Situation hydrologique

Sommaire

1-Synthèse de la situation hydrologique sur le bassin

2-Situation hydrologique en région

3-Les producteurs de données

Rappel : l'année hydrologique s'étend du [1er septembre année n] au [31 août année n+1]

 1 - Synthèse de la situation hydrologique sur le bassin

Les bulletins de situation hydrologique du bassin Rhône et côtiers Méditerranéens ont une fréquence de parution mensuelle. Ces bulletins ont pour objet d’apporter une information synthétique sur la pluviométrie, l'humidité des sols, les débits des cours d'eau et du fleuve Rhône, le niveau des nappes d'eau souterraine, le taux de remplissage des retenues, l'état du manteau neigeux, l'état des écosystèmes aquatiques et l'observatoire des étiages ainsi que les informations départementales relatives aux restrictions d'eau en cours sur le bassin.

Juillet 2017 : un étiage très sévère

(mis en ligne le 11 août 2017)

Juillet 2017 voit l’alternance de périodes fraîches et d’épisodes chauds. La température moyenne du mois est proche des valeurs de saison ou excédentaire jusqu’à plus de 1,5°C. La pluviométrie est contrastée. Les épisodes perturbés, souvent orageux, donnent des cumuls conséquents, jusque 250 mm, sur les reliefs des Vosges, du Jura et des Alpes du nord. Sur le reste du bassin, les cumuls sont tous inférieurs à 75 mm. La région PACA, exceptés les Hautes-Alpes, et une large bande littorale du Gard (30), de l'Hérault (34) et de l'Aude (11) enregistrent des cumuls extrêmement faibles, inférieurs à 10 mm.

Le bilan pluviométrique mensuel est, comme le mois précédent, majoritairement déficitaire, en particulier sur le centre et le sud du bassin. Par rapport à la normale estimée depuis 30 ans, moins du quart des précipitations sont tombées sur la moitié sud de la région PACA, sur la moitié est du Gard (30) et une partie de la zone littorale de l'Hérault (34). A l'inverse, le département de la Savoie (73) présente un bilan excédentaire jusque plus 50% des précipitations. Les pluies efficaces mensuelles sont négatives sur tout le bassin sauf sur les reliefs des Alpes du nord et du Jura où elles atteignent 75 mm.

La pluviométrie cumulée depuis le 1er septembre 2016 reste majoritairement déficitaire sur le bassin. Les secteurs les plus déficitaires (déficit jusqu’à moins 50% de la normale) se réduisent au nord du bassin, sur la Haute Saône (70), le Doubs (25) et le Jura (39) mais s'agrandissent au centre sur l'Ain (01). Ce bilan reste proche de la normale à faiblement excédentaire sur la moité sud du bassin. Le cumul des pluies efficaces depuis le 1er septembre 2016 reste positif sur l’ensemble du bassin mais les secteurs de cumuls compris entre 100 et 200 mm s'agrandissent et les 2 secteurs avec les cumuls les plus faibles le mois dernier situés sur les Bouches-du-Rhône et la montagne noire enregistrent des cumuls très faibles, inférieurs à 50 mm.

Au 1er août 2017 :

La dégradation continue sur l'ensemble des cours d'eau du bassin : les débits sont inférieurs à la moyenne mensuelle, voire très inférieurs sur la majorité d'entre-eux. Seuls les cours d'eau du Gard (30) et de l'Hérault (34) retrouvent des débits proches de la moyenne. Les écoulements minimums sont en majorité caractéristiques d'une période sèche de 2, 5 ou 10 ans. La période de retour est même supérieure à 50 ans sur l'Arc provençal en région PACA. La Saône aval (station de Couzon) enregistre aussi des débits très bas, plus faibles que le mois précédent. Ainsi la station se situe au 4ème rang des débits les plus bas depuis 97 ans (elle était au 7ème rang fin juin).La dégradation continue sur l'ensemble des cours d'eau du bassin : les débits sont inférieurs à la moyenne mensuelle, voire très inférieurs sur la majorité d'entre-eux. Seuls les cours d'eau du Gard (30) et de l'Hérault (34) retrouvent des débits proches de la moyenne. Les écoulements minimums sont en majorité caractéristiques d'une période sèche de 2, 5 ou 10 ans. La période de retour est même supérieure à 50 ans sur l'Arc provençal en région PACA. La Saône aval (station de Couzon) enregistre aussi des débits très bas, plus faibles que le mois précédent. Ainsi la station se situe au 4ème rang des débits les plus bas depuis 97 ans (elle était au 7ème rang fin juin).

En juillet, le Rhône poursuit sa baisse. Toutes les stations, de l'amont à l'aval, enregistrent une hydraulicité qui reste encore bien en dessous de la moyenne mensuelle interannuelle. Les débits s'échelonnent du 11ème au 4ème rang des débits les plus bas depuis 97 ans.

Les épisodes pluvieux du mois n'ont pas permis d'améliorer la situation des nappes d'eau souterraines qui restent en majorité à des niveaux bas ou très bas. En fin de mois, la tendance générale est toujours à la baisse.

Les taux de remplissage des retenues de Vouglans, Serre-Ponçon, Castillon et les soutiens d'étiage de Montpezat et du Chassezac sont satisfaisants (supérieurs à 78%). Ils sont un peu plus faibles (proches de 70%) pour les retenues de Sainte Croix et Saint-Cassien. Les réservoirs à vocation hydroélectrique des Alpes du nord présentent un taux de remplissage très bas, inférieur au décénnal.

L’assèchement des sols superficiels continue au cours du mois sur l'ensemble du bassin. Ils deviennent extrêmement secs sur l'axe Saône-Rhône et la moitié sud du bassin (indice d'humidité des sols compris entre 0,05 et 0,40). Ils restent humides en surface uniquement sur les secteurs de reliefs des Vosges, du Jura et des Alpes du nord. Le bilan par rapport à la normale 1981/2010 de l’indice d’humidité des sols est majoritairement déficitaire sur le bassin de 10 à 60%, voir 80% sur le Var.

Les précipitations du mois de juillet ont peu affecté l'état des écoulements superficiels qui étaient déjà faibles fin juin. Les indices du réseau ONDE (Observatoire National Des Etiages) sont en nette régression sur la campagne d'observations de juillet : 3 départements (Drôme, Gard et Vaucluse) présentent un indice compris entre 5 et 6, ce qui traduit des niveaux d'écoulement très faibles. Le Var (83) présente l'indice le plus faible (4,83). L'étiage est sévère. De nombreux cours d'eau au centre et sud du bassin sont en rupture d'écoulement, voire en assec. La situation des milieux aquatiques est ainsi globalement préoccupante. Des mortalités piscicoles dues à ces assecs sont constatées sur les bassins versants en Isère (38) et dans la Drôme (26). Les cours d'eau salmonicoles de la Loire (42) et du Rhône(69) sont en situation très délicate. Localement des mesures de gestion sont prises pour limiter les impacts, comme sur la rivière Ain où des lâchers d'eau ont été réalisés à partir de la retenue de Vouglans.

Bilan :

Après un hiver et un printemps globalement secs, les fortes chaleurs et faibles précipitations du mois de juin entraînent une dégradation de la ressource en eau du bassin. Cette dégradation s'accentue au mois de juillet malgré les précipitations survenues à partir de la mi-juillet. Les conditions hydroclimatiques d'août seront déterminantes pour la gestion de la ressource et l'état des milieux aquatiques et de leurs peuplements.

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Pluviométrie

Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

 

 

Réseau ONDE

 

Limitation des usages de l'eau : situation au 10 août 2017

Fin juin, 19 départements du bassin étaient placés en vigilance ou avaient pris des mesures de limitation des usages de l'eau. Dès le début du mois de juillet, 7 autres départements (Haute-Saône / Saône et loire / Jura / Hautes-Alpes / Alpes maritimes / Lozère / Hérault) ont pris des mesures de restriction et 16 départements ont renforcé les mesures déjà en vigueur.

Ainsi au 10 août 2017 :

  • Le niveau d'alerte est atteint sur 15 départements pour les eaux superficielles et 9 départements pour les eaux souterraines
  • Le niveau d'alerte renforcée est atteint sur 8 départements (Côte d'Or, Saône et Loire, Ardèche, Alpes de Haute-Provence, Alpes maritimes, Var, Vaucluse, Aude).
  • Le niveau de crise est atteint sur 4 départements : l'Ain (eaux souterraines du bassin du pays de Gex depuis le 31 juillet), la Drôme (bassin de la Drôme depuis le 3 août), les Alpes de Haute Provence (bassin du Colostre depuis le 21 juillet), les Bouches du Rhône (bassin de l'Huveaune aval depuis le 4 août).

