Situation hydrologique

Sommaire

1-Synthèse de la situation hydrologique sur le bassin

2-Situation hydrologique en région

3-Les producteurs de données

Rappel : l'année hydrologique s'étend du [1er septembre année n] au [31 août année n+1]

 1 - Synthèse de la situation hydrologique sur le bassin

Les bulletins de situation hydrologique du bassin Rhône et côtiers Méditerranéens ont une fréquence de parution mensuelle. Ces bulletins ont pour objet d’apporter une information synthétique sur la pluviométrie, l'humidité des sols, les débits des cours d'eau et du fleuve Rhône, le niveau des nappes d'eau souterraine, le taux de remplissage des retenues, l'état du manteau neigeux, l'état des écosystèmes aquatiques et l'observatoire des étiages ainsi que les informations départementales relatives aux restrictions des usages de l'eau en cours sur le bassin.

Novembre 2018 : l’étiage sévère se prolonge jusqu’à la fin novembre au nord qui contraste avec la recharge en cours au sud depuis 2 mois

(mis en ligne le 13 décembre 2018)

l’étiage sévère se prolonge jusqu’à la fin novembre au nord qui contraste avec la recharge en cours au sud depuis 2 mois

1. Pluviométrie

Après un début de mois relativement doux avec des températures situées au-dessus de la normale, le bassin enregistre des températures plus froides à compter du 17 novembre. La douceur se réinstalle ensuite jusqu’à la fin du mois . La température moyenne mensuelle est excédentaire d’environ 2°C par rapport à la normale.

Les précipitations sont significatives dans le sud du bassin et faibles dans le nord. Ainsi, les cumuls de précipitations sont très élevés dans les Cévennes et le quart sud-est de la Lozère avec des cumuls compris entre 250 et 1 000 mm). Excepté ces reliefs très arrosés qui font barrières aux précipitations caractéristiques des épisodes dits cévenols, les taux de précipitations sur le sud du bassin sont compris entre 75 à 250 mm hormis de faibles taux de précipitations observés dans le tiers ouest des Pyrénées orientales, compris entre 30 et 100 mm. A contrario, le cumul des précipitations est modéré sur l’extrémité nord du bassin et le nord-est ainsi qu’une partie des Alpes du nord (entre 20 et 100 mm).

Le bilan pluviométrique mensuel est largement excédentaire sur le sud du bassin ; des épisodes de précipitation importants ont été enregistrés sur un court laps de temps, dans la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 novembre, dans le département du Var en particulier dans la région de La Londe les Maures et dans le secteur de Saint-Tropez (entre 80 et 100 mm). Cet épisode a causé des problèmes de circulation puisqu’un certain nombre de routes ont dû être fermées suite aux inondations .

Le cumul des pluies efficaces est très élévé (entre 400 et 500 mm) sur le secteur des Cévennes, élevé sur le reste du sud du bassin (entre 125 et 400 mm sur une bonne partie des départements), modéré sur la partie nord du bassin entre 25 et 75 mm. Un tel constat à cette période de l’année hydrologique sur le taux de pluie efficace influence directement le niveau des nappes (voir §3).

Le cumul des pluies efficaces depuis le 1er septembre 2018 est positif sur tout le bassin avec des taux plus importants dans le sud que dans le nord.

2. Débits des cours d’eau

La situation des cours d’eau du nord du bassin et d’une bonne partie de la région Auvergne-Rhône-Alpes (ARA) est inférieure, voire très inférieure, à la moyenne. A noter, cependant, que cinq stations de ce secteur repassent à une situation de débit proche de la moyenne.

Au contraire, dans la continuité du mois d’octobre, la situation des cours d’eau du sud du bassin s’améliore : les débits de la majorité des cours d’eau sont très supérieurs à la moyenne.

On constate une légère augmentation des débits du fleuve Rhône sur la plupart des stations. A noter la spectaculaire remontée du débit du Rhône à la station de Beaucaire qui passe d’octobre à novembre de 630 à 1650 m³/s dû à l’apport important des affluents aval du Rhône venant des Cévennes en rive droite( Cèze et Gard) et par la Durance en rive gauche. La Rhône amont et moyen a enregistré des débits très bas au 3e et 6e rang des débits les plus bas depuis 99 ans. Le débit du Rhône amont à la station Bognes continue à diminuer. Le Rhône moyen à la station de Valence, située en amont des centrales nucléaires de Cruas et Tricastin, passe d’un débit de 400 m³/s en octobre à un débit de 490 m³/s en novembre.

3. Niveaux des nappes d’eaux souterraines

La situation très contrastée des nappes d’eaux souterraines entre nord et sud est comparable à celle du mois d’octobre.La recharge des nappes continue dans le sud, notamment pour les nappes proches de la côte méditerranéenne : le niveau des nappes situées sur le pourtour languedocien progresse à la hausse, certaines de ces nappes ayant déjà atteint en octobre un niveau très haut. La situation du reste du bassin reste quasiment inchangée depuis le mois d’octobre : les nappes du sud-est du bassin sont, comme le mois précédent, à la hausse avec, globalement, des niveaux modérément hauts, hauts ou très hauts.

Les nappes au niveau du Rhône moyen sont à des niveaux modérément bas, bas ou très bas et, pour la plupart, à la baisse dans les départements du Rhône (69), de l’Isère (38) et de la Drôme (26). Cependant, la situation à la baisse de certaines de ces stations s’inverse à la hausse.

Dans le nord du bassin, un certain nombre d’aquifères passent du stade à la baisse à celui de stagnation. De plus, certaines de ces nappes passent d’un niveau bas à un niveau très bas : c’est notamment le cas en Bourgogne Franche Comté pour la nappe de Dijon sud, à la station d’Izeure et celle de cailloutis pliocènes de la forêt de Chaux à la station d’Oussières. Deux nappes de la région Auvergne-Rhône-Alpes à niveau modérément bas passent également d’un niveau à la baisse à un niveau stable (nappe des alluvions de l’Isère en Combe de Savoie, à la station d’Aiton et nappe du Mont Genèvre, Casse déserte à la station La Roche de Rame).

4. Remplissage des retenues d’eau

Le taux de remplissage des retenues d’eau de la partie nord du bassin sont bas. Un très bon taux de remplissage des retenues de la partie sud du bassin est enregistré avec des taux compris entre 60 % et 100 % en particulier dans les Gard, l’Hérault et l’Aude, à l’exception de quelques retenues dans les Pyrénées-Orientales comme Vinça et Puyvalador.

Il n’a pas été possible de recueillir le taux de remplissage de la retenue Canal du Centre en région BFC à la fin du mois de novembre 2018.

5. Humidité des sols

En continuité du mois d’octobre, comme les précipitations ont été importantes dans le sud du bassin, les sols superficiels de ce secteur se sont bien rechargés en eau. Ainsi, certains départements présentent un indice d’humidité des sols très élevé (entre 0,95 et 1) sur la totalité de leur territoire (la Drôme, l’Ardèche (07), le Var, les Alpes-maritimes). D’autres départements présentent un tel indice sur une partie de leur superficie ainsi qu’un indice compris entre 0,60 et 0,95 . Les terrains sont excédentaires avec un taux très important pour le département des Bouches-du-Rhône : entre 50 et 100 %.

Les terrains du nord du bassin sont moins humides mais leur situation s’améliore par rapport au mois précédent avec des indices compris entre 0,60 et 0,85.

Les terrains sont déficitaires en eau notamment dans le nord-est du bassin où ils peuvent atteindre entre -40 et -70 % comme le Doubs (25) et le Territoire de Belfort (90).

6. Etat des milieux aquatiques

A l’exception du département de la Haute-Saône (70) restant au niveau de l’indice 7, tous les départements ayant réalisé une campagne complémentaire ONDE au mois de novembre, dans la continuité du mois d’octobre, améliorent leur indice ONDE : le département de l’Isère (indice 3 à 9), de la Côte d’Or (indice 4 à 6), du Jura (indice 4 à 8), de l’Ain (indice 4 à 10), du Doubs (indice 5 à 6), de la Drôme (indice 5 à 9), de la Loire (indice 6 à 9), du Territoire de Belfort (indice 6 à 10) et du Rhône (indice 7 à 10).

7. Limitations des usages de l'eau au 10 décembre 2018

On constate toujours à cette période très tardive de l’année une poursuite très exceptionnelle de départements en situation de crise relative aux eaux superficielles en Savoie et Haute-Savoie, de départements en situations d’alerte renforcée pour les eaux superficielles dans cinq départements (la Drôme, la Savoie, le sud du Doubs, l’Est de la Haute-Saône ainsi que le nord-est et le sud-ouest de la Haute-Savoie), de secteurs en situation d’alerte dans 4 départements (sud et le nord-est de la Drôme, le nord-ouest de la Savoie, une bande nord-ouest/sud-est de la Haute-Savoie ainsi que l’ouest du département de la Haute-Saône). Les départements de l’Isère et la partie est de la Savoie sont en situation de vigilance.

Concernant les eaux souterraines, aucun département n’est en situation de crise. Certaines nappes des Pyrénées-orientales sont en situation d’alerte renforcée, tout comme le nord de la Drôme et les nappes de l’Isère, déjà à ce stade au mois d’octobre. La situation d’alerte est maintenue pendant le mois de novembre sur les autres nappes de l’Isère, de la Savoie et de la majeure partie de la Drôme. Le niveau de vigilance est observé dans un secteur situé au sud du département de la Drôme.

Situation au 10 décembre 2018 - Tableau de bord de suivi des arrêtés départementaux (PDF)

8. Bilan du mois de novembre 2018

Dans la continuité du mois d’octobre les précipitations ont rechargé les nappes ainsi que les débits des cours d’eau notamment au sud du bassin. Cependant la situation reste délicate au nord du bassin avec une légère amélioration par rapport au mois d’octobre.

Le Rhône est toujours à un niveau exceptionnellement bas sauf le Rhône aval dont le débit est abondé par les volumes d’eau importants apportés par ses affluents aval venant des Cévennes, Cèze et Gard en rive droite et par la Durance en rive gauche.

Les mesures de limitation des usages de l’eau sont encore en vigueur à cette période très tardive de l’année sur les eaux superficielles dans deux départements où le niveau de crise est en vigueur en Savoie et Haute-Savoie, dans cinq départements des secteurs dont en alerte renforcée (la Drôme, la Savoie, la Haute-Savoie, le Doubs et la Haute-Saône) et en alerte dans 4 départements (Drôme, Savoie, Haute-Savoie, Haute-Saône). Pour les eaux souterraines, le niveau d’alerte renforcée perdure sur une partie des nappes de l’Isère et commence à être observé sur l’est des Pyrénées-orientales.


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Pluviométrie

Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

Réseau ONDE

 

 

Site PROPLUVIA : les restrictions d'eau

 

Octobre 2018 : début de recharge au sud du bassin

(mis en ligne le 15 novembre 2018)

Contraste important entre sud et nord du bassin en Octobre : début de la recharge des ressources en eau dans le sud du bassin parfois accompagnée de crues violentes et une situation encore très déficitaire sur le nord du bassin

1. PLUVIOMETRIE

La douceur caractérise le mois d’octobre 2018 avec des précipitations plus importantes sur la région Rhône aval que sur celle de Rhône amont. Sur l’ensemble du mois, la différence par rapport à la normale est de +1°C au dessus de la normale sur l’ensemble du bassin. Les cumuls de précipitations sont élevés sur toute la partie sud du bassin voire très élevés sur toute la barrière des reliefs des Cévennes (entre 500 et 1 000 mm) et élevés (de 350 à 500 mm) également sur le massif des Maures dans le Var  :
Les précipitations sont significatives, entre 100 et 350 mm, sur tout le reste de la partie sud du bassin jusqu’à la hauteur de Lyon.
Au nord du bassin, les précipitations sont basses, entre 20 à 75 mm, excepté l’Ouest du département de l’Ain (01) et la partie sud-est du département de la Haute-Savoie (74) où elles sont légèrement supérieures (de 75 à 100 mm).

Le bilan pluviométrique mensuel est excédentaire sur le sud du bassin. Pour rappel, mentionnons le violent épisode cévenole meurtrier de la nuit du 14 au 15 octobre dans le département de l’Aude responsables de la crue de l’Aude. Celle-ci a pu atteindre 6 mètres en certains points, suite à la rapide montée en charge de plusieurs de ses affluents consécutives aux pluies abondantes causées par la rencontre de l’ex-cyclone Leslie avec une masse froide. A noter également les violents orages et crues du département du Var ayant précédé cet épisode entre le 10 et le 12 octobre dans la région de Saint-Maxime. Le nord du bassin reste en situation déficitaire mais de façon moindre par rapport au mois de septembre, les secteurs les plus touchés étant le Doubs (25) et la Haute-Saône (70). Le cumul des pluies efficaces est très important dans le sud du bassin, attestant de l’importante recharge en eau. Il est moindre dans la partie nord du bassin. Le cumul des pluies efficaces depuis le 1er septembre 2018 est positif dans le sud du bassin entre 50 et 500 mm, positif entre 0 et 50 mmm dans le nord du bassin et négatif sur la partie nord-est du bassin, entre 0 et -50 mm.

2. DÉBITS DES COURS D'EAU

La situation des cours d’eau au 1er novembre 2018 est basse avec une hydraulicité inférieure voire très inférieure à la moyenne dans le nord du bassin mais élevée dans le sud du bassin, notamment sur le pourtour méditerranéen :
Tout comme au mois d’août, dans le nord du bassin, les températures élevées et le manque de précipitations ont favorisé l’accélération de la baisse des débits : une majorité de cours d’eau restent en assec. Dans le sud du bassin, les précipitations sont à l’origine de la remontée des débits avec des débits de nombreux cours d’eau repassant à un taux très supérieur à la moyenne.
Les débits du fleuve Rhône continuent de diminuer : ils sont très bas. La station de Valence située en amont des centrales nucléaires de Cruas et de Tricastin a enregistré un débit de 400 m³/s, le 2ᵉ débit moyen le plus bas connu depuis presque 100 ans.

3. NIVEAUX DES NAPPES D'EAUX SOUTERRAINES

La tendance à la baisse des nappes d’eaux souterraines du sud du bassin s’inverse ; la recharge de ces nappes s’amorce grâce aux précipitations d’octobre notamment pour les nappes proches de la côte méditerranéenne.
Les nappes au niveau du Rhône moyen sont à des niveaux bas à très bas et pour la plupart encore à la baisse comme dans les départements du Rhône, de l’Isère et de la Drôme à des niveaux modérément bas, bas ou très bas.
Dans le nord du bassin, les aquifères sont tous à la baisse avec des niveaux modérément bas (cas de trois stations de l’Ain), bas ou très bas (voir carte des niveaux dans les eaux souterraines). Seules trois stations du nord du bassin à la baisse présentent un niveau autour de la moyenne, modérément haut ou haut.

4. REMPLISSAGE DES RETENUES D'EAU

Pour la région Bourgogne-Franche-Comté, par rapport au mois d’août, la retenue de Chazilly reste à un niveau de remplissage supérieur à la moyenne (67%). Le barrage de Vouglans, présente un taux de remplissage inférieur à celui du mois d’août : il passe de 53,8 à 43,3 %, tout comme la retenue de Canal du centre (de 44 à 35 %). L’ouvrage du Canal du Centre présente un taux de remplissage moindre (35%, inférieur à celui du mois d’août, 44 %).
La majorité des ouvrages de la région PACA présentent de fort taux de remplissage, supérieurs à 75 % (barrage de Serre-Ponçon et retenue de Castillon), les autres barrages présentent un taux compris entre 50 à 75 % (barrage de Saint Croix) ou compris entre 25 et 50 % (barrage de Saint-Cassien). A noter une baisse du taux de remplissage entre le mois d’août et celui d’octobre pour la retenue de Serre-Ponçon (de 86,27 à 76,56%) et plus accessoirement celle de la retenue de Castillon (de 86,90 à 85,66%).
Tout comme en août, la majorité des barrages du versant méditerranéen de la région Occitanie enregistrent un bon taux de remplissage. Une amélioration importante des taux de remplissage des retenues en Ardèche (groupe de Chassezac, Sénéchas, Saint Cécile d’Andorge) est enrégistrée ce mois due aux forts cumuls de précipitations sur la bordure sud-est du massif-central.

