Année hydrologique 2014-2015 - Bulletins de Situation Hydrologique

L'année hydrologique 2014-2015 s'étend du 1er septembre 2014 au 31 août 2015

Août 2015 : des épisodes pluvieux mais vigilance sécheresse maintenue

(mis en ligne le 16 sept 2015)

Le mois d’août 2015 est chaud, surtout en début de mois. Les températures moyennes mensuelles sont supérieures à la normale de 0,5 à 2°C. En fin de mois, des orages parfois virulents, surviennent sur le bassin. Ainsi, les cumuls mensuels sont assez contrastés suivant les secteurs. Ils sont majoritairement excédentaires au sud du bassin et sur la Bourgogne. Le secteur littoral allant de Montpellier à la Camargue présente même des excédents de 3 à 5 fois supérieurs aux normales. A l’inverse, les cumuls sont majoritairement déficitaires en Franche-Comté, en Rhône-Alpes et sur certains secteurs du pourtour méditerranéen (Perpignan, Marseille-Toulon).

Le bilan pluviométrique de l’année hydrologique 2014-2015 qui se termine, est proche de la normale à légèrement déficitaire sur la moitié nord du bassin, sur les Alpes et sur l’Aude. Des excédents, jusqu’à 150%, se trouvent sur la vallée du Rhône et le pourtour méditerranéen. Les cumuls de pluies efficaces (pluies brutes moins évapotranspiration) sont positifs sur l’ensemble du bassin.

Au 1er septembre 2015 :

Les différents épisodes pluvieux ont permis une nette amélioration de la situation hydrologique des cours d’eau du bassin. Les débits de 2/3 des cours d'eau de Rhône-Alpes et du sud du bassin sont proches ou supérieurs à la moyenne. Des pics de crues sont survenus dans les Alpes de Haute-Provence ainsi que dans les Bouches du Rhône. L’amélioration est plus mesurée en Bourgogne et en France-Comté, la quasi-totalité des cours d’eau présentant encore un débit inférieur à la normale. Les débits minimum (VCN3) sont globalement meilleurs que le mois précédent mais encore caractéristiques d’une période sèche. Les débits du Rhône restent également inférieurs à la moyenne sur l’ensemble des stations suivis et de manière plus marquée à l’aval.

Pour 62% du réseau ONDE, les indices sont compris entre 8 et 10, ce qui traduit des niveaux d’écoulement globalement favorables aux milieux aquatiques et aux espèces qui en dépendent. Sur l’autre partie du réseau, les indices sont compris entre 6,3 et 7,97. Ainsi, les conditions d’écoulement se sont peu dégradées depuis la fin juillet. On observe même de légères améliorations dans le Gard et l’Hérault. Dans les départements de la Côte d’Or, de l’Ardèche et du Var, la situation des milieux aquatiques reste critique et des mortalités piscicoles ont été constatées sur plusieurs cours d’eau. En région Rhône-Alpes, la situation est redevenue normale en Savoie et Haute-Savoie, les conditions d’écoulement restent délicates sur le reste du territoire malgré une amélioration sensible, mais probablement ponctuelle et peu représentative du mois écoulé en particulier dans la Drôme qui présente un indice 10 très optimiste.

Pour les ressources en eaux souterraines, la tendance à la baisse se poursuit. En PACA, Bourgogne et Franche-Comté, les niveaux sont maintenant majoritairement inférieurs à la normale. Par contre, le niveau de la quasi-totalité des nappes en Rhône-Alpes et Languedoc-Roussillon est cependant toujours normal à supérieur à la normale.

Le remplissage des retenues du bassin est encore globalement élevé en cette fin de période d’étiage. Il est supérieur à 50 % de remplissage sauf pour les retenues d’Avène et de Puyvalador au sud et les retenues de Bourgogne, fortement sollicitées durant la sécheresse de juillet. Les retenues à vocation hydroélectrique des alpes du nord ont également un remplissage est inférieur à la normale.

Les sols sont encore asséchés mais moins qu’au 1er août. L'indice d'humidité des sols reste inférieur à la normale sur une grande partie du bassin, en particulier au nord et au centre. Certains secteurs des reliefs alpins et un large secteur du pourtour méditerranéen, de Montpellier à Marseille présentent un indice supérieur à la normale.