Situation au 10 août 2017 des restrictions des usages de l'eau - Tableau de bord de suivi des arrêtés départementaux (format PDF)

Les arrêtés préfectoraux à consulter sur le site PROPLUVIA

Juin 2017 : la sécheresse s'intensifie

(mis en ligne le 13 juillet 2017)

Les températures moyennes mensuelles du mois de juin 2017 se placent au-dessus des normales (+2°C à +4°C) marquées par une vague de chaleur précoce et intense du 18 au 24. La pluviométrie est contrastée. Les cumuls de précipitations, qui s'échelonnent de 75 à 200 mm, se concentrent sur les reliefs du Jura, des Alpes du nord et sur les sommets des Pyrénées Orientales. Ils sont beaucoup plus faibles (de 0 à 75 mm) sur le reste du bassin. Les secteurs les moins arrosés se situent sur le département de l'Aude et la région PACA, en particulier les zones littorales de l’Aude, du Var et des Alpes maritimes. La fonte du manteau neigeux est terminée sur tous les massifs depuis début juin sur les Alpes et fin avril sur les Pyrénées-Orientales.

Le bilan pluviométrique mensuel est majoritairement déficitaire, où moins du quart ou de la moitié des précipitations sont tombées sur le Var (83) et les Alpes maritimes (06) par rapport à la normale estimée depuis 30 ans. Les zones excédentaires se situent sur les Alpes du nord, une partie des Hautes Alpes (05), la Camargue (13) et les Pyrénées Orientales (66). Les pluies efficaces mensuelles sont positives uniquement au sud du Jura et sur les 2 savoies.

La pluviométrie cumulée depuis le 1er septembre 2016 reste majoritairement déficitaire sur la moitié nord du bassin mais les secteurs de déficit jusqu’à moins 50% de la normale, se réduisent. Ce bilan reste proche de la normale à faiblement excédentaire sur la moité sud. A l'image du mois dernier, le cumul des pluies efficaces depuis le 1er septembre 2016 reste positif sur l’ensemble du bassin (de 100 à 750 mm) avec des cumuls supérieurs à 1000 mm sur les sommets des Cévennes et de la Haute-Savoie. Seuls 2 secteurs situés sur les Bouches-du-Rhône et la montagne noire enregistrent un cumul de moins de 100 mm.

Au 1er juillet 2017 :

Une dégradation sur l'ensemble des cours d'eau du bassin est enregistrée : leurs débits sont faibles, voire très faibles sur la majorité d'entre-eux en particulier sur les départements de la Saône-et-Loire sur les petits affluents amont de la Saône et sur l’Ognon, de l'Aude sur le bassin versant de l’Aude et ses affluents comme le Fresquel et l’Orbieu, du Var sur l’Huveaune et la Giscle, le Vaucluse sur le Coulon-Calavon. Les écoulements minimums sont caractéristiques d'une période très sèche supérieure à 50 ans sur 3 cours d'eau en région PACA : l'Issole (bassin du Verdon), le Coulon (bassin du Calavon) et la Giscle. La Saône aval (station de Couzon) enregistre des débits très bas (7ème rang des débits les plus bas depuis 97 ans).

Le Rhône amont enregistre une légère hausse des débits (23ème et 26éme rang sur les stations de Bognes et de Perrache). Le Rhône aval enregistre une baisse des débits (14éme à 10 ème sur les stations de Ternay à Beaucaire). L'hydraulicité reste encore en dessous de la moyenne mensuelle interannuelle pour toutes les stations suivies.

La baisse des niveaux des nappes phréatiques amorcée en mai, continue au mois de juin. Sur la moitié nord du bassin, les niveaux moyens sont majoritairement bas. Les situations les plus tendues persistent et s'intensifient sur les nappes de la vallée du Rhône, de l’Isère et de la Drôme. Les nappes alluviales (vallée de Vienne, plaine de Valloire, plaine de Bièvre, plaine de Valence, la nappe de l’Est Lyonnais et en particulier le couloir de Meyzieu) atteignent des niveaux très bas (décennaux secs). Sur la moitié sud du bassin, la situation reste meilleure : 50% des nappes suivies conservent des niveaux proches ou au-dessus de la moyenne, notamment celles de l'Hérault et du Roussillon.

Les taux de remplissage des retenues du bassin restent globalement satisfaisants (supérieurs à 80 %). Ils sont un peu plus faibles (compris entre 57 et 70%) pour les retenues en Bourgogne et certaines des Pyrénées Orientales. Les niveaux sont suffisamment hauts pour aborder la saison estivale et assurer le soutien d'étiage notamment au niveau des retenues du groupe Chassezac (85%), du barrage de Vouglans (88%) et des retenues "muti-usages" en région PACA (75% à 99%). Les réservoirs à vocation hydroélectrique des Alpes du nord présentent un taux de remplissage plus élevé que le mois précédent. Il s'approche de la normale. Une vigilance sera nécessaire en termes de gestion de la navigation sur les canaux du Centre et de Bourgogne afin de pouvoir assurer le maintien de la navigation sur ceux-ci.

L’assèchement des sols superficiels continue au cours du mois sur l'ensemble du bassin. Ils deviennent particulièrement secs sur l'axe Saône-Rhône et une large bande du littoral méditerranéen. Ils restent humides en surface localement en Bourgogne, sur le sud-ouest de l’Ardèche, ainsi que sur la façade est du bassin, du Jura aux Hautes-Alpes. L’indice d’humidité des sols est majoritairement déficitaire sur le bassin de 10 à 40%, voir 50% sur le Var.

Les indices du réseau ONDE (Observatoire National Des Etiages) sont majoritairement compris entre 8 et 10, ce qui traduit des niveaux d’écoulement globalement favorables aux milieux aquatiques et aux espèces qui en dépendent. Les départements du Jura (39), de l'Ain (01) et du Vaucluse (84) présentent un indice plus faible, compris entre 7 et 8, qui traduit des ruptures d'écoulement ou des assecs sur certains cours d'eau et, en conséquence, une situation moins favorable aux milieux aquatiques. Des mortalités dues à ces assecs ont commencé à être constatés sur les bassins versants en Isère.

Bilan :

Après un hiver et un printemps globalement secs, les fortes chaleurs et faibles précipitations du mois de juin entraînent à nouveau une dégradation de la ressource en eau du bassin. Cette dégradation est moins marquée sur les reliefs du sud Jura et des Alpes du nord. A l'inverse, elle est particulièrement préoccupante sur le nord du bassin, la vallée du Rhône et le pourtour méditerranéen. La poursuite des conditions climatiques sèches au cours du mois de juillet, fait craindre des étiages sévères sur plusieurs cours d'eau du bassin notamment ceux des régions Bourgogne-Franche-Comté, ex-Rhône-Alpes et PACA ainsi que les départements de l'Aude (11) et de l'Hérault (34). De plus, les besoins en prélèvement d’eau, notamment pour l’irrigation, encore importants dans la période à venir risquent d'impacter significativement les conditions d’accueil des milieux naturels aquatiques et de déconnecter les annexes des cours d’eau. Cependant, leur situation est encore satisfaisante mais très fragile et dépendante de précipitations orageuses ponctuelles qui permettraient de maintenir des conditions acceptables pour les milieux aquatiques et les rendre moins sensibles aux atteintes de leur qualité physico-chimique.

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Pluviométrie

Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

 

 

Réseau ONDE

 

Limitation des usages de l'eau : situation au 13 juillet 2017

Au cours du mois de juin et début juillet, le passage en vigilance sécheresse est déclenché sur 4 départements (Ain, Loire, Alpes de Haute Provence, Lozère) et la Haute-Savoie est revenue en vigilance depuis le 9 juin.

13 départements ont pris des mesures d’alerte imposant des restrictions des usages de l'eau sur plusieurs bassins versants dans la partie nord du bassin (Haute-Marne, Vosges, Doubs, Haute-Saône, Territoire de Belfort, Savoie), dans la partie sud du bassin (Rhône, Drôme, Vaucluse, Bouches du Rhône, Gard, Hérault, Pyrénées Orientales).

Le niveau d'alerte renforcée est atteint depuis le 30 juin sur la Vouge et la nappe de Dijon sud (21) et depuis le 11 juillet sur les bassins versants Cance, Doux-Ay, Eyrieux-Ouvèze en Ardèche (07) et dans le département du Var (83) sur l’Huveaune et le Réal de Jouques/Béarn. Le niveau de crise est atteint sur le bassin versant de la Biètre en Côte d'Or (21) depuis le 30 juin et sur le secteur Hers mort dans l'Aude (11) depuis le 12 juillet.