5. HUMIDITÉ DES SOLS

Consécutivement aux précipitations ayant eu lieu sur le sud du bassin, les sols superficiels de ce secteur se sont rechargés en eau, pour certains départements sur la totalité de leur territoire comme le Var et l’Ardèche. L’humidité des sols est moyenne en Isère (38) et les reliefs des départements de la Savoie (73) et de la Haute-Savoie (74). Le nord du bassin présente des terrains peu humides.
Les taux des départements excédentaires du sud du bassin sont très importants, entre 40 à 100 % : c’est le cas des Pyrénées orientales (66), de l’Aude (11), d’une majeure partie de l’Hérault et des Alpes de Haute-Provence, des Bouches-du-Rhône (13) et du Var.
Les taux de départements déficitaires du nord du bassin sont également forts, entre 80 et 100 % sur le Territoire de Belfort (90), la Haute-Saône (70), le Doubs  et le nord du Jura (39).

6. ETAT DES MILIEUX AQUATIQUES

Les campagnes complémentaires de l’observatoire national des étiages (ONDE) n’ont pas eu lieu dans tous les départements. Parmi ceux qui les ont réalisés on note l’aggravation de la situation du département du Jura (indice 6 à 4), de l’Isère (de 4 à 3), celle du département du Doubs (de 7 à 5) et du Territoire de Belfort (de 10 à 6).
Au contraire, on note l’amélioration de la situation du département de la Loire (passage d’un indice 5 à un indice 6). La situation des autres départements ayant réalisé une campagne usuelle restant inchangée.

7. LIMITATIONS DES USAGES DE L'EAU AU 10 NOVEMBRE 2018

Les situations de sécheresse restent préoccupantes pour le mois d’octobre, notamment dans le nord du bassin. Sont en situation de crise tout ou partie de 5 départements : Territoire de Belfort (90), Doubs (25), Jura (39), Saône-et-Loire (71) et Ain (01). Les situations d’alerte renforcée pour les eaux superficielles couvrent 4 départements en Rhône-Alpes : Isère (38) ainsi qu’une partie des départements de la Drôme (26), de la Savoie (73) et de la Haute-Savoie (74). Sont en situation d’alerte :  le sud de la Drôme, le secteur de la Dombes dans le département de l’Ain ainsi qu’une partie de la Haute-Saône (70). Les départements des Hautes-Alpes (05) et de la Savoie (73) sont en situation de vigilance.
Concernant les eaux souterraines, le territoire de Belfort est en situation de crise. Certaines nappes de l’Isère sont en situation d’alerte renforcée. La situation d’alerte est déclenchée en Isère, en Savoie et dans une majeure partie de la Drôme. Le niveau de vigilance est observé dans les nappes de la Dombes dans le département de l’Ain, dans un secteur situé au sud du département de la Drôme.

Situation au 10 novembre 2018 - Tableau de bord de suivi des arrêtés départementaux (PDF)

8. BILAN DU MOIS DE SEPTEMBRE 2018

Les précipitations du mois d’octobre ont permis de recharger les nappes et d’améliorer les débits des cours d’eau du sud du bassin cependant la situation reste préoccupante dans le nord du bassin et le long de l’axe Rhône. Les débits moyens mensuels du Rhône et de la Saône restent exceptionnellement bas. Le niveau des nappes d’eaux souterraines reste globalement à la baisse pour les régions Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes.
Les mesures de limitation des usages de l’eau sont encore en vigueur dans 16 départements en alerte renforcée pour les eaux superficielles; dans 7 départements, le niveau de crise est atteint sur plusieurs bassins versants des départements de Côte d’Or (21), Saône-et-Loire (71), Doubs (25), Haute-Saône (70), Territoire de Belfort (90), Ain (01) et Savoie.

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Pluviométrie

Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

Réseau ONDE

 

 

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Septembre 2018 : l’étiage 2018 sévère au nord se poursuit et s’étend au sud au cours du mois de septembre

(mis en ligne le 16 octobre 2018)

1. Pluviométrie

Le mois de septembre 2018 est très chaud avec des précipitations peu fréquentes. Sur le bassin Rhône amont, la température moyenne mensuelle est de 15,6°C, se situant 2,2°C au-dessus de la normale. Une telle hausse de la température moyenne mensuelle est constatée sur le bassin Rhône aval avec une anomalie de +2,3°C. Le mois de septembre 2018 est à classer parmi les mois les plus chauds : sur la partie Rhône amont, il se situe à la quatrième place depuis 1959 alors que sur le bassin Rhône aval, il se positionne au deuxième rang, après 2016, depuis 1960. Les cumuls de précipitations sont moyens à bas, voire très bas :
Les précipitations sont moyennes, entre 50 et 100 mm, sur les reliefs des départements de la Savoie (73), de la Haute-Savoie (74) et de l’Isère (38), légèrement plus faibles (entre 50 et 75 mm) sur les reliefs du département des Alpes Maritimes (06) et comprises entre 20 et 50 mm sur le Jura (39), le Doubs (25), la Haute-Saône (70), la Haute-Marne (52), les Vosges (88), les Alpes Maritimes (06) et le nord Isère.
Les cumuls de précipitations sont, faibles sur tout le nord du bassin (de 10 à 20 mm).
Elles sont encore plus faibles sur une majorité des départements du sud du bassin, (de 0 à 10 mm).

Le bilan pluviométrique mensuel est majoritairement déficitaire sur le bassin avec un taux atteignant seulement un quart des précipitations attendues pour ce mois, exceptées les parties ouest des Pyrénées Orientales (66) et de sud-ouest de l’Aude (11) plus arrosées. Le cumul des pluies efficaces du mois est proche de zéro sur l’ensemble du bassin, signifiant qu’aucune recharge des ressources en eau n’a eu lieu durant le mois.

2. Débits des cours d’eau

La situation des cours d’eau au 1er octobre 2018 est basse avec une hydraulicité inférieure voire très inférieure à la moyenne :
Tout comme au mois d’août, les températures élevées et le manque de précipitations ont favorisé l’accélération de la baisse des débits. La situation s’est aggravée sur les cours d’eau de la moitié nord du bassin puisqu’une majorité des cours d’eaux est en assec (situation de 14 cours d’eau de la région Bourgogne Franche-Comté). En ce qui concerne le sud du bassin, certains cours d’eaux dont le débit était inférieur à la moyenne en août passe en situation d’assec. Ainsi, en région Auvergne-Rhône-Alpes, 25 cours d’eau sont dans cette situation. La région Occitanie est moins affectée puisque seulement six cours d’eaux sont en assec. Le manque de précipitations en Occitanie impacte plusieurs cours d’eaux dont la situation se dégrade vers des débits inférieurs à la moyenne. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur connaît également une telle situation avec également une majorité de cours d’eaux dont les débits diminuent depuis le mois d’août, passant d’une situation de débit proche de la moyenne à un débit inférieur à la moyenne.

Les débits du fleuve Rhône sont au plus bas depuis les 90 dernières années. La station de Valence située en amont des centrales nucléaires de Cruas et de Tricastin a enregistré un débit de 470 m³/s, soit environ la moitié du débit moyen interannuel (980m³/s). Cette situation représente une nouvelle baisse (en août, le débit moyen mensuel était de 690 m³/s). Cette situation de baisse des débits s’observe sur l’ensemble des stations de mesures avec des débits inférieurs à la moyenne mensuelle interannuelle. Le débit moyen mensuel de la Saône à la station de Couzon en amont de la confluence avec le Rhône) est faible (50 m³/s), soit 4 fois inférieur au débit moyen mensuel interannuel (190 m³/s). Il est inférieur à celui du mois d’août de 60 m³/s.

3. Niveaux des nappes d’eaux souterraines

La tendance à la baisse des nappes d’eaux souterraines du bassin observée en août continue au mois de septembre :

En Bourgogne Franche-Comté, la plupart des nappes sont en baisse avec un niveau très bas.
Sur l’axe Rhône-Saône, les niveaux sont bas à très bas. Seule la nappe fluvio-glaciaire du Pays de Gex présente un niveau très haut qui est, cependant, à la baisse.
En Provence Alpes Côte d’Azur, toutes les nappes sont à la baisse, dont deux à niveau très bas. Une particularité : les niveaux enregistrés à la hausse sur 2 nappes soutenues artificiellement par l’influence des barrages (nappe de la plaine de la Crau et la nappe d’alluvions de la Siagne).
Sur le versant méditerranéen de l’Occitanie, toutes les nappes sont à la baisse avec une majorité d’entre elles à niveau modérément bas. Une seule nappe de l’Astien (Agde Valras) présente un niveau à la hausse.

4. Remplissage des retenues d’eau

Les taux de remplissage des retenues présentent les tendances suivantes :
Pour la région Bourgogne-Franche-Comté, les barrages de Vouglans, ouvrage majeur, producteur d’une part de l’électricité du département de l’Ain, et la retenue de Chazilly sont à des niveaux supérieurs à la moyenne. Les deux ouvrages de Panthier et du Canal du Centre présentent des taux moindres compris entre 25 et 50 %.
Les ouvrages de la région PACA présentent de fort taux de remplissage, supérieurs à 75 % (barrage de Serre-Ponçon et retenue de Castillon) respectant ainsi leur côte touristique en période estivale.
La majorité des barrages du versant méditerranéen de la région Occitanie enregistrent un bon taux de remplissage.
En l’absence de reprise des précipitations, la gestion logique de production du mix énergétique conduit à la fin septembre, à un taux de remplissage inférieur au quinquennal des retenues à vocation hydroélectrique des Alpes du nord sur l’Isère, le Drac et l’Arve.

5. Humidité des sols

Les sols superficiels continuent à s’assécher au cours du mois de septembre. Les terrains situés au sud du bassin, épargnés en août, sont, à leur tour, impactés, sauf les parties nord du Gard et sud-ouest du département des Pyrénées orientales présentant un léger excédent de 10 à 20 %. Certaines zones du sud du bassin présentent des îlots de déficit de 70 à 80 %. Un tel déficit est présent sur le nord du bassin avec un déficit d’humidité des terrains compris entre 60 et 70 % dans les départements suivants : Rhône, Saône-et-Loire, nord-Isère, Ain, Haute-Saône et Territoire de Belfort.

6. Etat des milieux aquatiques

Il ressort de la cinquième campagne usuelle du réseau ONDE (Observatoire national des étiages) effectuée en septembre un nombre de stations en assec sur le bassin en augmentation : il passe à 26 % en septembre (le taux était de 11 % en juillet et 17 % en août). Ces situations d’assecs sont responsables de mortalités importantes des poissons qui peuvent se retrouver piégés. De plus, le développement algal d’origine naturel ou amplifié par les fortes températures et sa décomposition provoque, si les débits ne sont pas suffisants, l’asphyxie des poissons. Ainsi, des mortalités de poissons ont été observées lors des assecs des cours d’eau des départements de l’Ain, de la Drôme, de l’Isère, de la Loire et du Rhône.
Pour le département de l’Ain, une forte mortalité de poissons a été observée le vendredi 28 septembre suite à une forte chute du débit de la rivière d’Ain (une diminution de débit de 100 m³/s à 20 m³/s en trois heures). La cause de cette baisse n’est pas connue à ce jour….Quatre départements conservent, depuis le mois d’août, un bon indice d’écoulement : la Haute-Savoie (9), les Pyrénées Orientales (8), la Saône-et-Loire (8) et le Doubs (25).

7. Limitations des usages de l'eau au 10 octobre 2018

En continuité du mois d’août, les situations de sécheresse se sont aggravées au mois de septembre, notamment, pour les eaux superficielles dans la partie nord du bassin. Sont en situation de crise, les départements du Territoire de Belfort (90), du Doubs (25), du Jura (39) ainsi qu’une partie de la Saône-et-Loire (71) et de l’Ain (01). Les situations d’alerte renforcée pour les eaux superficielles couvrent les départements de l’Isère (38), du Rhône (69) et de l’Ardèche (07) ainsi qu’une partie des départements de la Drôme (26), de la Savoie (73) et de la Haute-Savoie (74). Sont en situation d’alerte : le sud de la Drôme , le secteur de la Dombes dans le département de l’Ain ainsi que la partie centre et est du département de la Haute-Saône (70). Les départements des Hautes-Alpes (05), des Alpes de Haute-Provence (04), des Bouches-du-Rhône (13), d’une partie de l’Aude (11), des Pyrénées-Orientales (66) et du Gard (30) sont en situation de vigilance.
Concernant les eaux souterraines, certaines nappes de l’Isère et des Pyrénées Orientales et de la Drôme sont en situation d’alerte renforcée. La situation d’alerte est déclenchée dans le nord et le sud du département de l’Isère, pour certaines nappes du département du Rhône et dans la majeure partie de la Drôme. Le niveau de vigilance est observé dans le département de la Haute-Savoie, dans les nappes de la Dombes dans le département de l’Ain, dans un secteur situé au sud du département de la Drôme ainsi qu’un secteur sud du Gard.

Situation au 10 octobre 2018 - Tableau de bord de suivi des arrêtés départementaux (PDF)

8. Bilan du mois de septembre 2018 :

Les précipitations de septembre ont été peu importantes sur l’ensemble du bassin en continuité du mois d’août, mois également sec. La situation, déjà bien préoccupante face à la faiblesse des précipitations qu’a enregistré le nord du bassin au mois d’août, s’est aggravée en septembre. La situation hydrogéologique et l’état des sols du sud du bassin, moins impactée qu’au nord du bassin en août, s’aggrave au cours du mois. Les niveaux d’écoulement des cours d’eaux sont très bas pour un nombre important de cours d’eaux du bassin. Les débits moyens mensuels du Rhône et de la Saône sont exceptionnellement bas, le Rhône enregistrant son débit le plus bas depuis 90 ans à la station de Valence. De même, le niveau des nappes d’eaux souterraines est globalement à la baisse pour les régions Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes, en particulier sur l’axe Rhône-Saône avec un nombre important de nappes à niveau très bas.
Les mesures de limitation des usages de l’eau sont encore en vigueur dans 14 départements en alerte renforcée pour les eaux superficielles ; dans 6 départements, le niveau de crise est atteint sur plusieurs bassins versants des départements de Côte d’Or (21), Saône-et-Loire (71), Doubs (25), Haute-Saône (70), Territoire de Belfort (90) et Ain (01).

 

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Pluviométrie

Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

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Août 2018 : étiage sévère au nord du bassin

(mis en ligne le 14 septembre 2018)

Le mois d'août 2018 est très chaud, marqué par un épisode caniculaire en début de mois et ponctué d'orages localisés parfois violents. La température moyenne mensuelle est au-dessus de la normale de +1,0 à 2,1°C à localement +6°C. Ce mois est en 2ème position, après 2003, parmi les mois d'août les plus chauds depuis 1960 sur le bassin Rhône aval. Les cumuls de précipitations sont contrastés. Ils sont faibles (de 5 mm à 50 mm) sur l'extrême nord du bassin, sur toute la façade nord-ouest de Valence à Dijon, sur le pourtour méditerranéen de Nice à Toulon ainsi que sur le Languedoc et le Roussillon. Les cumuls sont plus conséquents, de 50 à 200 mm, sur le reste du bassin, en particulier la région PACA.

Le bilan pluviométrique mensuel est très contrasté. Des déficits sont enregistrés à moins 75% en dessous de la normale sur toute la moitié nord du bassin ainsi que sur le nord de l'Ardèche (07) et de la Drôme (26), sur une partie de l'Hérault (34), sur l'Aude (11) et les Pyrénées Orientales (66). A l'inverse, le bilan est proche de la normale à excédentaire, jusque 2 à 3 fois la normale, sur les reliefs alpins et pyrénéens, sur toute la région PACA sauf un petit noyau autour de Nice, sur le sud de l'Ardèche (07) et de la Drôme (26) ainsi que sur le Gard (30) et une partie de l'Hérault (34).

Le bilan pluviométrique depuis le 1er septembre 2017. Il marque la fin de l’année hydrologique. Il reste majoritairement proche de la normale à excédentaire sur le bassin. Par rapport au mois précédent, les secteurs excédentaires s’agrandissent sur la région PACA et disparaissent sur l'Ain (01) et le Jura (39). Des petits secteurs déficitaires (de 10% à 25%) subsistent sur la vallée du Rhône, sur le nord des Hautes Alpes (05), autour de Toulon ainsi que sur la bande littorale des Pyrénées Orientales (66). Le cumul des pluies efficaces depuis le 1er septembre 2017 reste positif sur l'ensemble du bassin : de 50 mm sur les Bouches du Rhône (13) et la moité est des Pyrénées Orientales (66) à 2000 mm sur le Jura et les Alpes du nord.

