens et alpins où ils dépassent les 1000 millimètres. Sur la frange ouest, les cumuls varient entre 100 et 500 millimètres. Le secteur où les cumuls sont les plus faibles, de 0 à 50 millimètres, se situe sur le delta du Rhône.

Nota : pluies efficaces = pluie - évapo-transpiration-réelle (ETR)

Rapport à la normale des précipitations de septembre 2012 à août 2013

Cumul des pluies efficaces
de septembre 2012 à août 2013

Année hydrologique 2011-2012 : bilan hydrologique très contrasté

Les bulletins mensuels à consulter :Consulter les bulletins mensuels de septembre 2011 à août 2012

 

Bilan année hydrologique 2011-2012 :Bilan année hydrologique 2011-2012

Année hydrologique 2010-2011 : printemps exceptionnellement sec mais bilan hydrologique favorable

Les bulletins mensuels à consulter :Consulter les bulletins mensuels de septembre 2010 à août 2011

 

Bilan année hydrologique 2010-2011 :Bilan année hydrologique 2010-2011

Année hydrologique 2009-2010 : bilan hydrologique favorable pour la ressource en eau

Les bulletins de sept 2009 à août 2010 :Les bulletins mensuels de septembre 2009 à août 2010

 

Bilan hydrologique 2009-2010

Bilan hydrologique 2009-2010 (Délégation de bassin Rhône-Méditerranée - Déc 2010) (Format PDF)

 

 

 

Année hydrologique 2008-2009

Les bulletins de sept 2008 à août 2009 :Les bulletins mensuels de septembre 2008 à août 2009

Années hydrologiques de 2000 à 2008

Consultation des bulletins de situation hydrologique publiés de janvier 2000 à août 2008

(en ligne sur le serveur http://www.donnees.rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr)

Consulter les bulletins mensuels de janvier 2000 à août 2008

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2 - Situation hydrologique en région - Bulletins régionaux

Les bulletins de situation hydrologique régionaux paraissent avec une fréquence d'édition, en général, mensuelle.

En savoir plus ...

Situation hydrologique en région BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE

  Situation hydrologique en région AUVERGNE-RHÔNE-ALPES

  Situation hydrologique en région PACA

  Situation hydrologique en région ex-LRO - Archives

Nota : depuis 2016, il n'y a pas d'édition de la situation hydrologique sur la région OCCITANIE. Seuls les données de l'ex-région LRO sont relayées dans le bulletin du bassin Rhône-Méditerranée.

 

3 - Les Producteurs de données

Les bulletins de Bassin sont élaborés par la DREAL coordonnatrice de bassin à partir des données, commentaires ou avis fournis par plusieurs producteurs :

logo République Française

Les DREALs produisent les données sur les débits des cours d'eau et l'état de remplissage des retenues.

logo Météo-France

Les centres interrégionaux Centre-Est et Sud-Est de Météo-France élaborent les bulletins pluviométriques et les cartes de l'indice d'humidité des sols.

logo CNR

La CNR (Compagnie Nationale du Rhône) élabore le bulletin du fleuve Rhône. Il est établi un état comparatif des débits moyens mensuels avec les débits d'étiages historiques. Les stations de mesures suivies sont les plus représentatives d'une situation d'étiage sur le fleuve Rhône et ses affluents (Saône et Isère).

logo BRGM

Les SGR Service Géologique Régionaux du BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) produisent les données sur les niveaux des nappes d'eau souterraine.

logo EDF

EDF produit les données sur l'état de remplissage des retenues.

logo AFB

L'agence française pour la biodiversité regroupe, depuis le 1er janvier 2017, l'ONEMA (Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques), l’agence des aires marines protégées, les parcs nationaux de France et l’atelier technique des espaces naturels. L'AFB participe à l'observatoire national des étiages (ONDE) et élabore un diagnostic de l'état des milieux aquatiques et leurs peuplements.

logo République Française

Les 25 services départementaux chargés de la police de l'eau fournissent les informations relatives aux limitations des usages de l'eau et aux difficultés liées à ces usages.

 

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Mise à jour présentation le 29/11/2016