Situation au 13 juillet 2017 des restrictions des usages de l'eau - Tableau de bord de suivi des arrêtés départementaux (format PDF)

Les arrêtés préfectoraux à consulter sur le site PROPLUVIA

Mai 2017 : l'étiage précoce impose des mesures de vigilance sur le bassin ...

(mis en ligne le 16 juin 2017)

Les précipitations de mai 2017 sont modérées (de 50 à 150 mm) sur la moitié nord du bassin et faibles (de 5 à 50 mm) sur le pourtour méditerranéen. Les secteurs les moins arrosés (avec des cumuls de précipitations de 10 à 20 mm seulement) sont d’ouest en est : les Corbières, l’est du Roussillon ainsi que la frange côtière du Var et de Nice. Au cours du mois, la fonte du manteau neigeux s'accélère sur les Alpes du nord et s'achève sur les Alpes du sud. Elle est terminée sur la bordure orientale des Pyrénées.

Le bilan pluviométrique mensuel est proche de la normale à excédentaire sur un large secteur au centre du bassin et un petit secteur autour de Marseille. Sur le reste du bassin, ce bilan est déficitaire mais dans une moindre mesure par rapport au mois précédent, en particulier au nord du bassin. Le niveau d’enneigement de la saison 2016-2017 reste un des plus faibles depuis les 58 dernières années sur les massifs alpins.

La pluviométrie cumulée depuis le 1er septembre 2016 reste majoritairement déficitaire (jusqu’à moins 50% de la normale) sur la moitié nord du bassin et proche de la normale à faiblement excédentaire sur la moité sud. On observe cependant une diminution des secteurs excédentaires par rapport à la fin avril. Le cumul des pluies efficaces depuis le 1er septembre 2016 reste positif sur l’ensemble du bassin (de 100 à 750 mm) avec des cumuls supérieurs à 1000 mm sur les sommets des Cévennes. Seuls, deux petits secteurs situés sur les Bouches-du-Rhône et la montagne noire cumulent moins de 100 mm sur les 9 derniers mois.

Au 1er juin 2017 :

A l'image de la pluviométrie, les débits des cours d’eau de la moitié nord du bassin sont en hausse et ceux de la moitié sud sont en baisse. L'hydraulicité mensuelle est inférieure à la moyenne pour 55% des rivières, en particulier celles au sud de la région PACA et sur le Roussillon [hydraulicité très faible (inférieur à 0,24) pour le Jabron, la Giscle, l'Aude amont, l'Orbieu (affluents Aude médiane), l'Agly, la reyssouze et la Chalaronne]. Les écoulements minimums sont caractéristiques d'une période très sèche supérieure à 10 ans sur quelques cours d'eau de la plaine de l'Ain et sur l'Aude amont et son affluent le Fresquel. On enregistre une amélioration de la situation pour les cours d'eau du Jura, de l'Ain, des Savoies et de la Drôme : les débits retrouvent des valeurs proches de la moyenne mensuelle. La Saône aval (station de Couzon) enregistre des débits encore bas (27ème rang des débits les plus bas depuis 97 ans).

Le Rhône enregistre une légère hausse des débits au mois de mai (13ème à 27éme rang selon les stations). Cependant l'hydraulicité reste encore très en dessous de la moyenne mensuelle interannuelle pour toutes les stations suivies. Au mois d'avril, les niveaux atteints étaient historiquement bas (3ème rang des plus bas depuis 97 ans); le débit moyen de 180 m³/s sur le Rhône amont du côté français (station de Bognes) a permis d’assurer le refroidissement de la CNPE de Bugey en ayant recours durant quelques jours aux eaux de l’Arve.

Le mois de mai est marqué par la fin de la période de recharge des nappes d'eau souterraine sur l’ensemble du bassin, ce qui se traduit par une baisse de leurs niveaux à l’exception des petites nappes des massifs alpins qui poursuivent leurs remontées. Les niveaux moyens sont majoritairement inférieurs à la moyenne mensuelle sur les nappes de la moitié nord du bassin : la baisse des niveaux amorcée en avril, continue au cours du mois de mai. Les situations les plus tendues sont enregistrées sur les nappes de la vallée du Rhône, de l’Isère et de la Drôme. Les niveaux bas à très bas sont dûs aux effets cumulés d’une recharge faible cet hiver et des prélèvements pour l’irrigation qui démarrent dans ces nappes.
Sur la moitié sud du bassin, la situation reste plus favorable avec seulement 35% des nappes qui présentent des niveaux bas. Les nappes de l'Hérault et du Roussillon conservent des niveaux autour ou au-dessus de la moyenne en raison de la pluviométrie significative des mois précédents et de la faible pression de prélèvements. En fin de mois, la tendance est à la baisse sur la majorité des nappes du bassin.

Les taux de remplissage des retenues multi-usages du bassin sont globalement satisfaisants (supérieures à 80 % à l’exception de la retenue de Saint-Croix à 73 % début juin). Les niveaux sont suffisamment hauts pour aborder la saison estivale et assurer le soutien d'étiage notamment au niveau des retenues du groupe Chassezac, du barrage de Vouglans et des retenues "muti-usages" en région PACA. Après une phase de reconstitution des stocks en novembre, ces dernières ont été fortement mobilisées cet hiver pour répondre aux enjeux du parc de production d’EDF et satisfaire la demande d’électricité notamment pendant la vague de froid du mois de janvier. La retenue de Serre-Ponçon a ainsi été abaissée de 25 m entre les mois de décembre et de février et celle de Castillon de 14 m. La gestion a ensuite été progressivement adaptée afin de favoriser le remplissage des retenues. Concernant la retenue de Sainte-Croix, sa gestion liée aux travaux à venir sur les usines de Quinson et Vinon, permettra de garantir les prélèvements d’eau et une cote de compatibilité touristique à la fin août.
En revanche, les réservoirs à vocation hydroélectrique des Alpes du nord présentent encore un taux de remplissage bas, inférieur au quinquennal.

L’assèchement des sols superficiels dû à un hiver sec, continue au cours du mois, notamment sur l'axe Saône-Rhône et une large bande du littoral méditerranéen. L’indice d’humidité des sols est majoritairement déficitaire sur le bassin de 10 à 30%.

Bilan :

Après un hiver sec sans pluies en décembre et janvier, un mois de mars modérément arrosé et un mois d'avril particulièrement sec, les précipitations du mois de mai tombées sur la moitié nord du bassin permettent une légère amélioration de la situation de la ressource en eau superficielles (cours d'eau, barrages) sur ce secteur. En revanche en l’absence d’une recharge hivernale suffisante, les niveaux des nappes, sollicités par le démarrage des prélèvements en irrigation ce dernier mois, baissent et atteignent des niveaux décennaux secs pour certaines nappes de la vallée du Rhône. Sur la moitié sud du bassin, peu arrosée au cours du mois de mai, la situation de la ressource en eau superficielle se dégrade et reste favorable pour les eaux souterraines mais les niveaux des nappes sont en baisse généralisée en fin de mois.

Le remplissage des retenues de Serre-Ponçon, Castillon et Saint-Croix en vue de la saison touristique et la capacité de constitution des réserves agricoles se déroulent sans problème, notamment grâce aux pluies de ces 4 derniers mois.

La situation hydrologique du Rhône qui présente des niveaux bas, demande une vigilance particulière pour le refroidissement des CNPE si des périodes de canicules survenaient. L'étiage précoce sur plusieurs cours d'eau a conduit quelques départements, essentiellement de la région Auvergne Rhône-Alpes, à prendre des mesures de vigilance.

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Pluviométrie

Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

Manteau neigeux

 

 

 

Limitation des usages de l'eau : situation au 15 juin 2017

Au 15 juin 2017, 7 départements sont placés en vigilance : - la Savoie (73) depuis le 5 janvier 2017, - l'Isère (38) depuis le 20 avril 2017, - la Drôme (26) depuis le 4 mai 2017, - le Rhône (69) depuis le 17 mai 2017 - l'Ain (01) pour les eaux souterraines depuis le 8 juin 2017, - la Haute-Savoie '74), en état d'alerte depuis le 3 mai 2017, est replacé en vigilance depuis le 9 juin. - le Gard (30) a placé en vigilance les secteurs de l'Hérault et de la Cèze aval depuis le 13 juin.

Les arrêtés préfectoraux à consulter sur le site PROPLUVIA

Avril 2017 : indicateurs hydrologiques bas, vigilance vis à vis de la sécheresse ...