Bilan : fin juin, la situation de la ressource en eau était favorable mais l’arrivée d’épisodes caniculaires et l’absence de pluies significatives au cours du mois de juillet a entraîné une rapide dégradation de la situation. En août, l’arrivée des épisodes pluvieux rend la situation moins tendue. Elle reste cependant fragile et sa consolidation dépendra de la pluviométrie à venir surtout au nord du bassin et en Ardèche.

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Pluviométrie

Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

 

Réseau ONDE

Limitation des usages de l'eau :

Des mesures plus restrictives sont prises au cours du mois d'août sur 9 départements du bassin : la Côte d'Or, la Haute Saône et la Saône et Loire, l'ain, l'Ardèche, les Alpes de Haute Provence, le Gard, l'Hérault et la Lozère. L'arrivée des pluies permet d'assouplir les mesures dès la fin du mois.

Ainsi, au 10 septembre 2015, la levée des restrictions est effective dans les départements de l'Aude, de l'Hérault et du Vaucluse et des mesures d'allégement sont prises en Lozère et dans le Rhône. Des mesures de restriction d’eau sont encore en vigueur dans 13 départements du bassin et 4 départements sont placés en vigilance. La situation reste très tendue en Ardèche sur le bassin versant du Doux et en Côte d'Or sur les bassins versants de la Tille et de la Biètre.

Les arrêtés préfectoraux de restriction des usages de l'eau
sont à consulter sur le site PROPLUVIA

 

Juillet 2015 : un mois très chaud et sans pluie

(mis en ligne le 12 août 2015)

Le mois de juillet 2015 est remarquable de par la chaleur et l'absence de précipitation. Les températures moyennes mensuelles sont très élevées, supérieures à la normale de 2°C en moyenne et localement jusqu’à 4°C. Les cumuls mensuels sont très faibles sur la majeure partie du bassin (inférieurs à 30 mm). Les déficits les plus marqués (moins du quart de la normale) se situent à l’extrême nord du bassin, sur les Cévennes et sur la zone littorale de Marseille à Nice. Au cours de la 3e décade de juillet, quelques orages localisés sur certaines têtes de bassin ont néanmoins apporté un répit ponctuel. Quelques noyaux excédentaires (de 10 à 50%) subsistent sur des secteurs des Alpes et des Pyrénées.

Les cumuls de précipitations depuis le 1er septembre 2014 restent majoritairement déficitaire sur la moitié nord du bassin et sur les alpes. Mais des excédents jusqu’à 150% subsistent sur la vallée du Rhône et le pourtour méditerranéen.

Ainsi au 1er août 2015 :

Les débits ont rapidement diminué sur la quasi-totalité des cours d’eau du bassin. La situation hydrologique est très préoccupante, en particulier pour les cours d’eau de la moitié nord du bassin : le débit du tiers d’entre eux est très inférieur à la moyenne et une grande majorité a des écoulements minimum (VCN3) caractéristiques d'une période sèche, voire très sèche. Les débits du Rhône sont également bien inférieurs à la moyenne sur l’ensemble des stations et de manière plus marquée à l’aval.

Pour 46% du réseau ONDE (Observatoire National Des Etiages), les indices sont compris entre 8 et 10, ce qui traduit des niveaux d’écoulement globalement favorables aux milieux aquatiques et aux espèces qui en dépendent. Sur l’autre partie du réseau, par rapport à fin juin, on observe une nette aggravation des conditions d'écoulement principalement dans les départements du Jura, du Rhône, de la Loire, du Gard et de l’Hérault.

Pour les ressources en eaux souterraines, la tendance à la baisse se poursuit. Les niveaux des nappes restent cependant majoritairement normaux ou supérieurs à la normale en région Rhône-Alpes et au sud du bassin. La situation est plus critique au nord du bassin et sur le pourtour méditerranéen où environ la moitié des nappes ont des niveaux en dessous de la normale.

Le remplissage des retenues du bassin est encore élevé en cette période d’étiage sévère. Il est supérieur à 50 % de remplissage pour l’ensemble des barrages sauf pour les retenues du Salagou, de Chazilly ainsi que les retenues à vocation hydroélectrique des Alpes du nord dont le remplissage est très inférieur au décennal.