Au 1er septembre 2018 :

Les fortes chaleurs et l’absence de précipitations significatives ont accéléré les étiages déjà présents en juillet, en particulier sur les cours d'eau de la moitié nord du bassin. Leurs débits restent majoritairement inférieurs à la moyenne mensuelle interannuelle. Sur le département de l'Ardèche, un important épisode cévenol a généré des crues, entre autre, sur le bassin versant de la rivière Ardèche. Les précipitations pluvio-orageux, qui lui ont succédé, ont bénéficié à l’ensemble des cours d’eau du département. Sur les cours d'eau de la moitié sud du bassin, les débits restent élevés. L'hydraulicité restent majoritairement proche ou supérieur à la moyenne mensuelle interannuelle.

Les débits du Rhône continuent de baisser au cours du mois. Sur toutes les stations suivies, ils sont inférieurs à la moyenne mensuelle interannuelle. Le débit de la Saône à la station de Couzon (en amont de la confluence avec le Rhône) enregistre aussi un débit moyen mensuel faible (60 m3/s) faible. Il est presque 3 fois inférieur au débit moyen mensuel interannuel (160 m3/s).

La tendance à la baisse de l'ensemble des nappes d'eau souterraine du bassin se confirme au cours du mois d'août. En fin de mois, 58% d'entre-elles enregistrent des niveaux modérément bas à très bas.

Le niveau des nappes bourguignonnes sont caractéristiques d'une période de basses eaux qui témoignent de la sécheresse connue lors des deux derniers mois.

Sur l'axe Rhône-Saône, les niveaux restent bas, voire très bas, pour les alluvions pliocène du val de Saône, les alluvions fluvio-glaciaires de l'est lyonnais (69) et de la plaine de Valloire (26), ainsi que les cailloutis plioquaternaires de la Dombes. Les aquifères de la vallée du Rhône, en aval de Lyon repartent à la baisse en fin de mois.

En PACA, les précipitations ont permis une recharge limitée mais réelle des nappes alluviales. En revanche, les nappes de montagne continuent de baisser.

En Occitanie, les précipitations ayant été limitées au cours du mois, les niveaux des nappes de l'Hérault et de l'Aude sont en baisse généralisée mais ils sont encore majoritairement proches ou supérieurs à la normale. Les nappes de la plaine du Roussillon présentent des évolutions hétérogènes selon les secteurs. Les alluvions quaternaires du Roussillon restent très déficitaires.

Les taux de remplissage des retenues du bassin pour l’usage eau potable sont tous proches ou supérieurs à 65% sauf les retenues du Salagou (48%) et de St Cécile d'Andorge (33%). Au nord du bassin, les réserves d’eau dans les barrages-réservoirs permettant d’alimenter le canal du Centre, sont hauts et devraient permettre de finir la saison de navigation sans problème particulier. Au sud du bassin, le remplissage des barrages de Serre-Ponçon (96,6%) et Castillon (93,4%) dans les Alpes du sud sont satisfaisants pour assurer la fin de saison estivale dans de bonnes conditions, de même pour les retenues en Occitanie. Les retenues à vocation hydroélectrique des Alpes du nord sur l'Isère, le Drac et l'Arve présentent un remplissage inférieur à la normale ce qui est logique à ce stade de l’année en matière de gestion de la production hydroélectrique.

Les sols superficiels continuent de s'assécher au cours du mois sur toute la moitié nord du bassin et sur la moitié sud, dans le Languedoc et le Roussillon. Les déficits atteignent 50%, voire 60% en Franche-Comté, dans l'Ain (01), le Jura (39) et les Pyrénées Orientales (66). Sur la région PACA et le Gard (30), les sols sont humides et les excédents atteignent 80% sur plusieurs secteurs.

La 4ème campagne usuelle du réseau ONDE (Observatoire national des étiages) effectuée en août, enregistre de bons niveaux d'écoulement sur les cours d'eau de 15 départements du bassin (indices ONDE compris entre 8 et 10) en particulier en région PACA.

La situation, tendue au mois de juillet, continue à se dégrader au mois d'août sur l'Ain (01), la Drôme (26), l'Isère (38), le Jura (39). Elle se dégrade aussi sur la Côte d'Or (21) et le Rhône (69) qui enregistrent des indices ONDE respectivement de 6,00 et 6,56. Sur ces départements, la réduction générale des surfaces mouillées et l’assèchement d’un certain nombre de tronçons, impactent les habitats de la plupart des cours d’eau.

Sur le bassin, les stations en assec augmentent au cours de l’été : 11% en juillet et 17% en août. L'augmentation de la température de l'eau entraîne des développements algaux et végétaux sur le Sierroz en Savoie et les cours d'eau du Jura ainsi que des mortalités de poissons sur la Bourne en Isère. La situation des écosystèmes aquatiques est préoccupante sur les étangs du Jura car les niveaux sont particulièrement abaissés. Des mesures de gestion sont mises en place localement, pour limiter l'impact des faibles écoulements sur les populations piscicoles comme sur la rivière Ain avec des lâchers d'eau du barrage de Vouglans.

Limitation des usages de l'eau au 10 septembre 2018 :

Les situations de sécheresse se sont intensifiées au cours du mois d'août sur les départements de la moitié nord du bassin ainsi que l'Ardèche (07) et la Drôme (26). Les mesures de limitation des usages de l'eau ont été renforcées au cours du mois d'août sur 16 départements du bassin.

Le niveau d'alerte renforcée est atteint sur le Doubs (25), le Jura (39), la Savoie (73), la Haute-Savoie (74), l'Ardèche (07) et le Rhône (69). Le niveau de crise est atteint sur les bassins versants de :

  • la Dheune en Côte dOr (21) depuis le 23 août
  • la Grosne en Saône et Loire (71) depuis le 10 août
  • les secteurs Vosges et plateaux calcaires en Haute-Saône (70) depuis le 3 septembre
  • le bassin versant de l'Allan en Territoire de Belfort (90) depuis le 5 septembre 2018.

Dans le Rhône (69), les mesures sont renforcées sur la nappe de l'est lyonnais depuis le 14 août : vigilance (couloir Décines), alerte (couloir Heyrieux) et alerte renforcée (couloir Meyzieu). Dans l'Isère (38), cette nappe est placée en alerte depuis le 26 juillet 2018.

En région PACA, depuis le début de l'étiage, aucune mesure de vigilance ou de limitation des usages de l'eau ont été prises sur les bassins versants des 6 départements. En Occitanie, seuls les départements de l'Aude (11), du Gard (30) et de la Lozère (48) ont quelques bassins versants placés en vigilance. Seule, la nappe plioquaternaire bordure côtière nord et Aspres-Réart dans les Pyrénées Orientales (66) est placée en alerte renforcée depuis le 30 août 2018.

Aucune situation critique relative à l'approvisionnement d'eau potable a été signalée.

Situation au 10 septembre 2018 - Tableau de bord de suivi des arrêtés départementaux (PDF)

Bilan :

Au printemps 2018, la recharge conséquente des eaux superficielles et des eaux souterraines du bassin à permis de conserver les indicateurs hydrologiques proches ou supérieurs aux normales jusqu’au début juillet principalement sur la moitié sud du bassin.

A partir de la mi-juillet, un épisode caniculaire s'installe sur le bassin alors que la pression sur la ressource en eau est à son maximum (prélèvements, irrigation...). La situation hydrologique se dégrade rapidement, en particulier sur plusieurs secteurs déjà déficitaires en région Auvergne-Rhône-Alpes et en région Bourgogne-Franche-Comté. Au mois d'août, la sécheresse s'aggrave sur ces secteurs déficitaires e particulier dans les départements de la Côte d’Or, de la Saône et Loire, de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort. Les indicateurs hydrologiques sont bas et la situation des milieux aquatiques devient critique sur plusieurs cours d'eau dont la rivière Doubs. Les nappes d'eau souterraine fortement exploitées en vallée du Rhône conservent des niveaux bas.

Les mesures de limitation des usages de l'eau prises en juillet, sont renforcées au mois d'août sur 16 départements du bassin. Le niveau de crise est atteint sur plusieurs bassins versants en Côte dOr (21), Haute-Saône (70), Saône-et-Loire (71) et Territoire de Belfort (90).

Début septembre, la pression sur la ressource en eau pour l'irrigation agricole est à la baisse. En conséquence, le nombre de mesures de restriction mises en œuvre devraient diminuer.

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Juillet 2018 : situation encore favorable au sud et qui se dégrade au nord du bassin

(mis en ligne le 14 août 2018)

Le mois de juillet 2018 est chaud, peu arrosé et ponctué d'orages localisés parfois violents. La température moyenne mensuelle est au-dessus de la normale de +2,2°C à localement +5°C. Ce mois est en 3ème position parmi les mois de juillet les plus chauds sur le bassin depuis 1960, après 2006 et 2015. Les cumuls de précipitations sont faibles (de 5 mm à 100 mm) sur la majeure partie du bassin. Des cumuls jusque 150 mm sont enregistrés sur la Savoie (73) et un noyau au nord de la Saône et Loire (71). La vallée du Rhône et le littoral méditerranéen de Nice à Perpignan enregistrent les cumuls les plus faibles, de 5 à 30 mm.

Le bilan pluviométrique mensuel est très contrasté. Des déficits sont enregistrés jusque moins 75% de la normale sur toute la Franche-Comté, sur les 2 Savoies, l'Isère (38) et la vallée du Rhône. A l'inverse, des excédents jusque 2 à 3 fois la normale sont enregistrés au sud du bassin sur l'Hérault (34), l'Aude (11) et la frange méditerranéenne de la région PACA.

Le bilan pluviométrique depuis le 1er septembre 2017 est majoritairement proche de la normale. Les secteurs excédentaires (jusque 125%) diminuent par rapport au mois précédent en particulier sur la Franche-Comté, la Savoie (73), l'Isère (38), la Drôme (26) et l'Aude (11). Les petits secteurs déficitaires (de 10% à 25%) subsistent sur la vallée du Rhône, les Hautes Alpes (05), les Bouches du Rhône (13), le Var (83) et les Pyrénées Orientales (66). Le cumul des pluies efficaces depuis le 1er septembre 2017 reste positif sur l'ensemble du bassin : de 50 mm sur les Bouches du Rhône et la moité est des Pyrénées Orientales à 2000 mm sur le Jura et les Alpes du nord.

Au 1er août 2018 :

les fortes chaleurs et l’absence de précipitations significatives ont provoqué une rapide baisse du niveau des cours d’eau sur l’ensemble du bassin. L'hydraulicité reste majoritairement proche ou supérieure à la moyenne mensuelle interannuelle sur les cours d'eau de la moitié sud du bassin. A l'inverse, l'hydraulicité est majoritairement inférieure à la moyenne mensuelle interannuelle sur les cours d'eau de la moitié nord du bassin.

Les débits du Rhône ont baissé rapidement au cours du mois. Sur toutes les stations suivies, ils sont inférieurs à la moyenne mensuelle interannuelle. Le débit de la Saône à la station de Couzon (en amont de la confluence avec le Rhône) enregistre aussi un débit moyen mensuel (90 m3/s) faible. Il est 2 fois inférieur au débit moyen mensuel interannuel (90 m3/s).

Les niveaux des nappes d'eau souterraines du bassin sont encore élevés pour un mois de juillet : 57% des points suivis enregistrent des niveaux moyens à très hauts, majoritairement ceux de la moitié sud du bassin. En fin de mois, la tendance est cependant à la baisse généralisée (83% des points suivis).

Les taux de remplissage des retenues du bassin sont tous proches ou supérieurs à 70%. Au nord du bassin, les réserves d’eau dans les barrages-réservoirs permettant d’alimenter le canal du Centre, sont encore hautes et devraient permettre de finir la saison de navigation sans problème particulier. Au sud du bassin, le remplissage des barrages de Serre-Ponçon et Castillon dans les Alpes du sud sont satisfaisants pour assurer la saison estivale dans de bonnes conditions, de même pour les retenues en Occitanie. Les retenues à vocation hydroélectrique des Alpes du nord sur l'Isère, le Drac et l'Arve présentent un remplissage proche de la normale.

Les sols superficiels se sont très nettement asséchés au cours du mois en particulier sur la moitié nord du bassin où les déficits atteignent 40%, voire 50%, sur le Doubs (25), la Haute-Saône (70), le Territoire de Belfort (90) et la Savoie (73). Sur la moitié sud du bassin, les sols sont relativement humidifiés et les excédents atteignent 60% sur quelques petits secteurs en région PACA.

La 3ème campagne usuelle du réseau ONDE (Observatoire national des étiages) a été effectuée en juillet. Sur 20 départements du bassin, les cours d'eau présentent de bons niveaux d'écoulement (indices ONDE compris entre 8 et 10). En région PACA, la situation est favorable mais elle se dégrade lentement, en cette période d'étiage, sur les départements des Hautes-Alpes (05), des Bouches du Rhône, du Var (83) et du Vaucluse (84).

La situation est plus tendue sur l'Ain (01), la Drôme (26), l'Isère (38) en particulier secteur nord et le Jura (39) qui enregistrent des indices ONDE compris entre 6 et 8. Sur ces départements, les écoulements des cours d'eau sont faibles et donc, moins favorables aux milieux aquatiques et aux espèces qui en dépendent.

Au cours du mois, les stations en assec augmentent (11% sur le bassin) en particulier au nord du bassin, sur la rivière Doubs et pour 40% des stations suivies dans l'Ain (01) et l'Isère (38). Les peuplements piscicoles sont mis en péril sur ces secteurs. Dans le Jura (39), l'augmentation de la température de l'eau entraînent des développements algaux et végétaux sur de nombreux cours d'eau (l'Ain, la Loue, la Valouse) et constitue un stress pour les communautés aquatiques, en particulier les salmonidés. Des mesures de gestion sont mises en place localement, pour limiter l'impact des faibles écoulements. C'est le cas sur la rivière Ain avec des lâchers d'eau du barrage de Vouglans.

Limitation des usages de l'eau au 10 août 2018 :

Tous les départements des régions Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes, versant Rhône-Méditerranée, sont placés en vigilance ou ont pris des mesures de restriction des usages de l'eau. Le niveau d'alerte renforcée est atteint sur l'ensemble des départements du Doubs (25), de la Haute-Saône (70) et du Territoire de Belfort (90) ainsi que sur les bassins versants de la Grosne et la Seille et Guyotte en Saône et Loire (71), le bassin versant du Chéran en Savoie (73) et Haute-Savoie (74). La nappe de l'est lyonnais est en vigilance (couloir Décines) et en alerte (couloirs Heyrieux et Meyzieu) depuis le 25 avril 2018 sur le Rhône (69). Elle est passé en alerte depuis le 26 juillet 2018 en Isère (38).

En région PACA, aucune mesure de vigilance ou de limitation des usages de l'eau ont été prises sur les bassins versants des 6 départements. En Occitanie, seuls les départements de l'Aude (11), du Gard (30) et de la Lozère (48) ont quelques bassins versants placés en vigilance.

Des situations critiques relatives à l'approvisionnement d'eau potable, notamment par les petites sources karstiques, sont signalés sur 18 communes dans le département du Doubs (25) fortement impacté par la sécheresse. A force de sollicitations, les ressources d'appoint de grosses capacités, risquent d'arriver à saturation. Ce pourrait être le cas pour le lac de Saint Point et les puits de la vallée de la Loue.

Situation au 10 août 2018 - Tableau de bord de suivi des arrêtés départementaux (PDF)

Bilan : Les pluies modérées de juin ont permis de conserver les indicateurs hydrologiques proches ou supérieurs aux normales saisonnières principalement sur la moitié sud du bassin.

A partir de la mi-juillet, un épisode caniculaire s'installe sur le bassin alors que la pression sur la ressource en eau est au maximum (prélèvements, irrigation...). En conséquence, la situation hydrologique se dégrade rapidement, en particulier sur plusieurs secteurs déjà déficitaires en région Auvergne-Rhône-Alpes et en région Bourgogne-Franche-Comté. Les indicateurs hydrologiques sont bas et la situation des milieux aquatiques devient critique sur plusieurs cours d'eau dont la rivière Doubs. Les nappes d'eau souterraine fortement exploitées en vallée du Rhône conservent des niveaux bas.

Les situations déficitaires évoluant rapidement, les 1er comités sécheresse sont mis en place sur plusieurs départements dès le début du mois de juillet. Des mesures de limitation des usages de l'eau sont prises sur tous les départements de la moitié nord bassin. Au mois d'août, les secteurs déficitaires au centre et nord du bassin seront à suivre de près.