(mis en ligne le 12 mai 2017)

Avril 2017 se caractérise par l’alternance de la douceur et du froid (températures moyennes mensuelles autour des normales et gelées en fin de mois) et des précipitations particulièrement faibles pour ce mois : les cumuls s’échelonnent de 30 à 100 mm sur la majeure partie du bassin. Les secteurs des Corbières et l’est Roussillon sont les moins arrosés avec des cumuls de précipitations de 10 à 20 mm seulement. Sur les massifs alpins, la fonte du manteau neigeux, amorcée en mars, continue rapidement au cours du mois d’avril. Elle ralentit légèrement en fin de mois avec le retour du froid. Sur les Pyrénées Orientales, la fonte se termine.

La pluviométrie cumulée depuis le 1er septembre 2016 reste majoritairement déficitaire (jusqu’à moins 50% de la normale) sur la moitié nord du bassin et proche de la normale à faiblement excédentaire sur la moité sud. Le cumul des pluies efficaces depuis le 1er septembre 2016 reste positif sur l’ensemble du bassin (de 100 à 750 mm). Cependant, les zones affichant moins de 200 millimètres gagnent du terrain par rapport au mois précédent, comme en Bourgogne, sur le sud du Rhône, le nord de la Drôme et les Pyrénées Orientales.

Au 1er mai 2017 :

Les débits des cours d’eau sont en baisse importante. L'hydraulicité est inférieure ou très inférieure à la moyenne mensuelle interannuelle pour 80% des cours d'eau du bassin, en particulier ceux de la moitié nord du bassin et de l'Aude. Dans le Jura, l'Ain, les Savoies, le Rhône, la Drôme et l'Aude, les écoulements minimums sont en majorité caractéristiques d'une période très sèche supérieure à 10 ans.
Le Rhône et la Saône à la confluence enregistrent aussi des débits faibles par rapport au mois de mars.

Les niveaux moyens des nappes d’eau souterraine sont principalement proches ou inférieurs à la moyenne mensuelle. La tendance à la hausse s’inverse au cours du mois : 65% des nappes sont déjà en baisse à la fin du mois. Il n’y a pas d’amélioration pour les nappes de la Savoie, du Rhône, de l’Isère et de la Drôme. Elles sont toutes à des niveaux bas, voire très bas. La situation reste plus favorable pour les nappes des régions sud du bassin : leurs niveaux sont majoritairement proches, voire supérieurs aux niveaux moyens mensuels.

Les taux de remplissage des retenues du bassin sont globalement satisfaisants (>75%). les niveaux de la plupart des réservoirs de PACA sont en hausse par rapport au mois précédent (+18,5 % retenue de Serre-Ponçon, +15 % retenue de Saint-Cassien, + 5 % retenue de Castillon). En revanche, la baisse des retenues du groupe Chassezac (-26%) et du barrage de Vouglans (-3,3%) dès le mois d’avril nécessite une vigilance accrue par rapport à la période estivale et un suivi particulier de ces réservoirs. Le remplissage des retenues "muti-usages" reste encore trop bas pour aborder la période de soutien d’étiage. De plus, les réservoirs à vocation hydroélectrique des Alpes du nord présentent à nouveau un taux de remplissage bas, inférieur au quinquennal.

Le manque de précipitations contribue à l’assèchement des sols superficiels, notamment de la façade nord-ouest du bassin à la vallée du Rhône ainsi que sur le pourtour Méditerranéen du Var aux Pyrénées Orientales. L’indice d’humidité des sols est majoritairement déficitaire jusque 20 % sur la moitié nord du bassin et l’Aude. Il est majoritairement proche de la normale sur la moitié sud.

Bilan : après un hiver sec, les précipitations de mars ont permis d’améliorer en partie la situation des ressources en eau du bassin. Mais, les faibles précipitations du mois d'avril entraînent à nouveau une dégradation de la situation :

  • pour les eaux superficielles : 80% des cours d'eau du bassin enregistrent des débits inférieurs ou très inférieurs à la moyenne.
  • les stocks de neige de cette saison hivernale ont été faibles sur tous les massifs et la fonte du manteau neigeux est bien engagée.
  • pour les nappes phréatiques : la trop faible recharge sur le bassin impose une vigilance accrue sur leur gestion.

Début mai, la situation hydrologique reste fragile sur le bassin notamment sur la moitié nord et l'Aude où les déficits accumulés depuis l'automne 2016 subsistent (jusque moins 50% des normales). La surveillance de l’évolution des situations déficitaires s'impose dès maintenant. L'arrivée de pluies significatives au cours du mois de mai devrait favoriser une remontée des niveaux les plus bas et améliorer la situation avant l'été.

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Pluviométrie

Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

Manteau neigeux

 

 

Mars 2017 : légère recharge au nord du bassin, excédents au sud

(mis en ligne le 13 avril 2017)

Le mois de mars 2017 se caractérise par la douceur. Les températures moyennes mensuelles sont supérieures aux normales de 2 à 3,5°C. Les précipitations sont modérées sur le bassin : de 75 à 150 mm et jusque 200 mm sur tous les reliefs. Sur l’axe Rhône-Saône, les Bouches-du-Rhône et les Hautes-Alpes, les cumuls de précipitations sont faibles (de 30 à 75 mm). Il neige en début de mois sur les Alpes du nord et en fin de mois sur les Alpes du sud. Sous l’effet des températures élevées, la fonte du manteau neigeux s’amorce rapidement en cours de mois sur tous les massifs.

Ainsi, le bilan pluviométrique mensuel est majoritairement proche de la normale à excédentaire sur le bassin. Des petits secteurs déficitaires de 25% à 50% persistent à l’extrême nord du bassin, dans l’Ain, le Rhône et l’Isère. La moitié sud du bassin est globalement excédentaire, jusque 3 fois les normales mensuelles. Le niveau d’enneigement est un des plus faibles depuis les 58 dernières années. Il atteint la moyenne interannuelle basse dans les Alpes du sud mais reste inférieur à cette moyenne dans les Alpes du nord.

La pluviométrie cumulée depuis le 1er septembre 2016 reste majoritairement déficitaire (jusqu’à moins 50% de la normale) au nord et centre du bassin. Elle est proche de la normale à excédentaire au sud du bassin. Le cumul des pluies efficaces depuis le 1er septembre 2016 reste positif sur l’ensemble du bassin (de 100 à 750 mm et jusque 1000 mm sur les Cévennes).

Au 1er avril 2017 :

Les débits des cours d’eau sont en nette augmentation depuis le mois de février : ils retrouvent en majorité des valeurs proches ou supérieures à la moyenne mensuelle interannuelle en particulier ceux de la région Bourgogne Franche-Comté. La situation reste tendue sur les cours d’eau de l’Ain, la vallée du Rhône et du Var où les débits enregistrent jusqu’à moins 70% des normales (Chalaronne, Touloubre, Giscle).
Le Rhône et la Saône à la confluence enregistrent aussi des débits en hausse par rapport au mois de février. L’hydraulicité est proche de la moyenne mensuelle interannuelle sur toutes les stations suivies.

Les nappes de Bourgogne Franche-Comté enregistrent encore des niveaux bas mais la tendance est à la hausse. On note une amélioration pour les nappes en Savoie. Il n’y a pas d’amélioration ou même une légère dégradation sur les nappes de l’est lyonnais, de l’Isère et de la Drôme avec une tendance à la baisse. Les alluvions de l’Eygues dans la Drôme présentent un niveau très bas (inférieur au 10 ans sec). La situation globale est confortable pour les nappes au sud du bassin : les niveaux sont proches ou supérieurs à la médiane avec une tendance globale stable ou à la baisse mais d’ampleur limitée, dans le Gard et l’Hérault. Dans les Pyrénées Orientales, en contexte de précipitations modérées depuis 2 mois et de baisse des prélèvements, la situation des aquifères du plio-Quaternaire s’améliore.

Les précipitations du mois ont participé au remplissage des retenues du bassin qui retrouvent pour la plupart des niveaux satisfaisants (>75%). Le taux de remplissage du barrage de Serre-Ponçon remonte légèrement mais reste encore bas (48%) pour aborder sereinement la période d’étiage. Les réservoirs à vocation hydroélectrique des alpes du nord présentent un taux de remplissage bas, inférieur au quinquennal.

Au nord du bassin, les sols s’assèchent sur les reliefs des Vosges, du Jura et une partie des alpes du nord. L’indice d’humidité des sols est légèrement déficitaire sur ces secteurs, de 10% à ponctuellement 20%. A l’inverse, les sols s’humidifient sur les Alpes du sud, les Cévennes et le Languedoc-Roussillon. Ces secteurs présentent des zones d’excédent de 10% à 40%.