Les sols sont toujours très asséchés. L'indice d'humidité des sols est nettement inférieur à la normale sur la quasi-totalité du bassin, en particulier au nord. On observe cependant, le retour de zones présentant un indice supérieur à la normale sur certains secteurs des reliefs alpins et du pourtour méditerranéen.

Fin juin, la situation de la ressource en eau était encore favorable mais l’arrivée d’épisodes caniculaires et l’absence de pluies significatives au cours du mois de juillet a entraîné rapidement une dégradation de la situation. En août, si l'épisode de chaleur se poursuit ainsi que l’absence de précipitations, la situation hydrologique ainsi que les conditions de vie aquatique deviendraient extrêmement critiques dans certaines zones géographiques.

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Pluviométrie

Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

 

Réseau ONDE

 

Limitation des usages de l'eau :

Suite à une période très déficitaire en eau en juillet, l’Hérault (34) et le Vaucluse (84) ont pris des mesures d'alerte respectivement à partir du 17 et du 28 juillet. De plus, 12 départements du bassin ont renforcé les mesures qui avaient été prises dès le début du mois. Ainsi, le niveau de restriction le plus élevé (état de crise : arrêt des prélèvements non prioritaires y compris des prélèvements à des fins agricoles) est atteint sur les bassins versants de la Biètre et de l’Arroux en Côte d’Or (21), de la Grosne et la Seille-Guyotte en Saône et Loire (71), du Doux en Ardèche (07), de l'Argent-Double dans l'Aude (11) et des Gardons et du Chassezac en Lozère (48).

Les arrêtés préfectoraux de restriction des usages de l'eau
sont à consulter sur le site PROPLUVIA

Juin 2015 : début de sécheresse

(mis en ligne le 17 juillet 2015)

Le mois de juin 2015 est plutôt humide en début de mois et se termine par une remontée importante des températures et l’absence de précipitations. Les températures moyennes mensuelles sont élevées pour la saison, supérieures à la normale de 1,0°C à 2,5°C. Les précipitations mensuelles sont proches de la normale sur la majeure partie du bassin sauf sur la Bourgogne et le Languedoc-Roussillon où elles ont été plus faibles (30 à 50 mm). Ainsi, les cumuls mensuels sont majoritairement déficitaires sur les régions nord du bassin ainsi que sur la Haute-Savoie. A l’inverse, la région PACA présente des cumuls mensuels majoritairement excédentaires, jusqu’à 3 fois les normales sur les Bouches du Rhône et le Vaucluse.

Les cumuls de précipitations depuis le 1er septembre 2014 sont majoritairement proches des normales à déficitaires (jusqu’à moins 25%) sur le bassin. Des excédents (jusqu’à 150%) subsistent sur la vallée du Rhône et le pourtour méditerranéen de Nice à Montpellier. Les cumuls de pluies efficaces (soit le cumul des pluies brutes moins l'évapotranspiration) restent positifs sur l'ensemble du bassin.

Ainsi au 1er juillet 2015 :

Les débits des cours d’eau du bassin sont majoritairement inférieurs à la moyenne en conséquence de l’absence de pluie sur la 3e décade du mois. Les débits du Rhône sont bien inférieurs à la moyenne sur l’ensemble des stations et de manière plus marquée à l’aval : l’effet de la fonte du manteau neigeux est oublié, d’autant plus qu’il a eu lieu avec un demi-mois d’avance. Les écoulements minimum (VCN3) sont majoritairement caractéristiques d'une période sèche. Ainsi, l'étiage est amorcé sur l’ensemble du bassin.

La tendance à la baisse pour les ressources en eau souterraine se poursuit. Toutefois, les niveaux des nappes restent majoritairement normaux ou supérieurs à la normale sur le bassin, à l’exception du sud du bassin, où environ la moitié des nappes sont à un niveau inférieur à la normale. Quelques nappes présentent également des niveaux inférieurs à la normale au nord-ouest du bassin.