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Juin 2018 : situation favorable en ce début d'étiage 2018

(mis en ligne le 12 juillet 2018)

Le mois de juin 2018 est chaud, bien arrosé en début de mois avec de nombreux orages et de la grêle puis ensoleillé et plus sec en fin de mois. La température moyenne mensuelle est au-dessus de la normale de +1,5°C à localement +5°C. Les cumuls de précipitations sont modérés (de 50 mm à 150 mm) sur la majeure partie du bassin. Le littoral méditerranéen de Marseille à Perpignan enregistre des cumuls plus faibles, de 10 à 50 mm. La fonte du manteau neigeux est terminé sur les reliefs alpins.

Le bilan pluviométrique mensuel est majoritairement déficitaire sur la moitié nord du bassin avec des déficits enregistrés de moins 75% de la normale sur un large secteur de la Savoie (73) et des Hautes Alpes (05). Le bilan est majoritairement excédentaire sur la moitié sud du bassin, jusque 2 fois la normale sur les Alpes maritimes (06) et l'Hérault (34).

Le bilan pluviométrique depuis le 1er septembre 2017 est proche de la normale ou excédentaire (jusque 150%) sur la majeure partie du bassin. Il reste plusieurs petits secteurs déficitaires (de 10% à 25%) répartis sur la vallée du Rhône, les Hautes Alpes (05), les Bouches du Rhône (13), le Var (83) et les Pyrénées Orientales (66). Le cumul des pluies efficaces depuis le 1er septembre 2017 reste largement positif sur l'ensemble du bassin (de 50 mm à 2000 mm).

Au 1er juillet 2018 :

Les débits des cours d'eau sont élevés en ce début d'étiage principalement sur ceux des régions sud du bassin. L'hydraulicité est majoritairement proche ou supérieure à la moyenne mensuelle interannuelle pour l'ensemble des cours d'eau du bassin. Les cours d'eau de la moitié nord du bassin présentent des débits mensuels plus hétérogènes avec une nette amélioration en Bourgogne Franche-Comté. Quelques cours d'eau du bassin Rhône amont enregistrent des écoulements minimums caractéristiques d'une période de retour sèche de 5 à 10 ans (le Scey à Beveuge, la Chalaronne à Villards les Dombes, la Ménoge ....) et supérieure à 10 ans (la Sereine à Montluel et la Véga sur le bassin versant des 4 vallées Bas Dauphiné). A l'inverse, en région PACA, le Jabron et l'Artuby présentent une période de retour de 50 ans à caractère humide.

Le débit de la Saône à la station de Couzon (en amont de la confluence avec le Rhône) enregistre un débit moyen mensuel (320 m3/s) légèrement supérieur au débit moyen mensuel interannuel (270 m3/s). Les débits du Rhône sont supérieurs à la moyenne mensuelle interannuelle sur toutes les stations suivies.

Les niveaux des nappes d'eau souterraine sont élevés en ce début d'étiage mais la tendance générale est à la baisse en fin de mois. 62% des points suivis ont des niveaux proches de la moyenne voire au-dessus, majoritairement ceux de la moitié sud du bassin. Ainsi, le niveau des alluvions de l'Hérault et des alluvions de l'Aude est très haut pour cette période de l’année. Les niveaux sont modérément bas à très bas pour 38% des points suivis situés principalement à l'amont de l'axe Rhône-Saône. Les niveaux restent très bas pour les alluvions fluvio-glaciaires de l'est lyonnais (69) et de la plaine de Valloire (26) ainsi que les cailloutis plioquaternaires de la Dombes. Les aquifères de la vallée du Rhône, en aval de Lyon, ont enregistré de légères hausses mais insuffisantes pour atteindre la moyenne.

Les taux de remplissage des retenues du bassin sont tous supérieurs à 80%. Ces niveaux permettront de gérer la période d'étiage sans difficulté. En juin, la gestion optimisée du remplissage des barrages de Serre-Ponçon et Castillon dans les Alpes du sud, permet de débuter la saison estivale dans de bonnes conditions, avec des perspectives d'apports favorables durant l'été. Les retenues à vocation hydroélectrique des Alpes du nord sur l'Isère, le Drac et l'Arve présentent un remplissage supérieur à la normale.

Les sols superficiels se sont nettement asséchés au cours du mois sur les secteurs ayant enregistrés de faibles cumuls de précipitations. Ainsi, sur la moitié nord du bassin, les déficits atteignent 20%, voire 30%, sur plusieurs secteurs en Savoie (73), Haute-Savoie (74) et Hautes-Alpes (05). Sur la moitié sud du bassin, les sols sont relativement humidifiés et les excédents atteignent 60% sur quelques secteurs.

Les indices du réseau ONDE (Observatoire national des étiages) sont tous supérieurs à 9. Les stations d'observations de la campagne usuelle de juin 2018 sont à 97% en écoulement visible. Cette situation est plutôt exceptionnelle pour un début de période estivale sur le bassin Rhône-Méditerranée. Ainsi, les niveaux d’écoulement sont très favorables aux milieux aquatiques et aux espèces qui en dépendent. Cela a bénéficié, en particulier, aux cycles de vie des espèces cyprinicoles et aux amphibiens.

Limitation des usages de l'eau au 10 juillet 2018 :

Trois départements, l'Isère (38), le Rhône (69) et la Drôme (26) ont des secteurs placés en vigilance ou en alerte, essentiellement pour leurs eaux souterraines. La nappe de l'est lyonnais est placée en vigilance depuis le 17 avril 2018 en Isère (38) et en vigilance (couloir Décines) / alerte (couloirs Heyrieux et Meyzieu) depuis le 25 avril 2018 sur le Rhône (69).

Cinq départements ont revu les modalités de déclenchement des seuils dans leur arrêté cadre sécheresse applicables pour l’étiage 2018 : l'Isère (38) et les Pyrénées orientales (66) le 30 mai 2018, l'Hérault (34) le 18 juin 2018, l'Aude (11) le 27 juin 2018, le Gard (30) le 2 juillet 2018.

Bilan : les précipitations conséquentes du printemps ont permis une recharge efficace des eaux superficielles et des eaux souterraines. Avec les pluies modérées du mois de juin, les indicateurs hydrologiques sont restés majoritairement proches ou supérieurs aux normales saisonnières. Quelques indicateurs restent inférieurs aux normales en région Bourgogne Franche-Comté, sur le bassin versant de la Saône et les affluents du Rhône en amont de Lyon. De plus, la plupart des nappes d'eau souterraine fortement exploitées en vallée du Rhône conservent des niveaux bas, inférieurs au quinquennal ou décennal sec.

Cette situation hydrologique favorable permet d'aborder sereinement l'étiage estival. Contrairement aux 2 années précédentes, peu de secteurs présentent des situations de sécheresse. La situation sur les secteurs en déficit chronique de l'axe Rhône-Saône est cependant à suivre avec vigilance. De même, avec la perspective de faibles précipitations et la reprise des prélèvements pour l'irrigation dans les mois à venir, la situation fragile de la ressource en eau sur certains secteurs au centre et nord du bassin est à suivre de près.

(Ci dessous liens vers les cartes et tableaux de données)

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Pluviométrie

Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

Manteau neigeux

Réseau ONDE

 

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Mai 2018 : situation favorable pour aborder l'étiage estival

(mis en ligne le 18 juin 2018)

Le mois de mai 2018 est chaud et très arrosé avec de nombreux orages et parfois de la grêle. La température moyenne mensuelle est proche ou au-dessus de la normale (+1,2°C). Les cumuls de précipitations sont conséquents (de 100 mm à 200 mm) sur la majeure partie du bassin. La Bourgogne (versant Méditerranéen) ainsi que plusieurs secteurs des Alpes du nord et du sud et le littoral méditerranéen enregistrent des cumuls plus faibles, de 50 à 100 mm. La fonte du manteau neigeux se termine sur les reliefs alpins du nord et du sud. Elle est terminée sur les Pyrénées Orientales.

Le bilan pluviométrique mensuel est majoritairement proche de la normale ou excédentaire (de 125% à 200%) sur le bassin. Des secteurs déficitaires jusque moins 50% de la normale apparaissent localement en Côte d'Or (21), sur l'Ain (01), les 2 Savoies et les Hautes Alpes (05).

Le bilan pluviométrique depuis le 1er septembre 2017 s'améliore pour le 3ème mois consécutif : il est proche de la normale ou excédentaire jusque 125% sur la majeure partie du bassin. Des secteurs légèrement déficitaires (moins 10% à 25%) persistent sur plusieurs secteurs de la vallée du Rhône, des Hautes Alpes (05), des Bouches du Rhône (13), du Var (83) et des Pyrénées Orientales (66). Le cumul des pluies efficaces depuis le 1er septembre 2017 reste très largement positif, de 100 mm à 2000 mm, sur l'ensemble du bassin.

Au 1er juin 2018 :

La situation des cours d'eau est très hétérogène : ceux de la moitié nord du bassin enregistrent une hydraulicité majoritairement inférieure à la moyenne mensuelle interannuelle et ceux de la moitié sud du bassin enregistrent une hydraulicité majoritairement proche ou supérieure à la moyenne mensuelle interannuelle. Quelques cours d'eau du bassin Rhône amont présentent des écoulements minimums caractéristiques d'une période de retour sèche de 5 à 10 ans, voir supérieure à 10 ans. Ce sont en particulier, la Furieuse, la Cuisance, le Doubs à Besançon et à Labergement, l'Ain (haute vallée et basse vallée), le Foron de Sciez, la Sereine et l'Yseron.

Le débit de la Saône à la station de Couzon (en amont de la confluence avec le Rhône) enregistre un débit moyen mensuel (300 m3/s) légèrement inférieur au débit moyen mensuel interannuel (370 m3/s). Les débits du Rhône sont proches de la moyenne mensuelle interannuelle sur toutes les stations suivies.

Les nappes d'eau souterraine ont bénéficié d'une recharge efficace depuis 3 mois. Elles atteignent des niveaux proches de la moyenne voire au-dessus pour 60% des points suivis, majoritairement ceux de la moitié sud du bassin. Ainsi, les aquifères karstiques des régions de Montpellier et de Nîmes sont hauts voire très hauts pour cette période de l’année. Les niveaux sont modérément bas à très bas pour 40% des points suivis situés principalement à l'amont de l'axe Rhône-Saône. Les aquifères de la vallée du Rhône, en aval de Lyon, ont enregistré de légères hausses mais insuffisantes pour atteindre la moyenne. Les niveaux restent très bas pour les alluvions fluvio-glaciaires de l'est lyonnais (69) et de la plaine de Valloire (26) ainsi que les cailloutis plioquaternaires de la Dombes.

Les taux de remplissage des retenues du bassin sont majoritairement supérieurs à 70%. Ces niveaux permettront de gérer la période d'étiage sans trop de difficultés avec une vigilance à porter sur les barrages de Serre-Ponçon et Castillon dans les Alpes du sud. Seules les retenues à vocation hydroélectrique des Alpes du nord sur l'Isère, le Drac et l'Arve présentent un remplissage inférieur à la normale.

Les sols superficiels se sont humidifiés rapidement au cours du mois sur les secteurs ayant enregistrés des cumuls importants de précipitations. Ainsi, sur la moitié sud du bassin, l'humidité des sols restent majoritairement excédentaires de 20% à 50% par rapport à la normale. Les excédents atteignent même 70% sur le Vaucluse, le littoral gardois, héraultais et audois. Sur la moitié nord du bassin, les excédents sont plus faibles (10 à 20%). L'indice d'humidité des sols est légèrement déficitaire (-10% à -20%) en Côte d'Or et sur les Alpes du nord.

Les indices du réseau ONDE (Observatoire national des étiages) sont tous supérieurs à 9,5. Ceci traduit des niveaux d’écoulement très favorables aux milieux aquatiques et aux espèces qui en dépendent. 95% des stations d'observations de la campagne usuelle de mai 2018 sont en écoulement visible.

Bilan : les précipitations conséquentes des 3 derniers mois ont permis une recharge efficace des eaux superficielles mais aussi des eaux souterraines. Les déficits très importants cumulés en début d'année 2018 sur la moitié sud du bassin sont presque comblés. Ainsi, les indicateurs hydrologiques sont proches ou supérieurs aux normales saisonnières sur la moitié sud du bassin mais restent inférieurs aux normales en région Bourgogne Franche-Comté, sur le bassin versant de la Saône et les affluents du Rhône en amont de Lyon. De plus, la plupart des nappes d'eau souterraine fortement exploitées en vallée du Rhône conservent des niveaux bas, inférieurs au quinquenal ou décennal sec.

Cette situation permet d'aborder plus sereinement l'étiage estival avec la reprise des prélèvements et de l'irrigation. La situation sur les secteurs en déficit chronique de l'axe Rhône-Saône est cependant à suivre avec vigilance.

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Pluviométrie

Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

Manteau neigeux

Réseau ONDE

Limitation des usages de l'eau :

Au 10 juin 2018, 3 départements, la Drôme (26), l'Isère (38) et le Rhône (69), ont des secteurs placés en vigilance ou en alerte, essentiellement pour leurs eaux souterraines.

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Avril 2018 : recharge conséquente mais la situation reste fragile

(mis en ligne le 18 mai 2018)

Le mois d'avril 2018 est chaud. Il se positionne au 3ème rang des mois d'avril les plus chauds depuis 1960. Les températures moyennes mensuelles sont supérieures à la normale de plus 4°C et jusque plus de 10°C localement. Les cumuls de précipitations sont faibles (inférieurs à 75 mm) sur la moitié nord du bassin et plus conséquents (de 75 mm à 250 mm) sur la moitié sud du bassin. Ces cumuls atteignent même 300 mm sur les reliefs des Cévennes. La fonte du manteau neigeux s'amorce très rapidement au cours du mois sur tous les massifs alpins et pyrénéens.

Le bilan pluviométrique mensuel est très contrasté sur le bassin. Il est majoritairement déficitaire sur la moitié nord du bassin en particulier jusque moins 3/4 de la normale sur les reliefs des Vosges, du Jura et des Alpes du nord ainsi que la plaine de l'Ain et le Lyonnais. A l'inverse, le bilan est majoritairement excédentaire sur la moitié sud du bassin, jusque 3 fois la normale sur l'Hérault (34) et la moitié est de l'Aude (11).

Le bilan pluviométrique depuis le 1er septembre 2017 s'améliore pour le 2ème mois consécutif. Sur la vallée du Rhône et la moitié sud du bassin, les secteurs de déficits supérieurs à 25% de la normale ont quasiment disparus. Sur le reste du bassin, le bilan est proche de la normale ou excédentaire jusque 2 fois la normale en Bourgogne. Le cumul des pluies efficaces depuis le 1er septembre 2017 reste largement positif, supérieur à 100 mm sur l'ensemble du bassin.

Au 1er mai 2018 :

Les débits restent élevés sur les cours d'eau de la moitié sud du bassin. Sur la moitié nord, ils sont en baisse par rapport au mois précédent mais l'hydraulicité reste majoritairement proche ou supérieure à la moyenne. Quelques cours d'eau du bassin Rhône amont présentent des écoulements minimums caractéristiques d'une période de retour sèche de 2 à 5 ans, voir 10 ans. Ce sont en particulier, la furieuse, le Rahin, le Doubs à Besançon, l'Ain à Bourg de Sirod, l'Yseron à Craponne, la Véga, la Galaure.

Le débit de la Saône à la station de Couzon (en amont de la confluence avec le Rhône) enregistre un débit moyen mensuel (540 m3/s) légèrement supérieur au débit moyen mensuel interannuel (510 m3/s). De même, les débits du Rhône restent élevés au cours du mois. Ils sont supérieurs à la moyenne mensuelle interannuelle sur toutes les stations suivies. Fin avril, les gestionnaires du Rhône n'effectuent pas encore de stockage en amont du fleuve car l'apport important de la fonte du manteau neigeux est attendu dans les mois prochains.

L'amélioration de la situation de la ressource en eau souterraine enregistrée en mars, se poursuit au mois d'avril. La majorité des nappes continue leur recharge et les niveaux atteints sont modérément hauts à très hauts.

Cependant, la situation reste délicate sur les nappes de l'axe rhodanien malgré une légère hausse enregistrée. Ces nappes très sollicitées en prélèvements dont les alluvions fluvio-glaciaires de la plaine de Bièvre-Liers-Valloire et les alluvions fluvio-glaciaires de l'est lyonnais présentent des niveaux toujours bas pour la période (égaux ou inférieurs au quinquennal sec).