Bilan : Après une période hivernale sèche, les précipitations de mars ont permis d’améliorer en partie la situation des ressources en eau au nord et au centre du bassin et de conforter la situation relativement satisfaisante au sud. Les stocks de neige de cette saison hivernale ont été faibles sur tous les massifs et la fonte est déjà bien engagée. La situation est encore tendue sur les cours d’eau des départements de l’Ain, du Var et de la vallée du Rhône où les débits enregistrent jusqu’à moins 70% des normales. La recharge des nappes phréatiques est globalement trop modérée sur le bassin et impose une vigilance accrue sur leur gestion au cours des mois à venir.

Début avril, la situation hydrologique n’est pas critique mais reste fragile au nord du bassin où les déficits accumulés depuis 6 mois subsistent encore sur plusieurs secteurs. Les pluies du mois d’avril sont attendues pour combler ces déficits et pouvoir aborder la saison estivale sereinement.

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Février 2017 : recharge hivernale faible sauf au sud-ouest du bassin

(mis en ligne le 16 mars 2017)

Le mois de février 2017 est doux. Les températures moyennes mensuelles sont supérieures aux normales de 2 à 4°C. Les précipitations sont modérées sur les reliefs et faibles (inférieurs à 75mm) sur l’axe Rhône-Saône et une partie du pourtour méditerranéen. Il neige au cours du mois sur les massifs alpins et pyrénéens. Le bilan pluviométrique de février est ainsi moins déficitaire que le mois de janvier. Sur la moitié nord du bassin, il est proche de la normale à excédentaire, jusque 25% de surplus au nord du Doubs et en Isère. Sur la moitié sud, il est excédentaire jusque 2 fois les normales mensuelles mais aussi déficitaire jusque moins des 3/4 de la normale sur les Bouches du Rhône et la moitié ouest de l’Aude. Le niveau d’enneigement est un des plus faibles depuis les 58 dernières années. Il atteint la moyenne interannuelle basse dans les Alpes du sud mais reste inférieur à cette moyenne dans les Alpes du nord.

La pluviométrie cumulée depuis le 1er septembre 2016 reste sensiblement au même niveau que le mois précédent. Au nord du bassin, le bilan est entièrement déficitaire avec des déficits de moins 25% à 50% des normales sur la majeure partie de la région Bourgogne-Franche-Comté et sur les Alpes du nord. Au sud du bassin, le bilan est globalement proche des normales ou légèrement déficitaire. Les secteurs excédentaires persistent et s’accentuent légèrement sur l’Hérault et en région PACA. Le cumul des pluies efficaces depuis le 1er septembre 2016 est positif sur l’ensemble du bassin.

Au 1er mars 2017 :

La situation des cours d’eau du bassin s’améliore, notamment en Franche-Comté. Sur la moitié nord du bassin, les débits sont tous plus élevés que le mois précédent mais pour la majeure partie d’entre eux, ils restent inférieurs à la moyenne. La situation est tendue sur les départements de l’Ain, la Savoie et du Rhône où les débits enregistrent jusqu’à moins 60 % des normales (Yseron, Giers). Pour les cours d’eau à l’ouest de la région PACA et ceux du littoral varois, la situation devient plus critique : les débits sont proches des débits mensuels quinquenaux secs. A l’inverse, la situation des cours d’eau de Languedoc, d’une partie du Roussillon et des contres-forts des Alpes, notamment de la Drôme est favorable : les débits sont en majorité supérieurs aux débits mensuels quinquenaux humides.

Le Rhône et la Saône à la confluence enregistrent des débits en hausse par rapport au mois de janvier sauf sur la station de Bognes en amont. L’hydraulicité reste tout de même inférieure à la moyenne mensuelle interannuelle sur toutes les stations suivies.

La situation des nappes d’eau souterraine est inversée entre celles de la moitié nord et celles de la moitié sud du bassin. Au nord, les 3/4 d’entre-elles ont des niveaux très bas à modérément bas avec une tendance générale à la stabilité ou à la hausse. Au sud, 68% des nappes présentent des niveaux proches de la moyenne ou des niveaux hauts. La tendance est, cependant, à la baisse en région PACA mais à la hausse pour celles de l’Hérault. Dans un contexte de précipitations plus significatives sur le sud-ouest, les nappes de ce secteur du bassin continuent leur recharge hivernale.

Les précipitations du mois ont participé au remplissage des principales retenues du bassin. Les niveaux des réservoirs à vocation hydroélectrique des alpes du nord et de PACA remontent à des niveaux satisfaisants. Seul, le taux de remplissage du barrage de Serre-Ponçon reste trop bas (41%) pour aborder sereinement la période d’étiage 2017. Les niveaux sont conformes à la normale sur les retenues des Pyrénées Orientales.

Le taux d’humidité des sols est majoritairement proche de la saturation, 85% à 100%, sur la moitié nord du bassin, les massifs alpins, les Cévennes et l’Hérault. Les sols sont plus secs (taux d’humidité compris entre 30 et 70%) sur la vallée du Rhône, les Bouches du Rhône ainsi que la moitié ouest de l’Aude et des Pyrénées Orientales.

Bilan : Après les 2 premiers mois d’hiver très secs, les précipitations de février ont permis d’améliorer légèrement la situation hydrologique au nord du bassin et de retrouver des secteurs excédentaires sur les Vosges et les Alpes du sud. Mais les déficits accumulés depuis 6 mois subsistent encore sur tout le 1/4 nord-est du bassin. Les stocks de neige sont faibles sur tous les massifs. La situation des cours d’eau reste tendue en Bourgogne-Franche-Comté et sur les départements de l’Ain, la Savoie et du Rhône où les débits enregistrent jusqu’à moins 60 % des normales. De plus, la recharge des nappes phréatiques de la moitié nord est modérée. Elle est plus conséquente pour celles de la moitié sud. Cette situation hydrologique mitigée, impose encore une vigilance sur la ressource en eau durant le mois de mars.

Le département de la Savoie a pris un arrêté de vigilance depuis le 5 janvier 2017 pour limiter les prélèvements nécessaires à la production de neige artificielle au profit de l’alimentation en eau potable des populations résidants dans les stations à cette période de l’année.

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Janvier 2017 : les déficits s’accentuent

(mis en ligne le 16 février 2017)

Le mois de janvier 2017 est froid et globalement peu arrosé. Les températures moyennes mensuelles sont inférieures aux normales (écart de -1°C à localement -5°C). Les précipitations sont très faibles (de 5 à 75 mm) sur l’ensemble du bassin sauf sur le massif des Cévennes et les Pyrénées Orientales où elles atteignent jusqu’à 200 mm. Après un mois de décembre très déficitaire, le bilan pluviométrique de janvier est lui aussi largement déficitaire : moins 75% à 100% des normales sur les régions nord et centre du bassin ainsi que la région PACA. Seuls les secteurs mieux arrosés au sud-ouest du bassin présentent un bilan proche des normales à excédentaire jusque plus 150% des normales. Les niveaux d’enneigement restent, eux aussi, faibles sur tous les reliefs en particulier sur les Alpes du nord où ils atteignent à peine la moyenne interannuelle basse.

La pluviométrie cumulée depuis le 1er septembre 2016 est majoritairement proche de la normale ou déficitaire. Au nord du bassin, le déficit atteint moins de 50% des normales sur la région Bourgogne-Franche-Comté et les Alpes du nord. Au sud du bassin, les secteurs excédentaires persistent mais s’atténuent sur l’Hérault et en région PACA. Le cumul des pluies efficaces depuis le 1er septembre 2016 reste tout de même positif sur l’ensemble du bassin.

Au 1er février 2017 :

La situation s’aggrave sur les cours d’eau principalement au nord du bassin où ils enregistrent des débits moyens mensuels très faibles. En Bourgogne-Franche-Comté , les débits minimums (VCN3) sont tous de caractère sec avec une période de retour remarquable de 50 ans ou plus pour 35% des stations suivies. En région PACA, plus de la moitié des cours d’eau enregistre des débits moyens mensuel 3 à 4 fois plus faibles que la normale et le caractère sec prédomine sur les débits minimums (VCN3). La situation hydrologique est plus favorable sur plusieurs cours d’eau du sud-ouest qui ont bénéficié des précipitations.

Le Rhône et la Saône à la confluence sont, eux aussi, impactés par le manque de précipitations. Les débits enregistrés en fin de mois sont très faibles sur le linéaire aval du Rhône à partir de la confluence avec la Saône (hydraulicité inférieure à 0,5 sur les 4 stations suivies).