Le remplissage des retenues du bassin est toujours très élevé (supérieur à 75% pour la plupart), y compris pour les retenues habituellement plus basses des Pyrénées Orientales. La situation est satisfaisante pour aborder la saison estivale. Seules les retenues à vocation hydroélectrique des Alpes du nord ont un remplissage inférieur à la normale.

Les sols sont toujours très secs pour la période. L'indice d'humidité des sols est nettement inférieur à la normale sur l’ensemble du bassin, résultant de la combinaison de la canicule et du début de sécheresse. Le déficit d’humidité des sols atteint jusqu’à moins 60% sur certains secteurs en Rhône-Alpes.

En ce début de la saison estivale 2015, les indices du réseau ONDE (Observatoire National Des Etiages) restent majoritairement compris entre 9 et 10, ce qui traduit des niveaux d’écoulement globalement favorables aux milieux aquatiques et aux espèces qui en dépendent. Seuls 3 départements (Ain, Côte d’Or et Hérault) atteignent une note comprise entre 8 et 9. Les étiages prononcés s’installent progressivement sur le bassin. Quelques cours d’eau, principalement dans le Gard et l’Hérault, présentent des ruptures d’écoulement ou des assecs.

Fin juin, la situation de la ressource en eau est encore favorable mais la poursuite d’épisodes caniculaires et l’absence de pluies significatives au cours du mois de juillet pourraient entraîner rapidement une dégradation prononcée de la situation.

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Pluviométrie

Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

 

Réseau ONDE

 

Limitation des usages de l'eau :

L’arrivée d’un épisode caniculaire à partir de la 3ème décade de juin a brusquement dégradé la situation de la ressource en eau. Les premières mesures de restriction d’eau ont été prises dès le début du mois de juillet. Ainsi au 16 juillet 2015, 4 départements sont placés en vigilance et 15 départements ont pris des mesures de limitation des usages de l’eau. Les bassins versants de la Biètre en Côte d’Or, de l'Argent double dans l'Aude et de la Grosne en Saône et Loire sont en état de crise (arrêt des prélèvements non prioritaires y compris des prélèvements à des fins agricoles) depuis les 10, 15 et 16 juillet. Plusieurs secteurs en Côte d’Or (21), Saône et Loire (71), Doubs (25) et Ardèche (07) sont placés en alerte renforcée.

Les arrêtés préfectoraux de restriction des usages de l'eau
sont à consulter sur le site PROPLUVIA

Mai 2015 : un mois sec, particulièrement au sud

(mis en ligne le 17 juin 2015)

Le mois de mai 2015 est chaud, voire très chaud sur les régions sud du bassin. Les températures moyennes mensuelles sont supérieures à la normale de 0,5°C à 2,5°C. La pluviométrie mensuelle est faible sur la façade ouest du bassin (de 20 à 50 mm) et elle est quasiment nulle sur une large bande du pourtour méditerranéen. A l'inverse, les reliefs du Jura et des Alpes du nord ont été bien arrosés, localement jusque 2 fois les normales. Les réserves de neige en altitude ont été fortement sollicitées. La fonte du manteau neigeux se termine sur les Alpes du nord.

Les cumuls de précipitations depuis le 1er septembre 2014 restent cependant majoritairement proches des normales à excédentaires. Mais, par rapport à fin avril, les excédents diminuent sur les régions sud du bassin. Des zones légèrement déficitaires (jusque moins 25%) subsistent au nord du bassin et sur une partie des reliefs alpins.

Au 1er juin 2015 :

Les débits des cours d’eau au nord-est du bassin sont proches ou supérieurs à la moyenne. Les débits du Rhône sont également très élevés, en particulier à l’amont. Les écoulements minimum (VCN3) sont majoritairement caractéristiques d'une période sèche. Ainsi, l'étiage s'amorce sur le bassin.

Les niveaux des nappes d'eau souterraines du bassin restent très majoritairement normaux ou supérieurs à la normale mais la tendance générale est à la baisse.

Le remplissage des retenues du bassin est toujours très élevé (supérieur à 75% pour la plupart d'entre-elles). La situation est satisfaisante pour aborder la saison estivale.

En conséquence des températures élevées et de l'évapotranspiration importante, les sols sont très asséchés pour la période.