En région PACA, la hausse continue au cours du mois principalement pour les nappes de montagne. En fin de mois, les niveaux sont en majorité supérieurs aux niveaux moyens.
En région Occitanie, les niveaux, en hausse généralisée, sont tous au-dessus de la moyenne sauf ceux des alluvions quaternaires du Roussillon qui remontent légèrement mais restent inférieurs au quinquennal sec.

Les taux de remplissage des retenues du bassin sont majoritairement supérieurs à 50%. Depuis début avril, les gestionnaires des aménagements hydroélectriques de l’Isère et de l’axe Durance-Verdon laissent les niveaux bas afin de limiter le risque de crues dû aux précipitations à venir et aux apports de fonte du manteau neigeux qui a été particulièrement conséquent cet hiver. Dans les Pyrénées Orientales (66), les retenues de Matemale, Puyvalador, les Bouillouses ont elles aussi des taux de remplissage faibles, inférieurs à 50%.

Les sols superficiels se sont asséchés rapidement au cours du mois d'avril sur les secteurs ayant reçus peu de précipitations en particulier sur la moitié nord du bassin. Sur la moitié sud du bassin, l'humidité des sols superficiels restent majoritairement excédentaires (10 à 20%). Comme le mois précédent, les excédents atteignant plus de 50% se situent sur le littoral héraultais et audois.

Bilan : les pluies et la neige tombée en abondance au mois de janvier ont permis d'amorcer une recharge efficace des ressources en eau superficielles du bassin excepté sur l'axe rhodanien et la bordure méditerranéenne des régions PACA et Occitanie. Au mois de février, la faiblesse des précipitations et le froid ont dégradé la situation particulièrement sur la région PACA. Les précipitations conséquentes des mois de mars et d'avril ont permis une recharge efficace des eaux superficielles mais aussi des eaux souterraines à l'exception des nappes phréatiques en déficit chronique de l'axe rhodanien et des alluvions quaternaires du Roussillon.

Ainsi, depuis 2 mois, la situation de la ressource en eau s'est nettement améliorée sur le bassin Rhône-Méditerranée en particulier sur la région PACA, l'Hérault (34) et l'Aude(11) où les indicateurs sont proches ou supérieurs aux normales saisonnières. Début mai, la vigilance s'impose cependant sur les secteurs encore déficitaires car avec l'augmentation des températures, la reprise de la végétation et des besoins d'irrigation, un manque de précipitations peut rendre rapidement la situation critique.

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Pluviométrie

Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

Manteau neigeux

 

Limitation des usages de l'eau :

Au 10 mai 2018, les eaux souterraines de plusieurs secteurs des départements de la Drôme (26), de l'Isère (38) et du Rhône (69) sont placées en vigilance ou en alerte depuis respectivement les 16, 17 et 25 avril 2018.

En raison de l'amélioration des indicateurs hydrologiques, certains comités sécheresse ont été annulés (Vaucluse - 84).

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Mars 2018 : recharge significative des ressources en eau sauf sur l'axe rhodanien

(mis en ligne le 13 avril 2018)

Au mois de mars 2018, les précipitations sont conséquentes et les chutes de neige encore abondantes jusqu'en plaine. Les températures moyennes mensuelles sont proches de la normale ou légèrement inférieur jusque 2°C localement. Les cumuls de précipitations sont majoritairement supérieurs à 100 mm sur le bassin. Les cumuls les plus élevés (jusque 350 mm) se situent sur quelques secteurs au sud du Jura, en Savoie, sur les Hautes Alpes et sur les Cévennes. A l'inverse, à l'est de la Savoie et des Hautes Alpes, sur une partie de la vallée du Rhône, sur les Bouches du Rhône, le Roussillon et les Pyrénées Orientales, les cumuls sont très faibles (inférieurs à 50 mm). Début avril, l’enneigement sur les reliefs alpins et les Pyrénées Orientales est remarquablement élevé, frôlant les records sur les 59 dernières années.

Le bilan pluviométrique mensuel est majoritairement excédentaire sur l'ensemble du bassin : de 1,5 à 3 fois la normale sur la moitié nord sauf sur les zones de reliefs de la Savoie et de 2 à 5 fois la normale sur la moitié sud du bassin.

Le bilan pluviométrique depuis le 1er septembre 2017 s'améliore. Sur la vallée du Rhône et la moitié sud du bassin, les déficits se comblent partiellement. Les cumuls enregistrent moins de 10% à 25% de la normale. Le bilan est majoritairement excédentaire jusque plus de 25% de la normale sur les régions au nord du bassin et sur les reliefs nord alpins. Le cumul des pluies efficaces depuis le 1er septembre 2017 est largement positif, supérieur à 100 mm sur l'ensemble du bassin.

Au 1er avril 2018 :

Les débits des cours d'eau sont en hausse importante au cours du mois. Ils atteignent pour la majorité d'entre eux, des valeurs proches ou supérieures à leur moyenne mensuelle. Le débit de la Saône à la station de Couzon (en amont de la confluence avec le Rhône) enregistre un débit moyen mensuel (940 m3/s) supérieur au débit moyen mensuel interannuel (620 m3/s).

Quelques cours d'eau en région PACA (l'Argens, l'Arc, l'Huveaune) et dans le Roussillon (Têt, Tech et affluents côte Vermeille) enregistrent des débits inférieurs à la moyenne mensuelle. L'issole (bassin versant de l'Argens) et la Guisane (bassin Haute Durance) enregistrent des écoulements minimums caractéristiques d'une période de retour très sèche de 50 ans.

Les débits du Rhône controlés par les gestionnaires du fleuve restent élevés au cours du mois. Ils sont supérieurs à la moyenne mensuelle interannuelle sur toutes les stations suivies.

La situation de la ressource en eau souterraine s'améliore sur le bassin. Les niveaux des nappes sont majoritairement en hausse par rapport au mois précédent et 54% des nappes suivies atteignent leurs niveaux moyens.

Pourtant, la situation reste délicate principalement sur les nappes de l'axe rhodanien. Ces nappes très sollicitées en prélèvements dont les alluvions fluvio-glaciaires de la plaine de Bièvre-Liers-Valloire et les alluvions fluvio-glaciaires de l'est lyonnais présentent des niveaux toujours bas (égaux ou inférieurs au quinquenal sec) pour la période. Elles poursuivent cependant une hausse régulière depuis le mois de février.

En région PACA, la hausse des niveaux est générale au cours du mois. Certaines nappes alluviales ont même enregistré des pics de crue.

En région Occitanie, les niveaux, en hausse généralisée, sont tous au-dessus de la moyenne sauf ceux des alluvions quaternaires du Roussillon qui restent bas.

Les taux de remplissage des retenues du bassin sont très hétérogènes. Ils sont particulièrement bas pour les réservoirs à vocation hydroélectrique des Alpes du nord et en région PACA, en particulier pour la retenue de Serre-Ponçon (13%) et dans une moindre mesure pour la retenue de Castillon (46%). Les aménagements hydroélectriques de l’Isère et de l’axe Durance-Verdon ont été mobilisés en février pour la période de grand froid. Au mois de mars, la gestion du remplissage de ces retenues a été progressivement adaptée. Début avril, le gestionnaire laisse les niveaux bas sur ces retenues afin d’anticiper des épisodes de crue qui pourront être importants durant la période de fonte du manteau neigeux. Dans les Pyrénées Orientales (66), les retenues de Matemale, Puyvalador, les Bouillouses et Grandes Pâtures ont elles aussi des taux de remplissage faibles, inférieurs à 50%.

Les sols superficiels sont humides ou saturés sur une grande partie du bassin. Les excédents atteignent plus de 50% sur le littoral héraultais. Comme le mois précédent, 3 secteurs restent déficitaires : le secteur centré sur les Alpes du sud où le déficit s'étend, les secteurs centrés sur les Bouches-du-Rhône (13) et la façade littorale des Pyrénées Orientales (66) où les déficits diminuent.

Bilan : Les pluies du mois de janvier et la neige tombée en abondance ont permis d'amorcer une recharge efficace des ressources en eau superficielles du bassin excepté sur l'axe rhodanien et la bordure méditerranéenne des régions PACA et Occitanie. Au mois de février, la faiblesse des précipitations et le froid ont dégradé la situation particulièrement sur la région PACA. Les précipitations conséquentes du mois de mars sur l'ensemble du bassin, ont permis une recharge efficace en eau superficielle mais aussi en eau souterraine à l'exception des nappes phréatiques de l'axe rhodanien.

Début avril, la situation de la ressource en eau s'est bien améliorée sur le bassin Rhône-Méditerranée en particulier sur la région PACA mais la vigilance s'impose encore avec l'arrivée du printemps et la reprise de la végétation.

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Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

Manteau neigeux

 

Limitation des usages de l'eau :

Les mesures de limitation des usages de l'eau prises en février sur les départements des Pyrénées Orientales (66) et de l'Isère (38) sont levées respectivement depuis le 28 février et le 26 mars 2018.

Les eaux souterraines des secteurs sud du département du Rhône (69) sont placées en vigilance depuis le 10 avril 2018.

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Février 2018 : recharge très insuffisante des nappes sur l'axe rhodanien et la région PACA qui impose une vigilance dans la gestion des stocks d’eau

(mis en ligne le 16 mars 2018)

Février 2018 voit le retour du froid s’accompagnant de perturbations neigeuses jusqu’en plaine. En fin de mois, des pics de très basses températures (jusque moins 11°C) sont enregistrés. Les températures moyennes mensuelles sont de 1,5 °C à plus de 3 °C sous la normale. Les cumuls de précipitations sont faibles, majoritairement inférieurs à 75 mm sur le bassin. Les cumuls les plus élevés (de 100 à 150 mm) se situent sur quelques secteurs des Alpes du nord, la zone littorale de l'Hérault et le Vallespir, au sud des Pyrénées Orientales. Toute la vallée du Rhône enregistre de très faibles cumuls (inférieurs à 30 mm). Fin février, l’enneigement sur les reliefs alpins est nettement excédentaire et même proche de records depuis 1959.

Le bilan pluviométrique mensuel est majoritairement déficitaire sur le bassin, jusque moins 3/4 des normales sur les reliefs de la Savoie et des Hautes Alpes ainsi que sur la vallée du Rhône. Les zones excédentaires, jusque plus du double des normales, se situent sur la frange littorale du Var (83), des Bouches du Rhône (13) et de l'Hérault (34) ainsi que la moitié ouest des Pyrénées orientales (66).

Le bilan pluviométrique depuis le 1er septembre 2017 reste majoritairement déficitaire (moins 25 à 50 %) sur la moitié sud du bassin. Sur la moitié nord, le bilan est majoritairement proche des normales à excédentaire sauf sur le Rhône (69) et l'Ain (01). Le cumul des pluies efficaces depuis le 1er septembre 2017 reste positif, supérieur à 100 mm sur l'ensemble du bassin.

Au 1er mars 2018 :

Les débits des cours d'eau sont en baisse au cours du mois et atteignent pour la majorité d'entre eux, des valeurs proches de leur moyenne mensuelle. Le débit de la Saône à la station de Couzon (en amont de la confluence avec le Rhône) est en baisse mais le débit moyen mensuel enregistré (1080m3/s) reste supérieur au débit moyen mensuel interannuel (710 m3/s).

Plusieurs cours d'eau de l'Ain (01), du Rhône (69), de l'Aude (11) et tous ceux de la région PACA enregistrent des débits inférieurs, voir très inférieurs à la moyenne mensuelle. L'issole (bassin versant de l'Argens) et le Coulon (bassin versant du Calavon) enregistrent même des écoulements minimums caractéristiques d'une période de retour très sèche de 50 ans.

Les débits du Rhône sont eux aussi à la baisse par rapport au mois de janvier pendant lequel ils ont été exceptionnellement élevés. Ils restent cependant supérieurs à la moyenne mensuelle interannuelle sur toutes les stations suivies.

La situation de la ressource en eau souterraine est satisfaisante pour une partie des nappes du bassin qui ont profité d’une faible recharge hivernale. La situation est plus délicate pour 52 % des nappes qui enregistrent encore des niveaux modérément bas à très bas.

Les nappes de l’axe rhodanien, dont les alluvions fluvio-glaciaires de la plaine de Bièvre-Liers-Valloire et les alluvions fluvio-glaciaires de l'est lyonnais, présentent des niveaux encore très bas (égaux ou inférieurs au décennal sec) pour la période. Cependant, la tendance est à la stabilité ou en hausse sensible en fin de mois.

En région PACA, les nappes ont connu une certaine stabilité piézométrique mais les niveaux moyens enregistrés demeurent en général modérément bas pour la fin de période de recharge. Seuls les niveaux des nappes de montagne sont légèrement supérieurs aux niveaux médians avec des tendances plutôt à la baisse (sauf en haute Durance). En région Occitanie, les niveaux sont en hausse quasi généralisée. Seule les aquifères de la plaine du Roussillon sont bas, en particulier dans les secteurs "bordure côtière nord et "Aspres-Réart encore très déficitaires.

Les taux de remplissage d'une partie des retenues du bassin sont satisfaisants (supérieurs à 50 %). Les réservoirs à vocation hydroélectrique des Alpes du nord, sur l'Isère, le Drac et l'Arve, sont en baisse par rapport au mois précédent : leurs taux de remplissage sont inférieurs à la normale. En région PACA, le remplissage reste très faible pour les retenues de Serre-Ponçon (17%) et Castillon (17%). Les aménagements hydroélectriques Durance-Verdon ont été mobilisés pour la période de grand froid. Une gestion pour favoriser le remplissage des retenues de tête sera progressivement adaptée au cours du mois de mars. Les retenues dans les Pyrénées Orientales (66) ont elles aussi des taux de remplissage bas (17 à 33%).

Les sols sont humides sur une grande partie du bassin en particulier sur le littoral Héraultais ou l'excédent atteint 60%. Cependant, sur le nord et le centre du bassin, les excédents diminuent. 3 grands secteurs centrés sur les Alpes du sud, les Bouches-du-Rhône (13) et la façade littorale des Pyrénées Orientales (66) présentent des sols asséchés à hauteur de moins 20% à 60%.

Bilan : les pluies et la neige tombée en abondance sur les reliefs jurassiens et alpins au cours du mois de janvier, ont permis d'amorcer une recharge efficace des ressources en eau superficielles du bassin excepté sur l'axe rhodanien et la bordure méditerranéenne des régions PACA et Occitanie. En février, la faiblesse des précipitations n'a pas permis d'améliorer la situation des cours d'eau en région PACA. Elle reste très inférieure à une situation normale de fin de période hivernale. Une vigilance particulière s'impose pour le début du printemps.

Depuis 3 mois, les niveaux des nappes d'eau souterraine sont bas sur plusieurs secteurs en vallée du Rhône, en région PACA et sur le Roussillon. Il reste à souhaiter que la recharge se poursuive en mars et avril, mais il est à craindre qu’elle soit insuffisante pour aborder sereinement le printemps et l'étiage 2018.

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Pluviométrie

Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

Manteau neigeux

 

Limitation des usages de l'eau :

En février, 2 arrêtés de limitation des usages de l'eau ont été pris sur les départements de l'Isère (38) et des Pyrénées Orientales (66).

  • depuis le 1er février 2018, les secteurs Agly-Bourdigou et nappe plioquaternaire de la plaine de Roussillon sont placées en situation d'alerte renforcée.
  • depuis le 26 février 2018, les eaux souterraines pour les bassins versants /Galaure-Drôme des Collines/ /Est-Lyonnais/ et /Quatre-Vallées-Bas Dauphiné-Sud-Grésivaudan/ sont placées en situation d'alerte. Les eaux souterraines pour le bassin versant Bièvre-Liers-Valloire restent placées en situation d'alerte renforcée.

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Janvier 2018 : recharge des eaux superficielles mais limitée pour les eaux souterraines

(mis en ligne le 16 février 2018)

Janvier 2018 est marqué par une succession de passages perturbés très actifs, parfois tempétueux, dans une ambiance exceptionnellement douce. Les températures moyennes mensuelles sont au-dessus de la normale (de +2 à +6°C). Les cumuls de précipitations sont conséquents, majoritairement supérieurs à 75 mm sur le bassin. Ils sont supérieurs à 350 mm sur les reliefs des Vosges, du Haut-Jura au Bugey et sur les Alpes du nord. Les plus faibles cumuls (jusque 50 mm) sont enregistrés en région PACA et sur le Roussillon. Les chutes de neige sont très importantes sur les reliefs en particulier sur les Alpes du nord.