La situation des nappes d’eau souterraine reste hétérogène suivant les secteurs et la réactivité des nappes. Au nord du bassin, les 3/4 d’entre-elles ont des niveaux inférieurs, voire très inférieurs à la normale avec une tendance générale qui se poursuit à la baisse. La recharge hivernale n’est pas amorcée. En région PACA, les niveaux sont en majorité proches de la normale mais la tendance est aussi à la baisse. Dans un contexte de précipitations plus significatives sur le sud-ouest, les nappes de ce secteur du bassin continuent, en partie, leur recharge hivernale.

Les niveaux des réservoirs à vocation hydroélectrique des alpes du nord et de PACA sont plutôt bas, suite à plusieurs mois de déficit hydrologique et à une forte sollicitation en production hydroélectrique pour répondre à la demande. Pour ceux des Pyrénées orientales, les niveaux sont conformes à la normale.

L’indice d'humidité des sols reste proche de la normale ou déficitaire jusqu’à moins 20% au nord du bassin et 50 % dans l’Aude. Les précipitations ont permis une humidification des sols superficiels du Gard, de l’Hérault et de la bande littorale de l’Aude et des Pyrénées Orientales. Sur ces secteurs, l’indice d'humidité des sols enregistre jusqu’à 40% d’excédent.

Bilan : faisant suite à un mois de décembre sec, les précipitations attendues en janvier ne sont pas arrivées. La situation hydrologique déficitaire persiste sur le Roussillon et s’aggrave sur la moitié nord du bassin, en particulier les cours d’eau de Franche-Comté marqués par un étiage hivernal sévère. Les déficits accumulés depuis 5 mois atteignent jusqu’à moins 50% des normales. La recharge des nappes d’eau souterraine est inexistante et les stocks de neige sont faibles. Cette situation hydrologique particulièrement tendue, impose une vigilance sur la ressource en eau durant la fin de l’hiver afin d’assurer la reconstitution des stocks nécessaires au printemps. Une attention particulière sera portée aux apports pour les réservoirs des alpes du nord et du sud. La situation de la ressource en eau est plus favorable sur la moitié sud du bassin, en particulier l’Hérault et l’est de PACA qui ont profité d’une pluviométrie plus abondante depuis septembre 2016. Mais, avec la remontée des températures, la vigilance s’impose dès maintenant.

Le département de la Savoie a pris un arrêté de vigilance pour limiter les prélèvements nécessaires à la production de neige artificielle au profit de l’alimentation en eau potable des populations résidants dans les stations à cette période de l’année.

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Décembre 2016 : déficit généralisé qui entraîne un début d’étiage hivernal marqué au nord

(mis en ligne le 17 janvier 2017)

Le mois de décembre 2016 est doux et très sec. Les températures moyennes mensuelles sont légèrement supérieures à la normale (+1°C) avec des écarts importants, localement de -2°C à +4°C. Les cumuls mensuels sont très faibles, ils ne dépassent pas 75 mm sur l’ensemble du bassin. Sur la façade est, en particulier sur les Vosges, le Jura, les Alpes du nord et une partie des Alpes du sud, les cumuls sont même tous inférieurs à 10 mm. Seuls quelques secteurs de l’Hérault et des Cévennes recueillent jusqu’à 100 mm de précipitations. Le bilan pluviométrique mensuel est ainsi très largement déficitaire sur l’ensemble du bassin : moins de 25 % à 75 % des normales sauf sur l’Hérault dont le bilan est proche des normales. L’enneigement reste lui aussi très faible sur les reliefs du bassin (Jura, Alpes du nord, Alpes du sud, Pyrénées Orientales).

Le bilan pluviométrique depuis le 1er septembre reste contrasté sur le bassin : il est déficitaire jusqu’à moins de 50% de la normale sur toute la moitié nord, sur la majeure partie du centre ainsi que sur le Roussillon. Au sud du bassin, les pluies conséquentes de novembre et, dans une moindre mesure, de décembre ont permis de conserver un bilan proche de la normale à excédentaire sur la plupart des secteurs.

Au 1er janvier 2017

La situation s’est dégradée sur une grande partie des cours d’eau du bassin en particulier sur ceux de Franche-Comté qui enregistrent des débits moyens mensuels très faibles. Les débits minimums sur ces cours d’eau sont tous de caractère sec avec une période de retour de 20 ans ou plus pour 50% d’entre eux. La Furieuse (sous bassin de la Loue) présente même un VCN3 historiquement bas (occurrence 50 ans). La situation hydrologique des cours d’eau de la moitié sud du bassin est plus favorable : les secteurs marqués par les crues de novembre et/ou les pluies de décembre conservent des débits proches ou supérieurs à la normale. Le Rhône et la Saône à la confluence sont, eux aussi, impactés par le manque de précipitations. Leurs débits enregistrent, en fin de mois, des valeurs très inférieures à la moyenne interannuelle pour les 6 stations suivies.

La situation des nappes d’eau souterraine est hétérogène : sur la moitié nord du bassin, 62 % des nappes ont des niveaux inférieurs, voire très inférieurs à la normale avec une tendance générale à la baisse. Certaines nappes de Franche-Comté atteignent leurs minimums historiques (alluvions du Breuchin, alluvions de la Savoureuse). Pour les nappes de l’Hérault et du Gard, la recharge amorcée en novembre continue. En région PACA, les niveaux sont en majorité proches ou supérieurs à la normale.

Les taux de remplissage des retenues du bassin sont satisfaisants pour la saison : ils sont tous supérieurs à 50 % sauf pour la retenue de Saint-Cassien. Les réserves pour l’eau potable, pour les usages agricoles et les retenues à vocation hydroélectrique (Alpes du nord) ont un remplissage inférieur à la normale.

Les sols superficiels se sont asséchés au cours du mois. Sur la majeure partie du bassin, l’indice d'humidité des sols varie de 0,5 à 0,8. Il est supérieur à 0,85 sur les Cévennes et l’Hérault. A l’inverse, il est faible (inférieur à 0,4) sur les Bouches du Rhône ainsi que sur l’Aude et les Pyrénées Orientales hors zone littorale.

Bilan : ce mois de décembre 2016 retrouve une situation hydrologique plus difficile sur le bassin Rhône-Méditerranée après l’accalmie du mois de novembre. La situation devient particulièrement préoccupante en région Bourgogne-Franche-Comté et sur les Alpes du nord où les déficits s’accentuent depuis 4 mois et atteignent jusqu’à moins de 50 % des normales de saison. L’absence de neige empêche de reconstituer les réserves nécessaires au printemps. Les précipitations sont attendues en janvier pour combler les déficits et amorcer durablement la recharge.

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Novembre 2016 : amélioration mais encore des déficits à l'extrême nord et l'extrême sud

(mis en ligne le 15 décembre 2016)

Le mois de novembre 2016 est doux et humide. Les températures moyennes mensuelles sont proches de la normale ou légèrement supérieurs (+1°C). Les cumuls mensuels dépassent 75 mm sur l’ensemble du bassin sauf sur la bande littorale de Marseille à Perpignan et sur le Roussillon. La région PACA a été particulièrement bien arrosée au cours de la 3éme décade, avec des cumuls de précipitations atteignant 400 mm sur les Alpes-maritimes et les Hautes-Alpes. Le bilan pluviométrique mensuel est ainsi largement excédentaire sur ces secteurs. A l’inverse, en Franche-Comté, l’absence de pluie depuis la mi-novembre aggrave les situations déjà déficitaires sur quelques secteurs.

Le bilan pluviométrique depuis le 1er septembre est contrasté sur le bassin : il reste majoritairement déficitaire sur la moitié nord et sur l’ouest de la bordure méditerranéenne, dans l’Aude et les Pyrénées Orientales (jusqu’à moins de 50% des normales). Il devient majoritairement excédentaire sur la moitié sud (jusqu’à plus de 200% des normales).

Au 1er décembre 2016

La situation s’est nettement améliorée sur les cours d’eau au sud de Franche-Comté, sur les cours d’eau du secteur Rhône-Alpes ainsi que sur les cours d’eau de la région PACA. Leurs débits sont en majorité supérieurs, voir très supérieurs, à la moyenne mensuelle. Sur les autres secteurs du bassin, les débits des cours d’eau sont plus élevés que le mois dernier. Sur les bassins versants au nord de Franche-Comté et en Occitanie, ils restent proches, voire inférieurs à la moyenne.

Les débits du Rhône et de la Saône à la confluence sont, eux aussi, bien remontés au cours du mois. Ils enregistrent, en fin de mois, des valeurs proches de la moyenne interannuelle pour 5 stations suivies et supérieures à la moyenne pour la station de Beaucaire, à l’aval du Rhône.