Les indices du réseau ONDE (Observatiore National Des Etiages) sont tous compris entre 9,5 et 10 c'est à dire représentatifs de bons écoulements. Ainsi, les niveaux d’écoulement observés en cet fin de printemps sont globalement favorables aux milieux aquatiques et aux espèces qui en dépendent.

Limitation des usages de l'eau :

La situation de la ressource en eau sur le bassin étant favorable, aucune mesure de limitation des usages de l'eau est en vigueur à la fin mai 2015. Cependant, la baisse régulière des débits de certains cours d’eau et du niveau des nappes d'eau souterraines au sud du bassin incite à une certaine vigilance au cours du mois de juin.

 

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Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

Manteau neigeux

Réseau ONDE

Avril 2015 : précipitations modérées, fin de la recharge

Le mois d'avril 2015 est plutôt chaud et bien ensoleillé avec des températures moyennes mensuelles supérieures à la normale de 1°C à 2,5°C. La pluviométrie mensuelle est globalement inférieure à la normale. Les cumuls de précipitations sont particulièrement déficitaires (jusqu’à moins 50% de la normale) en région PACA. Le déficit est plus local et moins marqué dans le sud du Languedoc-Roussillon et l’ouest de la région Rhône-Alpes. Quelques zones déficitaires sont également présentes au nord du bassin. A l'inverse, 2 secteurs du bassin ont été particulièrement arrosés (de 2 à 3 fois supérieur à la normale) : au nord du bassin, dans le Doubs, et au sud, dans l'Hérault, le Gard et la Camargue.

L'enneigement a été inférieur à la moyenne durant tout l'hiver sur les Alpes du nord. La fonte du manteau neigeux est amorcée sur ce massif depuis le 10 avril. Sur les Alpes du sud et les Pyrénées Orientales, l'enneigement a été conforme à la normale durant la saison hivernale et début mai, la fonte du manteau neigeux se termine.

Ainsi au 1er mai 2015 :

Les débits des cours d'eau du bassin sont, pour la majorité, proches de la moyenne ou inférieurs à la moyenne à l'image de la pluviométrie.

Les niveaux des eaux souterraines restent, dans la continuité de février et mars, très majoritairement (pour 80 % des mesures) normaux à supérieurs à la normale, principalement en région Rhône-Alpes.

Le remplissage des retenues du bassin est très élevé (supérieur à 75 % pour la plupart des barrages)

L'indice d'humidité des sols reste proche de la saturation (de 0,7 à 1,0) sur la majorité du bassin.

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Cours d'eau

Le Rhône

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Retenues d'eau

Manteau neigeux

 

Mars 2015 : Situation hétérogène

Le mois de mars 2015 est doux avec des températures moyennes mensuelles supérieures à la normale de 0,8°C à 1,5°C. Les cumuls de précipitations sont importants (jusqu'à 250 mm) sur les reliefs du Jura et des Alpes du nord. Le pourtour méditerranéen, du Var aux Pyrénées Orientales, est bien arrosé et présente des excédents sur certains secteurs jusqu'à 2 à 3 fois les normales mensuelles. Sur le reste du bassin, les cumuls de précipitations sont faibles, en particulier en Franche-Comté et sur les Alpes du sud où ils atteignent parfois moins de 50% des normales.

Depuis septembre 2014, les cumuls de précipitations restent majoritairement excédentaires sur l'ensemble du pourtour méditerranéen et à l'ouest de la région Rhône-Alpes. A l'inverse, de légers déficits persistent au nord du bassin et sur les Alpes du nord.

Le niveau d’enneigement dans les Alpes du nord reste bien inférieur à la moyenne malgré quelques chutes de neige en fin de mois. Par contre, il est toujours autour de la moyenne dans les Alpes du sud et les Pyrénées Orientales.

Ainsi au 1er avril :

Les débits des cours d'eau sont très hétérogènes sur l'ensemble du bassin. Les débits supérieurs à la moyenne se trouvent sur une grande partie du pourtour méditerranéen et au centre du bassin. On observe des débits inférieurs à la moyenne principalement dans l'Hérault, le Gard, l'Ardèche, quelques cours d'eau de PACA et dans le nord du bassin.