Le bilan pluviométrique mensuel est largement excédentaire jusque plus de 300 % des normales sur le Bugey, la Savoie et le littoral héraultais. Seuls 3 secteurs du littoral des Alpes maritimes (06), du Var (83) et des Pyrénées orientales (66) sont déficitaires jusque 50%.

Le bilan pluviométrique depuis le 1er septembre 2017 reste majoritairement déficitaire (de 25 à 50 %) sur la moitié sud du bassin mais le déficit est moins étendu et moins marqué, la zone déficitaire de plus de 50 % ayant quasiment disparu. Sur la moitié nord du bassin, le bilan est majoritairement proche des normales à excédentaire sauf sur le Rhône (69) et l'Ain (01). Le cumul des pluies efficaces depuis le 1er septembre 2017 est positif sur l'ensemble du bassin.

Au 1er février 2018 :

Les débits des cours d'eau sont en nette hausse : ils sont en majorité proches ou supérieurs à la moyenne mensuelle. Plusieurs cours d'eau en Franche-Comté et Rhône-Alpes présentent même des débits exceptionnellement élevés et caractéristiques d'une période de retour très humide de 50 ans (le Doubs, l'Ain, la Lanterne, la Savoureuse, l'Isère). Début février, les débits de l’Ain ont atteint des valeurs très élevées proches de la crue de février 1999 avec des apports importants venant de la Bienne. Le débit de la Saône est monté jusqu’à 2200 m³/s à la station de Couzon (en amont de la confluence avec le Rhône), débit proche de celui enregistré lors de la crue de novembre 2002. Le débit moyen mensuel enregistré à cette station est de 1500 m³/s soit 2 fois plus élevé que débit moyen mensuel interannuel (730 m3/s).

A l'inverse, certains cours d'eau en région PACA, sur l'Aude (09) et les Pyrénées Orientales (66) présentent encore des débits inférieurs, voir très inférieurs à la moyenne. L'issole, la Giscle, l'Argens, la Guisane (05) et l'Arc (13) enregistrent même des écoulements minimums caractéristiques d'une période de retour très sèche de 50 ans.

Les débits du Rhône ont été exceptionnellement bas pendant l’été 2017. La remontée spectaculaire des débits du Rhône depuis 2 mois, jusqu’à atteindre les plus hauts débits au mois de janvier 2018, est due notamment aux lâchers importants des services Industriels du canton de Genève à partir du barrage du Seujet. Toutes les stations, de l'amont à l'aval, enregistrent une hydraulicité 2 fois plus importante que la moyenne mensuelle interannuelle. Ainsi, les débits s'échelonnent du 1er au 4ème rang des débits les plus hauts depuis 98 ans !

La situation de la ressource en eau souterraine reste difficile pour 67 % des nappes suivies qui présentent encore des niveaux modérément bas à très bas. La tendance générale est cependant à la stabilisation ou à la hausse. Les nappes de l’axe rhodanien restent à des niveaux très bas (égaux ou inférieurs au décennal sec) et certaines sont toujours en baisse malgré la période hivernale de recharge (alluvions fluvio-glaciaires de la plaine de Bièvre-Liers-Valloire, alluvions fluvio-glaciaires de l'est lyonnais). En région PACA, les nappes alluviales et les réservoirs karstiques se rechargent partiellement mais les nappes côtières n'ont pas connu de remontée au cours du mois. En région Occitanie, les niveaux remontent par rapport au mois précédent. Seule la nappe pliocène supérieur du Roussillon reste à un niveau très bas.

Les niveaux des nappes actuellement en baisse sont caractéristiques des nappes en déséquilibre quantitatif dont les prélèvements sont supérieurs à la recharge et sur lesquelles les structures de gestion élaborent ou ont élaboré des plans de gestion quantitative de la ressource en eau (PGRE) pour tendre vers une gestion équilibrée et durable de ces ressources.

Les taux de remplissage des retenues sont globalement satisfaisants (supérieurs à 50 %). Les réservoirs à vocation hydroélectrique des Alpes du nord atteignent un remplissage supérieur à la normale. Le remplissage reste faible pour la retenue de Serre-Ponçon (45 %) en région PACA, de même pour les retenues de Puyvalador et Agly dans les Pyrénées orientales.

Les sols sont très humides sur une grande partie du bassin. L’indice d’humidité des sols est maintenant excédentaire de 10 % à 20 % sur le nord et le centre du bassin. Ceux du pourtour méditerranéen et des Alpes du sud restent toutefois majoritairement déficitaires jusque 50 % localement.

Bilan : les pluies et la neige tombée en abondance sur les reliefs jurassiens et alpins au cours du mois de janvier, ont permis d'amorcer une recharge efficace des ressources en eau superficielles du bassin excepté sur la bordure méditerranéenne des régions PACA et Occitanie.

Sur la moitié nord du bassin, les déficits cumulés en 2016 et 2017 sont résorbés. Les niveaux des nappes d'eau souterraine sont encore bas sur plusieurs secteurs en vallée du Rhône, en région PACA et sur le Roussillon. La recharge doit continuer impérativement en février, pour aborder sereinement le printemps 2018.

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Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

Manteau neigeux

 

 

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Décembre 2017 : le déficit important cumulé en 2017 sur le bassin se comble partiellement

(mis en ligne le 18 janvier 2018)

Au mois de décembre 2017, le froid alterne avec la douceur. Les températures sont très basses en début de mois, jusque -10°C. Les températures moyennes mensuelles sont conformes à la normale. La pluviométrie est plus conséquente que les mois précédents mais reste géographiquement contrastée. A l'ouest de la diagonale Mâcon-Toulon, les cumuls de précipitations sont faibles (inférieurs à 75mm). A l'inverse, ils sont élevés sur la façade est et le nord du bassin (supérieurs à 100mm). Ils atteignent même plus de 250mm sur les reliefs du Jura et des Alpes du Nord. Les chutes de neige sont conséquentes sur les reliefs en particulier de moyenne altitude.

Le bilan pluviométrique mensuel reste largement déficitaire (jusque moins 75% des normales) sur les secteurs peu arrosés au sud du bassin en particulier le Gard (30), l'Hérault (34) et les Pyrénées Orientales (66). Sur les autres secteurs, le bilan est proche de la normale à excédentaire, jusque 300 % des normales sur l'Ain, l'Isère et les Alpes du sud.

Le bilan pluviométrique depuis le 1er septembre 2017 reste encore déficitaire sur une grande partie du bassin mais les déficits se comblent en particulier sur la région PACA. Les déficits les plus marqués (moins 75 % des normales) se situent sur les départements du Gard et de l'Hérault. Sur les Vosges, le Jura et les Alpes du nord, ce bilan est proche de la normale. Le cumul des pluies efficaces depuis le 1er septembre 2017 est positif sur l'ensemble du bassin. Il reste cependant proche de zéro sur les secteurs peu arrosés du pourtour méditerranéen.

Au 1er janvier 2018 :

Avec l'arrivée des pluies, la situation des cours d'eau du bassin s'améliore. Les débits des cours d'eau alpins sont en nette hausse, ils sont proches ou supérieurs à la moyenne. Au nord du bassin, des crues sont survenues en fin de mois sur le Doubs amont, l'Ognon, la Loue, la Savoureuse. Le débit de la Saône (720 m3/s à la station de Couzon, confluence avec le Rhône) est élevé. Il est passé en dessus de la moyenne interannuelle (620 m3/s).

Au sud du bassin, la hausse des débits est plus limitée : 90% des stations de mesure enregistrent encore des débits inférieurs ou très inférieurs à la moyenne mensuelle interannuelle. Les écoulements minimums sont en majorité caractéristiques d'une période sèche (de 5 à 10 ans) ou très sèche (supérieure à 10 ans). La période de retour est même de 50 ans sur la Guisane (05), l’Issole (04-83), l'Arc (13) et la Giscle (83) en région PACA.

En décembre, les débits du Rhône sont, eux aussi, rapidement remontés. Toutes les stations, de l'amont jusqu’à Valence, enregistrent une hydraulicité bien au-dessus de la moyenne mensuelle interannuelle. Seule, la station aval de Beaucaire enregistre un débit légèrement inférieur à la moyenne mensuelle interannuelle.

La situation de la ressource en eau souterraine reste encore difficile : 61% des nappes principalement au centre et sud du bassin présentent des niveaux modérément bas à très bas. Seules les nappes alluviales de Franche-Comté continuent leur recharge. Les aquifères alluviaux et calcaires de Bourgogne se stabilisent mais sont encore bas, voire très bas (nappe libre de Dijon sud). Toutes les nappes à l’est de la région Auvergne-Rhône-Alpes restent à des niveaux bas ou très bas (alluvions de l'Isère, alluvions fluvio-glaciaire de la plaine de Bièvre-Liers-Valloire, alluvions fluvio-glaciaires de l'est lyonnais. En région PACA, au cours du mois de décembre, les niveaux des nappes commencent à évoluer à la hausse, essentiellement au nord et à l'est de cette région. En Occitanie, les niveaux des nappes restent bas mais se stabilisent par rapport au mois précédent.

Les taux de remplissage des retenues varient suivant les secteurs avec une tendance générale à la hausse. Ils restent faibles pour les retenues de Serre-Ponçon (44%) et Saint-Cassien (25%) en région PACA. Les réservoirs à vocation hydroélectrique des Alpes du nord ont aussi, comme le mois précédent, un remplissage inférieur au quinquenal. Les volumes utilisables du canal de Bourgogne et du canal du centre varient autour de 50% sauf ceux du canal de Chazilly qui restent faibles (24%).

L’assèchement des sols superficiels continue à être marqué sur la vallée du Rhône, sur le sud ouest de la région PACA, sur les Hautes-Alpes (05) et sur la façade méditerranéenne de la région Occitanie. Les déficits sont encore importants sur ces secteurs (de 40% à 80 %). Sur le nord du bassin, le Jura et les Alpes du nord, les sols retrouvent des excédents d'humidité (de 10 à 30%).

Le manque de précipitations entraîne des niveaux d'écoulement des eaux superficielles défavorables à la préservation des écosystèmes aquatiques et des espèces qui en dépendent. Une campagne complémentaire exceptionnelle du réseau ONDE (observatoire national des étiages) a été effectuée au mois de décembre sur 3 départements en situation difficile (Isère, Drôme et Ardèche). Les écoulements redeviennent progressivement acceptables mais restent faibles pour la saison : 1/3 des stations de la Drôme sont encore en écoulement insuffisant. Dans l'ensemble, l'étiage se termine sur le bassin : on observe un retour à un taux d’écoulement minimum sur l’ensemble des départements. Les observations du réseau ONDE sont suspendues et reprendront au mois de mai 2018.

Bilan : l'arrivée des pluies et de la neige au nord et sur l’ensemble de la façade est, du Jura aux Alpes du sud, ne sont pas suffisantes pour combler les déficits en eau cumulés en 2016 et 2017 sur la majorité des cours d’eau et des nappes d'eau souterraine du bassin Rhône-Méditerranée. Même si les indicateurs hydrologiques remontent, ils sont encore bas sur plusieurs secteurs en vallée du Rhône et au sud du bassin. Des limites historiques basses sont à nouveau atteintes ou dépassées.

L'étiage 2017, se termine au nord du bassin et se prolonge au sud où la situation de la ressource en eau reste précaire. La recharge doit s'amorcer impérativement en janvier et février, pour aborder sereinement le printemps 2018.

(Ci dessous liens vers les cartes et tableaux de données)

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Pluviométrie

Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

Manteau neigeux

Réseau ONDE

Limitation des usages de l'eau : situation au 10 janvier 2018

Au cours de l'été 2017, tous les départements du bassin, sauf la Haute-Savoie (74), ont pris des mesures de restriction des usages de l'eau. A l'automne, compte tenu de la pluviométrie très déficitaire sur le bassin, plusieurs départements ont renforcé les mesures prises. Fin novembre, 7 départements maintenaient leurs mesures de restriction en vigueur et les prolongeaient exceptionnellement jusque fin décembre.

Au 10 janvier 2018, 3 départements [Isère (38), Lozère (48) et Pyrénées Orientales (66)] ont encore des mesures de limitation des usages de l'eau en vigueur.

Situation au 10 janvier 2018 - Tableau de bord et cartes de suivi des arrêtés départementaux (format PDF)

Les arrêtés préfectoraux à consulter sur le site PROPLUVIA

Novembre 2017 : la sécheresse se prolonge à l’automne sur le bassin sauf en Franche-Comté

(mis en ligne le 14 décembre 2017)

Au mois de novembre 2017, le froid arrive. Les températures moyennes mensuelles sont conformes ou inférieures à la normale jusque 1,5°C. La pluviométrie est géographiquement contrastée. Les cumuls de précipitations sont quasi nuls (inférieurs à 5mm) sur une large bande littorale en Occitanie, de Montpellier à Perpignan. Ils sont faibles (de 20 à 50 mm) sur la région PACA et quelques secteurs en Occitanie. Le reste du bassin enregistre des cumuls qui s'échelonnent de 50 mm à plus de 200 mm sur les reliefs des Vosges, du Jura, des Alpes du Nord et des Cévennes. Les premières précipitations neigeuses tombent en fin de mois sur les reliefs mais aussi jusqu'en plaine.

Le bilan pluviométrique mensuel est déficitaire (10% à 75%) sur presque toute la moitié sud du bassin. Les déficits atteignent plus de 75% dans la région de Béziers (34), la moité est de l'Aude et la majeure partie des Pyrénées Orientales. Sur la moitié nord du bassin, ce bilan est proche de la normale à excédentaire jusque 200% en Franche-Comté. Les pluies efficaces mensuelles sont majoritairement positives sur le bassin (de 5 à 200 mm). Seule la bande littorale de Montpellier à Perpignan, enregistre des déficits de pluies efficaces jusqu'à -25 mm.

Le bilan pluviométrique depuis le 1er septembre 2017 est encore déficitaire sur l'ensemble du bassin. Les déficits les plus marqués (moins 75% des normales) se situe sur la région PACA, une partie des départements du Gard et de l'Hérault. Sur les autres secteurs, ils s'échelonnent entre 25% et 75% des normales. La Franche-Comté présente les déficits les plus faibles (jusque 25% des normales). Le cumul des pluies efficaces depuis le 1er septembre 2017 est proche de zéro (de -50 mm à +50 mm) sur la Saône-et-Loire (71), le Rhône (69) et la moitié sud du bassin à l'exception des Cévennes. Sur le reste du bassin, ces cumuls s'échelonnent de 50 à 400 mm.

Au 1er décembre 2017 :

L'étiage se poursuit sur la grande majorité des cours d'eau du bassin à l'exception de ceux de la Franche-Comté. En novembre, 85% des stations de mesure enregistrent encore des débits inférieurs ou très inférieurs à la moyenne mensuelle interannuelle. Les écoulements minimums sont en majorité caractéristiques d'une période sèche (de 5 à 10 ans) ou très sèche (supérieure à 10 ans). La période de retour est même de 50 ans sur la Guisane (05), l’Issole (04-83), l'Esteron (06), le Caramy (83), le Coulon-Calavon (84) et la Giscle (83) en région PACA. Le Roubion à la station de Soyans (26) est encore en assec. En Franche-Comté, la plupart des cours d'eau sorte de l'étiage et leurs débits se placent au-dessus des valeurs d'alerte ou de vigilance. Le débit de la Saône (250 m3/s à la station de Couzon, confluence avec le Rhône) est en hausse mais il reste cependant bien en dessous de la moyenne interannuelle (510 m3/s).

En novembre, les débits du Rhône remontent. Cependant, toutes les stations, de l'amont à l'aval, enregistrent une hydraulicité encore en dessous de la moyenne mensuelle interannuelle.

La situation de la ressource en eau souterraine est elle aussi difficile : 87% des nappes présentent des niveaux modérément bas à très bas. Une stabilisation ou une légère hausse est enregistrée sur les nappes des secteurs ayant reçus des précipitations durant les mois précédents. Pour les autres secteurs, les niveaux sont en dessous des normales de saison.

Au nord du bassin, la recharge s'amorce sur les nappes alluviales de Franche-Comté. En revanche, les aquifères alluviaux et calcaires de Bourgogne sont encore bas, voire très bas (nappe de Dijon sud et nappe du val de Saône). Seuls les alluvions profondes de la Tille gardent un niveau élevé. Toutes les nappes à l’est de la région Auvergne-Rhône-Alpes restent à des niveaux bas ou très bas malgré une légère hausse enregistrée en cours du mois (alluvions de l'Isère, alluvions fluvio-glaciaire de la plaine de Bièvre-Liers-Valloire, alluvions fluvio-glaciaires de l'est lyonnais (Meyzieux), nappe pliocène du Val de Saône).