La tendance générale du niveau des nappes d’eau souterraine est à la hausse. La recharge est amorcée. Toutefois, en corrélation avec la pluviométrie, les niveaux sont encore bas sur quelques nappes au centre du bassin et au sud, sur le Roussillon.

Les taux de remplissage des retenues du bassin sont élevés. Pour la moitié d’entre elles, ils sont supérieurs à 75 %. Les réserves pour l’eau potables, pour les usages agricoles et les retenues à vocation hydroélectrique (Alpes du nord) ont un remplissage supérieur à la normale. En revanche, les retenues d’alimentation des canaux de navigation en Bourgogne, gérées par VNF, ont encore un taux de remplissage inférieur à 40% qui nécessitent des mesures d’économie d’eau et des conditions d’exploitation restrictives.

L'humidité des sols est presque à saturation (indice compris entre 0,85 et 1,0) sur l’ensemble du bassin sauf sur la zone littorale de Toulon à Montpellier ainsi que l’Aude et les Pyrénées Orientales (indice compris entre 0,2 et 0,6).

 

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Octobre 2016 : les pluies arrivent et la recharge s’amorce sur plusieurs secteurs

(mis en ligne le 23 novembre 2016)

Le mois d’octobre 2016 est automnal. Les températures moyennes mensuelles sont proches de la normale. Les pluies arrivent, en particulier au sud du bassin où elles comblent une partie des déficits. Les plus forts cumuls de 150 à 400 mm se situent sur l’Hérault, le nord du Gard, le sud de l’Ardèche ainsi que sur quelques secteurs de la région PACA.

Le bilan pluviométrique depuis le 1er septembre reste majoritairement déficitaire sur le bassin à l’exception du département de l’Hérault où l’excédent atteint 200% des normales.

Ce mois d’octobre 2016 marque la fin de l’étiage. La situation hydrologique, qui était tendue au centre et au sud du bassin, s’améliore. Les débits des cours d’eau remontent légèrement mais restent encore majoritairement inférieurs à la moyenne mensuelle interannuelle. De même pour les nappes d'eau souterraine : les niveaux sont encore bas, surtout en région PACA. La recharge est cependant bien amorcée pour les nappes du Gard et de l’Hérault. Les pluies de novembre devraient permettre d’améliorer durablement la situation et de continuer la recharge automnale.

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Limitation des usages de l'eau : situation au 13 novembre 2016

Au 13 novembre 2016, toutes les mesures de restriction prises sur 14 départements du bassin au cours de l’étiage 2016, sont levées sauf en Côte d’Or (21) sur les BV Ouche, Tille, Bèze.

Les arrêtés préfectoraux à consulter sur le site PROPLUVIA

Septembre 2016 : étiage sévère au centre et sud du bassin

(mis en ligne le 18 octobre 2016)

Le mois de septembre 2016 est chaud et peu arrosé. Les températures moyennes mensuelles sont supérieures à la normale de +2 à 3°C. Les précipitations sont modérées (de 50 à 100 mm) sur les reliefs, des Vosges jusqu’aux Alpes du sud, et sur les Cévennes. Sur le reste du bassin, elles sont faibles (cumuls inférieurs à 50 mm). Au sud de bassin, les premiers orages d’automne surviennent mais ils sont encore peu significatifs pour combler les déficits. Ainsi le bilan pluviométrique mensuel est majoritairement déficitaire sur l’ensemble du bassin, de 25% à plus de 75% sur un large secteur de la Drôme (26) et du Vaucluse (84) ainsi qu’un secteur autour de Marseille.

Depuis juin 2016, le bilan pluviométrique est majoritairement déficitaire sur les secteurs centre et sud du bassin. Les déficits les plus importants (moins 50% des normales) se situent sur les départements du Vaucluse, des Bouches du Rhône, de l’Hérault et de l’Aude ainsi que sur l’extrême sud du Var.

Au 1er octobre 2016

La situation s’est dégradée sur les cours d’eau de plaine en Rhône-Alpes et les cours d’eau de la moitié sud du bassin. Les débits moyens mensuels sont très faibles. L’étiage sur ces secteurs est sévère et tardif. Sur les départements de la Drôme et de l’Isère, 50% des stations hydrométriques suivies dans le cadre de l’observatoire des étiages ne présentent plus d’écoulement ou sont en assec. Sur le secteur méditerranée, 13% des stations sont en écoulement non visible et 24% des stations sont en assec (contre 33% le mois dernier).

Les débits du Rhône et de la Saône à la confluence sont, eux aussi, encore faibles : ils enregistrent en fin de mois des valeurs très inférieures à la moyenne sur l’ensemble des stations suivies.

Sur la moitié nord du bassin, les niveaux des nappes d’eau souterraine sont en majorité proches ou supérieurs à la normale. Sur la moitié sud, la situation reste tendue : seules, les nappes alluviales et karstiques de l’Hérault se stabilisent ou repartent à la hausse. Les nappes alluviales de plaine et du littoral de PACA, les ressources karstiques en région PACA, ainsi que les alluvions de l'Aude et les alluvions quaternaires du Roussillon enregistrent encore des niveaux inférieurs ou très inférieurs à la normale.

Les taux de remplissage des retenues du bassin sont bas mais représentatifs d’une fin de période d’étiage. Les retenues à vocation hydroélectrique des Alpes du nord ont un remplissage inférieur au quinquennal. Pour pallier à la persistance d’un étiage sévère sur le bassin versant du Rhône, les réserves sur ses affluents ont été mobilisées.

Le taux d'humidité des sols est compris entre 45 et 100% sur la moitié nord du bassin. Il reste faible (inférieur à 45%) sur la moitié sud du bassin. Les sols sont particulièrement secs (indice proche ou inférieur à 10%) sur les Bouches du Rhône, le Var, l'Aude et les Pyrénées Orientales.

Les indices ONDE de la campagne de septembre restent proches ou supérieurs à 6.00 pour 23 départements du bassin. L’Aude, le Gard et l’Hérault voient leurs indices remonter depuis la campagne précédente ce qui traduit une situation hydrologique plus favorable pour leurs milieux aquatiques. Les départements du Var et du Vaucluse enregistrent les indices les plus faibles (respectivement 4.7 et 3.3) : l’étiage sévère installé depuis 2 mois sur ces départements entraîne une réduction des capacités d’accueil des peuplements piscicoles dans les cours d’eau ainsi que le colmatage par des développements algaux induits par le réchauffement de l’eau.

Bilan : le mois de septembre est dans la continuité du mois d’août, marqué par de fortes chaleurs et des précipitations en dessous de la normale. L’étiage se poursuit sur la majeure partie du bassin. En fin de mois, les déficits de précipitations observés depuis 4 mois dans de nombreux sous-bassins de la région PACA et du Roussillon, entraînent une situation hydrologique particulièrement tendue. De nombreux cours d'eau sont en rupture d'écoulement ou en assecs et les niveaux des nappes d'eau souterraine sont très bas. Sur de nombreux cours d'eau, les biocénoses aquatiques sont impactées par la sécheresse. Les pluies d’octobre sont attendues pour améliorer durablement ces situations très critiques et démarrer la recharge automnale.

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Réseau ONDE

 

Limitation des usages de l'eau : situation au 10 octobre 2016

Au 10 octobre 2016, 14 départements ont mis en œuvre des arrêtés de restrictions des usages de l’eau. Depuis début septembre, 4 départements ont pris de nouveaux arrêtés de restriction (21/25/42/73) et 7 départements ont renforcé les mesures déjà prises (04/05/07/11/34/83/ 84).

Au cours de l’étiage 2016, le niveau d’alerte renforcé est atteint sur l’ardèche (07), la Drôme (26) ainsi que tous les départements de PACA, sauf les Alpes Maritimes, et tous les départements du Languedoc et du Roussillon. Le niveau le plus élevé (crise) est atteint sur plusieurs bassins versants dans 6 départements :

  • Alpes de Haute Provence (04), depuis le 16 août sur les BV Colostre, Largue et Lauzon et depuis le 6 septembre, sur le bassin versant de l’Asse.
  • Ardèche (07), depuis le 12 septembre, sur le bassin versant du Doux.
  • Aude (11), depuis le 26 juillet sur le BV Orbieu, depuis le 12 août sur le BV Argent-Double et depuis le 13 septembre sur le secteur Aude aval, Berre et Rieu.
  • Bouches du Rhône (13), depuis le 6 juillet sur le BV Réal de Jouques et depuis le 5 août sur le BV Huveaune aval.
  • Lozère (48), depuis le 12 septembre sur le BV Chassezac.
  • Var (83), depuis le 13 juillet sur le BV Béarn

Situation au 10 octobre 2016 des restrictions des usages de l'eau (carte format PDF)

Les arrêtés préfectoraux à consulter sur le site PROPLUVIA

Année hydrologique 2015-2016 : bilan pluviométrique déficitaire au sud et excédentaire au nord

Les bulletins mensuels à consulter :Consulter les bulletins mensuels de l'année hydrologique 2015-2016

 

Bilan pluviométrique de l'année hydrologique 2015-2016 :

Le bilan pluviométrique de l’année hydrologique 2015-2016 est proche de la normale à excédentaire sur la moitié nord du bassin. Les excédents jusqu’à 125%, se trouvent principalement en Bourgogne-Franche-Comté et sur la Savoie. A l'inverse, les cumuls de précipitations sont majoritairement déficitaires sur la moitié sud du bassin. Les déficits les plus marqués, de 25% à 50%, se situent sur les départements du pourtour méditerranéen, du Var au Pyrénées Orientales.