Les niveaux des eaux souterraines sont, dans la continuité de février, très majoritairement normaux à supérieurs à la normale. La tendance est cependant à la stabilisation ou à la baisse. La fin de la recharge hivernale se confirme. Certaines nappes alluviales restent avec des niveaux très inférieurs à la normale (Hérault, moyenne et basse Durance).

Le remplissage des retenues du bassin est élevé sauf celui des retenues de Matemale, Puyvalor et les Bouillouses dans les Pyrénées Orientales. La retenue de Serre-Ponçon enregistre aussi un niveau bas mais l'aménagement est placé sous contrainte pour stabiliser la cote et engager le remplissage de la retenue afin d'assurer, dans les meilleures conditions, le bon déroulement de la saison touristique.

L'indice d'humidité des sols reste proche de la saturation (de 0,7 à 1,00) sur l'ensemble du bassin. Les zones les moins saturées se situent dans la partie sud du bassin. La saturation atteint seulement 40% très localement dans les Hautes-Alpes.

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Le Rhône

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Retenues d'eau

Manteau neigeux

 

Février 2015 : Précipitations modérées et encore de la neige sur les reliefs

Le mois de février 2015 est froid avec des températures moyennes mensuelles inférieures à la normale de 0,5°C à 1,0°C. Les précipitations mensuelles sont faibles, inférieures à 100 mm sur la grande majorité du bassin. On observe des déficits importants en Franche-comté, sur les Alpes du nord et surtout en Languedoc-Roussillon (moins de 50% des normales). Au cours du mois, la neige est encore tombée en abondance sur les reliefs alpins et pyrénéens. Le niveau d’enneigement est supérieur à la moyenne dans les Alpes du sud. Il reste néanmoins bien inférieur à la moyenne dans les Alpes du nord.

Depuis septembre 2014, les cumuls de précipitations restent majoritairement excédentaires sur la façade ouest et le sud du bassin. A l'inverse, il est légèrement déficitaire sur le nord-est du bassin et de manière plus prononcée sur les Alpes du nord.

Ainsi :

En février, la grande majorité des cours d’eau du bassin présentent un caractère de période de retour humide. En Languedoc-Roussillon, on observe néanmoins de nombreux cours d’eau en période sèche. L’hydraulicité mensuelle des principaux cours d’eau est majoritairement proche ou supérieure à la moyenne sur le bassin. Elle est cependant inférieure à la moyenne sur certains cours d’eau de Franche-Comté, des Alpes et sur la majeure partie des cours d’eau du Languedoc-Roussillon.

Les niveaux des eaux souterraines sont toujours très majoritairement normaux à très supérieurs à la normale. On observe néanmoins quelques nappes alluviales avec des niveaux très inférieurs à la normale (Hérault, moyenne et basse Durance).

Le remplissage des retenues du bassin est élevé sauf celui des retenues du Chassezac (45%), de Castillon (37%), de Matemale, Vinça, Puyvalor et les Bouillouses dans les Pyrénées Orientales.

Les sols sont saturés en eau sur la quasi-totalité du bassin. Les indices d'humidité les plus faibles (de 0,6 à 0,85) se situent sur l'Hérault et sur le littoral dans l'Aude et les Pyrénées Orientales.

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Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

Manteau neigeux

 

Janvier 2015 : de la neige en quantité sur les reliefs

Le mois de janvier 2015 est doux avec des températures moyennes mensuelles supérieures à la normale de 1°C à 1,5°C. Les précipitations mensuelles sont supérieures à la normale sur la grande majorité du bassin. Elles sont néanmoins fortement déficitaires (moins de 50%) sur une grande partie de la région Languedoc-Roussillon et plus légèrement déficitaires en PACA et en Bourgogne. En fin de mois, un épisode neigeux très actif traverse le bassin, apportant de la neige en quantité sur les reliefs.

Depuis septembre 2014, les cumuls de précipitations sont majoritairement excédentaires. Les zones qui étaient déficitaires fin décembre, se réduisent. Elles se situent principalement sur les reliefs des Vosges, du Jura, des Alpes du nord et sur l'Aude.

Ainsi au 1er février 2015 :

Les débits des cours d’eau sont élevés au nord du bassin et plus faibles au sud : l’hydraulicité est normale à très supérieure à la moyenne au nord alors qu’elle est inférieure à la moyenne pour la majorité des cours d’eau du pourtour méditerranéen.