En région PACA, l’étiage se poursuit, dans de sévères conditions, en particulier pour plusieurs nappes alluviales qui enregistrent les niveaux les plus bas mesurés (nappe des Sorgues ou du Rhône en amont d'Avignon, alluvions de la Durance moyenne, alluvions de la Siagne, nappe du Drac amont). Les ressources karstiques montrent des courbes de tarissement drastiques. En Occitanie, la situation s'améliore sur les karsts nîmois et montpelliérains ainsi que les alluvions de l'Hérault, de l'Orb et de l'Aude.

Les taux de remplissage des retenues sont majoritairement faibles (inférieurs à 50%) en conséquence de leurs modalités de gestion des usages de l'eau sur les secteurs aval depuis le mois de juin. Seules les retenues de Castillon et Sainte-Croix en région PACA ainsi que la retenue de Vouglans dans l'Ain (01) présentent des taux de remplissage supérieurs à 50%. Les réservoirs à vocation hydroélectrique des Alpes du nord sont plus hauts que le mois précédent (remplissage inférieur au quinquenal). Les volumes utilisables du canal de Bourgogne (15%) et du canal du centre (36%) restent faibles.

L’assèchement des sols superficiels continue à être très marqué sur la vallée du Rhône, sur la région PACA et sur plusieurs secteurs en Occitanie. Les déficits sont très importants sur ces secteurs (supérieurs à 70 %). Sur la façade nord-ouest du bassin, on enregistre une légère amélioration malgré la persistance des déficits (de 30 à 60%). Des excédents apparaissent en Franche-Comté (jusque 20%).

Le manque de précipitations entraîne des niveaux d'écoulement défavorables à la préservation des écosystèmes aquatiques et des espèces qui en dépendent. Une campagne complémentaire exceptionnelle du réseau ONDE a été effectuée au mois de novembre sur 9 départements en situation difficile (Ain, Isère, Drôme, Ardèche, Alpes maritimes, Gard, Lozère, Vaucluse, Aude). Les valeurs des indices ONDE sont remontées mais l'étiage reste sévère : environ 80% des stations d'observation sont toujours en écoulement visible faible ou en assec.

 

Bilan : l'étiage 2017, particulièrement sévère, se prolonge sur la majeure partie du bassin. Même si les indicateurs hydrologiques remontent, ils sont encore en grande majorité au plus bas et plusieurs limites historiques basses sont atteintes ou dépassées. La situation de la ressource en eau reste très critique sur plusieurs secteurs, en particulier de la région PACA. Seule la Franche-Comté amorce un début d'amélioration. Cette situation exceptionnelle de sécheresse automnale sur 9 départements du bassin reste très critique pour les écosystèmes aquatiques et leur biodiversité. Les précipitations arrivées fin novembre, dont notamment les précipitations neigeuses, devraient soulager la situation sur une partie du bassin.

(Ci dessous liens vers les cartes et tableaux de données)

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Pluviométrie

Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

 

 

Réseau ONDE

Limitation des usages de l'eau : situation au 10 décembre 2017

Au cours de l'été 2017, tous les départements du bassin, sauf la Haute-Savoie (74), ont pris des mesures de restriction des usages de l'eau. A l'automne, compte tenu de la pluviométrie très déficitaire sur le bassin, plusieurs départements ont renforcé les mesures prises. Fin novembre, 7 départements maintiennent leurs mesures de restriction en vigueur et les prolongent exceptionnellement jusque fin décembre.

Ainsi au 10 décembre 2017 :

  • Le niveau d'alerte est en vigueur sur plusieurs secteurs des Alpes maritimes (06), de l'Isère (38) et de la Lozère (48),
  • Le niveau d'alerte renforcée est atteint à nouveau, depuis le 13 novembre, sur le département de la Drôme (26) et il est prolongé sur plusieurs secteurs du Vaucluse (84), du Gard (30), de l'Isère (38), des Pyrénées Orientales (66) et des Alpes maritimes (06).
  • Le niveau de crise est maintenu sur les bassins versants de la Roya, de la Bévera et du Loup dans les Alpes maritimes (06).

En novembre, les levées des mesures sont effectives sur l'Ardèche (07) depuis le 9 novembre, la Côte d'Or (21) depuis le 17 novembre, le Doubs (25) depuis le 21 novembre, la Loire (42) depuis le 30 novembre, le Var (83) depuis le 15 novembre et la Haute Saône (70) depuis le 1er décembre.

Situation au 10 décembre 2017 - Tableau de bord et cartes de suivi des arrêtés départementaux (format PDF)

Les arrêtés préfectoraux à consulter sur le site PROPLUVIA

Octobre 2017 : les indicateurs hydrologiques sont au plus bas

(mis en ligne le 17 novembre 2017)

Au mois d'octobre 2017, les températures sont à nouveau plus douces. Les moyennes mensuelles sont supérieures à la normale de 1°C jusque 2,5°C localement. Les cumuls de précipitations du mois d’octobre 2017 sont quasi nuls (inférieurs à 5 mm) sur toute la région PACA et quelques secteurs sur les départements du Rhône (69), de la Loire (42), de la Drôme (26), de l’Ardèche (07) et du Gard (30). Ils sont faibles sur le reste du bassin (en majorité inférieurs à 50 mm) à l’exception de l'extrême nord du bassin et des Cévennes. Ces deux derniers secteurs enregistrent des cumuls compris entre 100 et 150 mm.

Le bilan pluviométrique mensuel est très déficitaire de 50 % à 75 % sur tout le bassin. Seuls quelques secteurs de l'Hérault (34), de l'Aude (11) et des Pyrénées Orientales présentent un bilan proche de la normale. Les pluies efficaces mensuelles sont majoritairement négatives (comprise entre 0 et -25mm).

Le bilan pluviométrique depuis le 1er septembre 2017 est fortement déficitaire sur l'ensemble du bassin. En ce début d’année hydrologique 2017-2018 (1er sept 2017 au 1er sept 2018), toute la région PACA, les départements de la Drôme, de l'Ardèche, du Gard, une partie de l'Hérault et de la Lozère enregistrent les déficits les plus marqués (moins de 75% des normales). Les déficits sur les autres secteurs du bassin s'échelonnent entre moins 25% et 75% des normales.

Le cumul des pluies efficaces de l'année hydrologique est proche de zéro (de +50 mm à -50 mm) sur l’ensemble du bassin sauf sur les reliefs nord alpins, le Jura, les Vosges ainsi que les Cévennes où il atteint 100 ou 200 mm.

Au 1er novembre 2017 :

L'étiage des cours d'eau se poursuit au cours du mois d'octobre : 98% des stations de mesure enregistrent des débits inférieurs ou très inférieurs à la moyenne mensuelle interannuelle. Les écoulements minimums sont en majorité caractéristiques d'une période sèche de 2 à 5 ans ou de 5 à 10 ans. La période de retour est même de 50 ans sur l’Issole (83), le Coulon-Calavon (04) et la Giscle (83) en région PACA. La Chalaronne à la station Villars-les-Dombes (01), le Roubion à la station de Soyans (26) et le Gardon d'Alès à la station d'Alès (30) sont en assec. Les débits de la Saône sont en légère hausse depuis le début du mois. A la confluence avec le Rhône (station de Couzon), son débit est classé au 8ème rang des mois d'octobre depuis 96 ans (1920 à 2016).

En octobre, les débits du Rhône continuent à baisser pour atteindre des niveaux les plus bas connus en ce début d'automne depuis 96 ans. Toutes les stations, de l'amont à l'aval, enregistrent une hydraulicité encore bien en dessous de la moyenne mensuelle interannuelle. A la station de Valence, le débit de 390 m³/s est le plus faible enregistré pour un mois d'octobre sur la période 1920 à 2016.

La situation des nappes d'eau souterraine continue à se dégrader : 84 % d’entre elles présentent des niveaux modérément bas à très bas. En fin de mois, la tendance générale est encore à la baisse.

Au nord du bassin, les niveaux restent très bas pour la nappe libre de Dijon sud. Les nappes des alluvions fluvio-glaciaires en Plaine de Bièvre-Liers-Valloire évoluent en dessous des références décennales sèches et sont partout proches ou en dessous des minimas historiques. Les nappes des couloirs d'alluvions fluvio-glaciaires de l'est lyonnais sont basses. Celles du couloir de Meyzieu enregistrent une légère remontée en conséquence de l'arrêt des prélèvements agricoles.

Les nappes d'eau souterraines de la région PACA ressentent fortement l'absence de précipitation qui perdure depuis plusieurs mois. La baisse est générale dans les nappes alluviales, en particulier dans le secteur des Alpes du sud. La nappe alluviale du Drac subit le plus spectaculairement l'absence de précipitation. Elle enregistre une baisse d'environ 1 cm par jour au cours du mois d'octobre. De même en Occitanie, les niveaux piézométriques sont bas sur les karsts nîmois et Montpelliérains et les alluvions de l'Aude.

Les taux de remplissage des retenues sont majoritairement faibles (inférieurs à 50%) en conséquence de leurs modalités de gestion des usages de l'eau sur les secteurs aval depuis le mois de juin. Seules les retenues de Serre-Ponçon, Castillon et Sainte-Croix en région PACA présentent des taux de remplissage supérieurs à 50%. Les réservoirs à vocation hydroélectrique des Alpes du nord sont au plus bas (remplissage inférieur au décennal). Les volumes utilisables du canal de Bourgogne (6%) et du canal du centre (3%) sont aussi très faibles, ce qui entraîne des difficultés de navigation. Depuis le 1er octobre, la réserve sécurisée stockée dans le barrage de Serre Ponçon n'est plus utilisable. Les prélèvements se font dorénavant sur le débit naturel reconstitué de la Durance. Afin de limiter les débits prélevés dans la Durance, des mesures de restriction complémentaires sont prises sur les canaux pour réduire leurs prélèvements à 50% de la dotation.

L’assèchement des sols superficiels s'intensifie encore au cours du mois sur l'ensemble du bassin. Les déficits sont très importants (supérieurs à 70 %) sur la façade nord-ouest du bassin, sur la vallée du Rhône, sur la région PACA et plusieurs secteurs en Occitanie.

Le manque de précipitations entraîne des niveaux d'écoulement défavorables aux milieux aquatiques et aux espèces qui en dépendent. Une campagne complémentaire du réseau ONDE a été effectuée au mois d'octobre sur 15 départements en situation difficile : 22% des stations sont en assec et 7% ne présente pas d'écoulement visible. Sur les cours d’eau encore en eau, on observe des colmatages du substrat liés à la dégradation des développements algaux de cet été associés à une absence de coup d’eau. Habituellement, les hausses de débits du mois d’octobre contribuent à «nettoyer» les fonds avant la période de fraie des salmonidés. Ce phénomène très limité cette année et la chute des feuilles sur les milieux présentant un faible écoulement crée des conditions peu favorables à la fraie.

Bilan : L'étiage 2017 est particulièrement sévère et se prolonge depuis le mois de septembre sur l'ensemble du bassin. Les indicateurs hydrologiques sont en grande majorité au plus bas et plusieurs limites historiques basses sont atteintes ou dépassées. La situation de la ressource en eau devient très critique sur plusieurs secteurs, en particulier de la région PACA. Cette situation exceptionnelle de sécheresse automnale est aussi très critique pour les écosystèmes aquatiques et leur biodiversité. Il faudra des précipitations dans les mois à venir pour amorcer une recharge efficace et combler les déficits très importants en ce début d'automne.

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Pluviométrie

Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

 

 

Réseau ONDE

Limitation des usages de l'eau : situation au 10 novembre 2017

Au cours de l'été, tous les départements du bassin, sauf la Haute-Savoie (74), ont pris des mesures de restriction des usages de l'eau. En septembre, la prolongation de l'étiage sur le bassin a conduit plusieurs départements à renforcer les mesures en vigueur. Ces mesures ont été reconduites ou renforcées en octobre ou début novembre sur 12 départements du nord au sud du bassin.

Ainsi au 10 novembre 2017 :

  • Le niveau d'alerte est encore en vigueur sur 3 départements : Doubs (25), Haute-Saône (70), Loire (42),
  • Le niveau d'alerte renforcée est atteint sur 4 départements : Isère (38), Var (83), Vaucluse (84), les Pyrénées Orientales (66),
  • Le niveau de crise est atteint sur 4 départements :
    • la Côte d'Or (21) : BV Biètre depuis le 24 août,
    • les Alpes maritimes (06) : BV de la Roya, de la Bévera et du Loup depuis le 31 octobre,
    • le Gard (30) : BV des Gardons depuis le 7 septembre prolongé le 31 octobre ainsi que les BV de la Cèze, du Vidourle et la nappe des calcaires urgoniens depuis le 27 septembre prolongé le 31 octobre,
    • la Lozère (48) : bassin du Chassezac depuis le 25 août prolongé le 17 octobre.

Les levées des mesures sont effectives sur les 13 autres départements.

Situation au 10 novembre 2017 - Tableau de bord et cartes de suivi des arrêtés départementaux (format PDF)

Les arrêtés préfectoraux à consulter sur le site PROPLUVIA

Septembre 2017 : l'étiage très sévère se poursuit au cours du mois

(mis en ligne le 13 octobre 2017)

Au mois de septembre 2017, les températures sont fraîches. Les moyennes mensuelles sont inférieures à la normale de 1°C jusque 3°C localement. Sur la moitié nord du bassin, les cumuls de précipitations sont modérés sur les reliefs et ils sont faibles (de 30 à 75 mm) sur les secteurs de plaine. Sur la moitié sud du bassin, les cumuls sont tous inférieurs à 50 mm sauf sur les reliefs pyrénéens.

Le bilan pluviométrique mensuel est ainsi majoritairement déficitaire sur le bassin sauf au nord, sur une partie de la Franche-Comté et des Vosges qui présentent un bilan proche de la normale ou légèrement excédentaire. Les déficits les plus importants (moins du quart des précipitations) se situent sur un large secteur au sud du bassin (l'ouest de la région PACA, la vallée du Rhône de la hauteur de Lyon à l'embouchure, ainsi que les départements du Gard, de l'Hérault et une partie de la Lozère).

Le cumul des pluies efficaces de l'année hydrologique est proche de zéro (de +25 mm à -25 mm) sur l’ensemble du bassin sauf sur les reliefs nord alpins et pyrénéens ainsi que les Vosges et la Franche-Comté où ils atteignent +75 mm.

Au 1er octobre 2017 :

Les cours d'eau enregistrent un étiage très sévère : 95% d'entre-eux présentent des débits inférieurs à la moyenne mensuelle interannuelle. Les écoulements minimums sont en majorité caractéristiques d'une période sèche de 2 à 5 ans ou de 5 à 10 ans. La période de retour est de 50 ans sur quelques cours d’eau de la région PACA (l’Argens, le Calavon, la Giscle). Les débits de la Saône sont très bas. A la confluence (station de Couzon), ils sont classés au 3ème rang depuis 97 ans (1920 à 2016).

En septembre, les débits du Rhône continuent à baisser pour atteindre des niveaux extrêmement bas pour cette fin de période estivale. Toutes les stations, de l'amont à l'aval, enregistrent une hydraulicité encore bien en dessous de la moyenne mensuelle interannuelle. Le classement des débits moyens mensuels s'échelonne du 3éme au 11ème rang sur la période 1920 à 2016.

La situation des nappes d'eau souterraine reste tendue : 78 % d’entre elles présentent des niveaux modérément bas à très bas. En fin de mois, la tendance générale est encore à la baisse. Au nord du bassin, la dégradation des niveaux se poursuit malgré les épisodes pluvieux du mois de septembre. Les niveaux sont généralement bas, voire très bas comme pour la nappe libre de Dijon sud ou les nappes des alluvions fluvio-glaciaires en Plaine de Bièvre-Liers-Valloire qui évoluent en dessous des références décennales sèches et sont partout proches ou en dessous des minimas historiques. Les nappes des couloirs d'alluvions fluvio-glaciaires de l'est lyonnais restent modérément basses. Celle du couloir de Meyzieu amorce une hausse en conséquence de l'arrêt des prélèvements agricoles. Sur la moitié sud, la situation des nappes est plus hétérogène. Pour environ 60% d'entre-elles, l'étiage n'est pas encore terminé. Les niveaux sont encore très bas en particulier, les nappes alluviales de la Bléone et du Drac en région PACA ainsi que les alluvions de l'Orb, de l'Aude et les karsts nîmois en Occitanie. Les aquifères plio-quaternaire sont proches des moyennes, excepté dans les secteurs « bordure côtière Nord » et « Aspres-Réart » du pliocène qui restent très déficitaires.