Les pluies efficaces (*) cumulées depuis le 1er septembre 2015 sont majoritairement positives sur le bassin (supérieures à 200 millimètres). Les valeurs dépassent même 1250 millimètres sur une partie des Alpes du nord et du Jura. Les cumuls les plus faibles (inférieurs à 100 millimètres) se situent sur les départements du pourtour méditerranéen, du Var au Pyrénées Orientales.

(*) pluies efficaces = pluies - évapo-transpiration-réelle (ETR)

Rapport à la normale des précipitations
de septembre 2015 à août 2016

Cumul des pluies efficaces
de septembre 2015 à août 2016

 

Année hydrologique 2014-2015 : bilan pluviométrique excédentaire au sud et déficitaire au nord

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Bilan pluviométrique de l'année hydrologique 2014-2015 :

Le bilan pluviométrique de l’année hydrologique 2014-2015 est proche de la normale à légèrement déficitaire sur la moitié nord du bassin, sur les Alpes et sur l’Aude. Des excédents, jusqu’à 150%, se trouvent sur la vallée du Rhône et le pourtour méditerranéen.

Les cumuls de pluies efficaces depuis le 1er septembre 2014 sont positifs sur l'ensemble du bassin. Ils restent même majoritairement supérieurs à 300 millimètres. Les valeurs dépassent 1250 millimètres essentiellement à l'est des Alpes du nord et sur les Cévennes. Les bilans sont plus faibles (de 0 à 100 millimètres) dans l'Aude et les Pyrénées Orientales.

Nota : pluies efficaces = pluie - évapo-transpiration-réelle (ETR)

Rapport à la normale des précipitations
de septembre 2014 à août 2015

Cumul des pluies efficaces
de septembre 2014 à août 2015

 

Année hydrologique 2013-2014 : bilan pluviométrique favorable pour la ressource en eau sauf en LR

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Bilan pluviométrique de l'année hydrologique 2013-2014 :

Depuis le 1er septembre 2013, le cumul des pluies est proche de la normale ou excédentaire sur la majeure partie du bassin. Le surplus s’échelonne de 10% à 50%. Les excédents les plus marqués, entre 25% et 50%, se localisent principalement en Rhône-Alpes et sur la zone littorale de PACA. Les zones déficitaires de 0 à 50 % se localisent dans l’Hérault, la moitié est de l’Aude et les 2/3 est des Pyrénées Orientales.

Les cumuls de pluies efficaces (pluie - évapo-transpiration-réelle (ETR)) depuis le 1er septembre 2013 sont positifs sur l'ensemble du bassin. Ils restent même majoritairement supérieurs à 300 millimètres. Les valeurs dépassent 1250 millimètres essentiellement du Haut-Jura au Bugey, sur une part des Alpes du nord, et plus localement dans les Vosges et le Vivarais cévenol. Les bilans sont plus faibles (de 0 à 100 millimètres) , dans l’Hérault, la moitié est de l'Aude et des Pyrénées Orientales.

Nota : pluies efficaces = pluie - évapo-transpiration-réelle (ETR)

Rapport à la normale des précipitations
de septembre 2013 à août 2014

Cumul des pluies efficaces
de septembre 2013 à août 2014

 

Année hydrologique 2012-2013 : bilan pluviométrique très favorable pour la ressource en eau

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Bilan pluviométrique de l'année hydrologique 2012-2013:

Le bilan pluviométrique de la saison hydrologique 2012-2013 est majoritairement excédentaire. Il affiche des rapports à la normale compris entre 110% et 150% sur les régions nord du bassin, la région Rhône-Alpes et la région PACA. En région Languedoc-Roussillon, les rapports à la normale sont plus faibles, compris entre 90 et 110%.

Le cumul des pluies efficaces du 1er septembre 2012 au 31 août 2013 est positif sur l'ensemble du bassin. Les cumuls sont supérieur à 400 millimètres sur toute la frange est, en particulier sur les reliefs jurassiens et alpins où ils dépassent les 1000 millimètres. Sur la frange ouest, les cumuls varient entre 100 et 500 millimètres. Le secteur où les cumuls sont les plus faibles, de 0 à 50 millimètres, se situe sur le delta du Rhône.

Nota : pluies efficaces = pluie - évapo-transpiration-réelle (ETR)

Rapport à la normale des précipitations de septembre 2012 à août 2013

Cumul des pluies efficaces
de septembre 2012 à août 2013

Année hydrologique 2011-2012 : bilan hydrologique très contrasté

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Bilan année hydrologique 2011-2012 :Bilan année hydrologique 2011-2012

Année hydrologique 2010-2011 : printemps exceptionnellement sec mais bilan hydrologique favorable

Les bulletins mensuels à consulter :Consulter les bulletins mensuels de l'année hydrologique 2010-2011

 

Bilan année hydrologique 2010-2011 :Bilan année hydrologique 2010-2011

Année hydrologique 2009-2010 : bilan hydrologique favorable pour la ressource en eau

Les bulletins mensuels à consulter :Consulter les bulletins mensuels de l'année hydrologique 2009-2010

 

Bilan année hydrologique 2009-2010 :Bilan année hydrologique 2009-2010

Année hydrologique 2008-2009

Les bulletins mensuels à consulter :Consulter les bulletins mensuels de l'année hydrologique 2008-2009

Années hydrologiques de 2000 à 2008

Consultation des bulletins de situation hydrologique publiés de janvier 2000 à août 2008

(en ligne sur le serveur http://www.donnees.rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr)

Consulter les bulletins mensuels de janvier 2000 à août 2008

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2 - Situation hydrologique en région - Bulletins régionaux

Les bulletins de situation hydrologique régionaux paraissent avec une fréquence d'édition, en général, mensuelle.

En savoir plus ...

Situation hydrologique en région BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE

  Situation hydrologique en région AUVERGNE-RHÔNE-ALPES

  Situation hydrologique en région PACA

  Situation hydrologique en région OCCITANIE
    Nota : il n'y a pas d'édition d'un bulletin de situation hydrologique sur la région OCCITANIE. Depuis 2016, seules les données de l'ex-région LRO sont relayées dans le bulletin du bassin Rhône-Méditerranée.

 

3 - Les Producteurs de données

Les bulletins de Bassin sont élaborés par la DREAL coordonnatrice de bassin à partir des données, commentaires ou avis fournis par plusieurs producteurs :

logo République Française

Les DREALs produisent les données sur les débits des cours d'eau et l'état de remplissage des retenues.

logo Météo-France

Les centres interrégionaux Centre-Est et Sud-Est de Météo-France élaborent les bulletins pluviométriques et les cartes de l'indice d'humidité des sols.

logo CNR

La CNR (Compagnie Nationale du Rhône) élabore le bulletin du fleuve Rhône. Il est établi un état comparatif des débits moyens mensuels avec les débits d'étiages historiques. Les stations de mesures suivies sont les plus représentatives d'une situation d'étiage sur le fleuve Rhône et ses affluents (Saône et Isère).

logo BRGM

Les SGR Service Géologique Régionaux du BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) produisent les données sur les niveaux des nappes d'eau souterraine.

logo EDF

EDF produit les données sur l'état de remplissage des retenues.

logo AFB

L'agence française pour la biodiversité regroupe, depuis le 1er janvier 2017, l'ONEMA (Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques), l’agence des aires marines protégées, les parcs nationaux de France et l’atelier technique des espaces naturels. L'AFB participe à l'observatoire national des étiages (ONDE) et élabore un diagnostic de l'état des milieux aquatiques et leurs peuplements.

logo République Française

Les 25 services départementaux chargés de la police de l'eau fournissent les informations relatives aux limitations des usages de l'eau et aux difficultés liées à ces usages.

 

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Mise à jour présentation le 29/11/2016