Les taux de remplissage des retenues sont majoritairement faibles en conséquence des soutiens d'étiage importants depuis 3 mois. Seule, la retenue de Castillon présente un taux de remplissage supérieur à 75%. Toutes les autres ont des taux compris entre 73% (Serre-Ponçon) et 21% (soutien d'étiage du Chassezac). Les réservoirs à vocation hydroélectrique des Alpes du nord sont encore très bas, inférieur au décennal. Les volumes utilisables du canal de Bourgogne (21%) et du canal du centre (11%) sont très faibles entraînant des difficultés de navigation.

Depuis le 1er octobre, la réserve sécurisée stockée dans le barrage de Serre-Ponçon n'est plus utilisable.

L’assèchement des sols superficiels s'amplifie au cours du mois sur les secteurs sud de la Bourgogne, le mâconnais et le lyonnais ainsi que sur toute la moitié sud du bassin sauf à l'extrême sud, le secteur des Pyrénées Orientales. La Drôme, l'Ardèche, la région PACA, le Gard (30), l'Hérault (34) et l'Aude (11) présentent plusieurs secteurs dont les sols sont asséchés de manière très marquée (déficits supérieurs à 80 %). A l'inverse, les secteurs de reliefs des Vosges, du Jura et des Alpes du nord présentent des indices d'humidité proche de la saturation (80 à 90%).

Les épisodes pluvieux du mois ont eu quelques effets significatifs sur les écoulements des cours d'eau de la moitié nord du bassin : 7 départements présentent des niveaux d'écoulement satisfaisants (Indice ONDE compris entre 8 et 10). Les départements du Rhône et de la Loire voient leur indice ONDE remonter. Les indices des autres départements, la Drôme (26), l'Ardèche (07), l'Isère (38) et l'Ain (01), restent à des valeurs historiquement basses. Sur le secteur Rhône amont, 27% des stations du réseau ONDE restent en assec et 8% ne présentent pas d'écoulement visible. L'absence de débit suffisant entraîne le développement algal (naturel et/ou amplifié par les fortes températures) et rend les milieux aquatiques très sensibles aux rejets. De plus, l’assèchement d’un certain nombre de tronçons impacte fortement l’habitat des cours d’eau. Ainsi, quelques mortalités piscicoles ont été constatées et la situation devient particulièrement tendue à l’approche de la période de reproduction de la truite fario, espèce principale de nombreuses rivières.

Sur la moitié sud du bassin, tous les départements sauf les Hautes-Alpes (05), les Bouches du Rhône (13) et les Pyrénées orientales (66) présentent un indice ONDE inférieur à 7. Les départements du Gard (30), Vaucluse (84), et du Var (83) enregistrent même des indices faibles, inférieurs à 5. Sur le secteur Rhône aval et côtiers méditerranéens, 44% des stations du réseau ONDE restent en assec et 9% ne présentent pas d'écoulement visible. La situation des milieux aquatiques reste particulièrement préoccupante. Si la situation venait à perdurer, la reproduction de la truite fario pourrait être perturbée avec des zones de frayères non accessibles car toujours en assec.

Bilan : l'étiage 2017 est particulièrement sévère et se prolonge au cours du mois de septembre. Sur la moitié nord du bassin, les indicateurs hydrologiques sont encore bas sur les secteurs de plaine. Sur la moitié sud du bassin, les précipitations du mois de septembre ont été largement insuffisantes pour rehausser les débits des cours d'eau et les niveaux des nappes malgré une baisse significative des prélèvements agricoles ou pour l’eau potable. Les indicateurs sont au plus bas sur de nombreux secteurs et la situation des milieux aquatiques est critique sur plusieurs cours d'eau.

Dans les mois à venir, la baisse des températures, l'arrivée des pluies ainsi que la baisse des prélèvements agricoles devront combler une partie des déficits très importants.

(Ci dessous liens vers les cartes et tableaux de données)

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la synthèse

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Pluviométrie

Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

 

 

Réseau ONDE

Limitation des usages de l'eau : situation au 10 octobre 2017

En août, tous les départements du bassin, sauf la Haute-Savoie (74), avaient pris des mesures de restriction des usages de l'eau. Au cours du mois de septembre, la prolongation de l'étiage sur le bassin a conduit l'Isère (38) - les Alpes de Haute-provence (04) - les Hautes Alpes (05) - le Vaucluse (84) - l'Aude (11) - le Gard (30) - l'Hérault (34) et la Lozère (48) à renforcer les mesures déjà en vigueur.

Les levées des mesures sont effectives depuis le 30 septembre 2017 :

  • en région Bourgogne-Franche Comté : sur tous les départements sauf la Côte d'Or (21) et le Jura (39),
  • en région Auvergne Rhône-Alpes : sur l'Ain (01), la Drôme (26), la Loire (42) et la Savoie (73)
  • en PACA : sur les Hautes-Alpes (05)
  • en Occitanie : sur les Pyrénées Orientales (66)

En septembre, des problèmes d'approvisionnement (exceptionnelles) pour l'eau potable ont été rencontrés sur le secteur de Pontarlier (Doubs - 25)

Depuis le 1er octobre, la réserve sécurisée stockée dans le barrage de Serre Ponçon n'est plus utilisable. Les prélèvements se font dorénavant sur le débit naturel reconstitué de la Durance. Afin de limiter les débits prélevés dans la Durance, des mesures de restriction complémentaires sont prises sur les canaux pour réduire leurs prélèvements à 50% de la dotation.

Situation au 10 octobre 2017 - Tableau de bord et cartes de suivi des arrêtés départementaux (format PDF)

Les arrêtés préfectoraux à consulter sur le site PROPLUVIA

Année hydrologique 2016-2017 : recharge hivernale faible, étiage précoce qui s'intensifie en juin

Les bulletins de sept 2016 à août 2017 :Les bulletins mensuels de septembre 2016 à août 2017

 

Bilan de l'année hydrologique 2016-2017 :

Le bilan pluviométrique du 1er septembre 2016 au 31 août 2017 est majoritairement déficitaire sur le bassin. Les secteurs les plus déficitaires (jusque moins 50% des normales) sont répartis sur la Haute Saône (70), le territoire de Belfort (90), une partie du Doubs (25), de l'Ain (01), de l'Aude (11) ainsi que sur une petite bande du littoral varois (83) et autour de Nice (06). Ce bilan est proche de la normale à faiblement excédentaire sur plusieurs secteurs de la moitié sud du bassin. Les excédents atteignent plus 25% des normales sur des secteurs en Savoie (73) et dans les Hautes Alpes ainsi que le secteur ouest de l'Hérault (34).

Les pluies efficaces (*) cumulées depuis le 1er septembre 2016 sont excédentaires sur l’ensemble du bassin. Les plus faibles cumuls (de 0 à 50 mm) se situent sur les Bouches-du-Rhône (13) et la moitié ouest de l'Aude (11).

(*) pluies efficaces = pluies - évapo-transpiration-réelle (ETR)

Rapport à la normale des précipitations
de septembre 2016 à août 2017

Cumul des pluies efficaces
de septembre 2016 à août 2017

 

Bilan hydrologique 2016-2017

 

Bilan hydrologique 2016-2017 (Délégation de bassin Rhône-Méditerranée - sept. 2017) (Format PDF)

 

 

 

Année hydrologique 2015-2016 : bilan pluviométrique déficitaire au sud et excédentaire au nord

Les bulletins mensuels à consulter :Consulter les bulletins mensuels de septembre 2015 à août 2016

 

Bilan pluviométrique de l'année hydrologique 2015-2016 :

Le bilan pluviométrique de l’année hydrologique 2015-2016 est proche de la normale à excédentaire sur la moitié nord du bassin. Les excédents jusqu’à 125%, se trouvent principalement en Bourgogne-Franche-Comté et sur la Savoie. A l'inverse, les cumuls de précipitations sont majoritairement déficitaires sur la moitié sud du bassin. Les déficits les plus marqués, de 25% à 50%, se situent sur les départements du pourtour méditerranéen, du Var au Pyrénées Orientales.

Les pluies efficaces (*) cumulées depuis le 1er septembre 2015 sont majoritairement positives sur le bassin (supérieures à 200 millimètres). Les valeurs dépassent même 1250 millimètres sur une partie des Alpes du nord et du Jura. Les cumuls les plus faibles (inférieurs à 100 millimètres) se situent sur les départements du pourtour méditerranéen, du Var au Pyrénées Orientales.

(*) pluies efficaces = pluies - évapo-transpiration-réelle (ETR)

Rapport à la normale des précipitations
de septembre 2015 à août 2016

Cumul des pluies efficaces
de septembre 2015 à août 2016

 

Année hydrologique 2014-2015 : bilan pluviométrique excédentaire au sud et déficitaire au nord

Les bulletins mensuels à consulter :Consulter les bulletins mensuels de septembre 2014 à août 2015

 

Bilan pluviométrique de l'année hydrologique 2014-2015 :

Le bilan pluviométrique de l’année hydrologique 2014-2015 est proche de la normale à légèrement déficitaire sur la moitié nord du bassin, sur les Alpes et sur l’Aude. Des excédents, jusqu’à 150%, se trouvent sur la vallée du Rhône et le pourtour méditerranéen.

Les cumuls de pluies efficaces depuis le 1er septembre 2014 sont positifs sur l'ensemble du bassin. Ils restent même majoritairement supérieurs à 300 millimètres. Les valeurs dépassent 1250 millimètres essentiellement à l'est des Alpes du nord et sur les Cévennes. Les bilans sont plus faibles (de 0 à 100 millimètres) dans l'Aude et les Pyrénées Orientales.

Nota : pluies efficaces = pluie - évapo-transpiration-réelle (ETR)

Rapport à la normale des précipitations
de septembre 2014 à août 2015

Cumul des pluies efficaces
de septembre 2014 à août 2015

 

Année hydrologique 2013-2014 : bilan pluviométrique favorable pour la ressource en eau sauf en LR

Les bulletins mensuels à consulter :Consulter les bulletins mensuels de septembre 2013 à août 2014

 

Bilan pluviométrique de l'année hydrologique 2013-2014 :

Depuis le 1er septembre 2013, le cumul des pluies est proche de la normale ou excédentaire sur la majeure partie du bassin. Le surplus s’échelonne de 10% à 50%. Les excédents les plus marqués, entre 25% et 50%, se localisent principalement en Rhône-Alpes et sur la zone littorale de PACA. Les zones déficitaires de 0 à 50 % se localisent dans l’Hérault, la moitié est de l’Aude et les 2/3 est des Pyrénées Orientales.

Les cumuls de pluies efficaces (pluie - évapo-transpiration-réelle (ETR)) depuis le 1er septembre 2013 sont positifs sur l'ensemble du bassin. Ils restent même majoritairement supérieurs à 300 millimètres. Les valeurs dépassent 1250 millimètres essentiellement du Haut-Jura au Bugey, sur une part des Alpes du nord, et plus localement dans les Vosges et le Vivarais cévenol. Les bilans sont plus faibles (de 0 à 100 millimètres) , dans l’Hérault, la moitié est de l'Aude et des Pyrénées Orientales.

Nota : pluies efficaces = pluie - évapo-transpiration-réelle (ETR)

Rapport à la normale des précipitations
de septembre 2013 à août 2014

Cumul des pluies efficaces
de septembre 2013 à août 2014

 

Année hydrologique 2012-2013 : bilan pluviométrique très favorable pour la ressource en eau

Les bulletins mensuels à consulter :Consulter les bulletins mensuels de septembre 2012 à août 2013

 

Bilan pluviométrique de l'année hydrologique 2012-2013:

Le bilan pluviométrique de la saison hydrologique 2012-2013 est majoritairement excédentaire. Il affiche des rapports à la normale compris entre 110% et 150% sur les régions nord du bassin, la région Rhône-Alpes et la région PACA. En région Languedoc-Roussillon, les rapports à la normale sont plus faibles, compris entre 90 et 110%.

Le cumul des pluies efficaces du 1er septembre 2012 au 31 août 2013 est positif sur l'ensemble du bassin. Les cumuls sont supérieur à 400 millimètres sur toute la frange est, en particulier sur les reliefs jurassiens et alpins où ils dépassent les 1000 millimètres. Sur la frange ouest, les cumuls varient entre 100 et 500 millimètres. Le secteur où les cumuls sont les plus faibles, de 0 à 50 millimètres, se situe sur le delta du Rhône.

Nota : pluies efficaces = pluie - évapo-transpiration-réelle (ETR)

Rapport à la normale des précipitations de septembre 2012 à août 2013

Cumul des pluies efficaces
de septembre 2012 à août 2013

Année hydrologique 2011-2012 : bilan hydrologique très contrasté

Les bulletins mensuels à consulter :Consulter les bulletins mensuels de septembre 2011 à août 2012

 

Bilan année hydrologique 2011-2012 :Bilan année hydrologique 2011-2012

Année hydrologique 2010-2011 : printemps exceptionnellement sec mais bilan hydrologique favorable

Les bulletins mensuels à consulter :Consulter les bulletins mensuels de septembre 2010 à août 2011

 

Bilan année hydrologique 2010-2011 :Bilan année hydrologique 2010-2011

Année hydrologique 2009-2010 : bilan hydrologique favorable pour la ressource en eau

Les bulletins de sept 2009 à août 2010 :Les bulletins mensuels de septembre 2009 à août 2010

 

Bilan hydrologique 2009-2010

Bilan hydrologique 2009-2010 (Délégation de bassin Rhône-Méditerranée - Déc 2010) (Format PDF)

 

 

 

Année hydrologique 2008-2009

Les bulletins de sept 2008 à août 2009 :Les bulletins mensuels de septembre 2008 à août 2009

Années hydrologiques de 2000 à 2008

Consultation des bulletins de situation hydrologique publiés de janvier 2000 à août 2008

(en ligne sur le serveur http://www.donnees.rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr)

Consulter les bulletins mensuels de janvier 2000 à août 2008

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2 - Situation hydrologique en région - Bulletins régionaux

Les bulletins de situation hydrologique régionaux paraissent avec une fréquence d'édition, en général, mensuelle.

En savoir plus ...

Situation hydrologique en région BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE

  Situation hydrologique en région AUVERGNE-RHÔNE-ALPES

  Situation hydrologique en région PACA

  Situation hydrologique en région ex-LRO - Archives

Nota : depuis 2016, il n'y a pas d'édition de la situation hydrologique sur la région OCCITANIE. Seuls les données de l'ex-région LRO sont relayées dans le bulletin du bassin Rhône-Méditerranée.

 

3 - Les Producteurs de données

Les bulletins de Bassin sont élaborés par la DREAL coordonnatrice de bassin à partir des données, commentaires ou avis fournis par plusieurs producteurs :

logo République Française

Les DREALs produisent les données sur les débits des cours d'eau et l'état de remplissage des retenues.

logo Météo-France

Les centres interrégionaux Centre-Est et Sud-Est de Météo-France élaborent les bulletins pluviométriques et les cartes de l'indice d'humidité des sols.

logo CNR

La CNR (Compagnie Nationale du Rhône) élabore le bulletin du fleuve Rhône. Il est établi un état comparatif des débits moyens mensuels avec les débits d'étiages historiques. Les stations de mesures suivies sont les plus représentatives d'une situation d'étiage sur le fleuve Rhône et ses affluents (Saône et Isère).

logo BRGM

Les SGR Service Géologique Régionaux du BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) produisent les données sur les niveaux des nappes d'eau souterraine.

logo EDF

EDF produit les données sur l'état de remplissage des retenues.

logo AFB

L'agence française pour la biodiversité regroupe, depuis le 1er janvier 2017, l'ONEMA (Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques), l’agence des aires marines protégées, les parcs nationaux de France et l’atelier technique des espaces naturels. L'AFB participe à l'observatoire national des étiages (ONDE) et élabore un diagnostic de l'état des milieux aquatiques et leurs peuplements.

logo République Française

Les 25 services départementaux chargés de la police de l'eau fournissent les informations relatives aux limitations des usages de l'eau et aux difficultés liées à ces usages.

 

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Mise à jour présentation le 29/11/2016