Les niveaux des eaux souterraines sont toujours très majoritairement normaux à très supérieurs à la normale. On observe néanmoins des niveaux inférieurs à très inférieurs à la normale au sud du bassin, en particulier en région PACA (alluvions de la moyenne et basse Durance) et dans l'Aude.

Le remplissage des retenues du bassin est élevé sauf celui des retenues du Chassezac, de Matemale et de Vinça dans les Pyrénées Orientales.

Les sols sont saturés en eau sur la quasi-totalité du bassin.

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Le Rhône

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Décembre 2014 : peu de précipitations, tendance générale à la baisse

Le mois de décembre 2014 est globalement doux avec des températures moyennes mensuelles de 1°C à 2°C au-dessus des normales. La pluviométrie est modérée avec des cumuls souvent inférieurs à 150 mm. Des précipitations intenses ont néanmoins encore touché le pourtour méditerranéen en début de mois. Le bilan pluviométrique mensuel est déficitaire sur l'ensemble du bassin, de manière plus prononcée sur la moitié sud (moins 50 à 75% des normales). Seule une bande côtière du pourtour méditerranéen, entre Fréjus et Montpellier, présente un bilan excédentaire.

Le début de l’hiver est marqué par un enneigement particulièrement faible sur les Alpes du nord. Il est proche de l’enneigement moyen dans les Alpes du sud.

Le cumul des précipitations depuis le 1er septembre 2014 reste proche de la normale à excédentaire au sud du bassin. Les déficits persistent sur les Alpes du Nord et la région Franche-Comté (moins 25 à 50%).

Ainsi au 1er janvier 2015 :

Les débits des cours d'eau du bassin sont globalement en baisse. En région Franche-Comté et sur une grande partie de Rhône-Alpes, l'hydraulicité des cours d'eau est inférieure à la moyenne mensuelle. Le Rhône et la Saône présentent aussi de faibles débits. Sur les régions sud du bassin, les débits des cours d'eau côtiers sont encore élevés en raison des épisodes de pluies intenses survenus en début de mois.

Les niveaux des eaux souterraines du bassin restent globalement hauts : ils sont majoritairement supérieurs à la normale, en particulier dans la vallée du Rhône. Les nappes se rechargent sur le pourtour méditerranéen. La tendance est cependant à la baisse sur environ la moitié des nappes, en particulier à l’est du bassin et sur la vallée du Rhône.

Le remplissage des retenues du bassin est très élevé : majoritairement supérieur à 75%. Notons néanmoins que la retenue de Chazilly, en Bourgogne, est presque vide (4%) et que celle de Vinça, dans les Pyrénées, a un faible taux de remplissage (40 %).

Les sols sont saturés en eau sur la quasi-totalité du bassin.

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Le Rhône

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Retenues d'eau

Manteau neigeux

 

Novembre 2014 : beaucoup d'eau

Novembre 2014 est remarquablement chaud : les températures moyennes mensuelles sont de 2 à 4°C au-dessus des normales. Les pluies ont été particulièrement intenses. Les cumuls pluviométriques mensuels sont importants sur tout le bassin (de 150 à plus de 500 mm) sauf sur une zone au nord-est (de 50 à 75 mm). Ils sont exceptionnellement élevés sur les Cévennes, le Var et les Alpes maritimes. En conséquence, le bilan pluviométrique mensuel est majoritairement excédentaire sur le bassin (supérieur à 50%) . Il est proche de la normale sur la façade nord-est du bassin et déficitaire à l'extrême nord.

Le bilan pluviométrique depuis le 1er septembre devient largement excédentaire au sud du bassin. Des déficits de moindre intensité persistent sur les Alpes du Nord et la région Franche-Comté.

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Le Rhône

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Retenues d'eau

   

Octobre 2014 : situation très contrastée

Après un mois de septembre doux, le mois d'octobre se révèle très chaud (températures moyennes mensuelles de 1 à 3°C au-dessus des normales). Les cumuls pluviométriques mensuels sont très contrastés. Les déficits les plus marqués (de moins 25 à 75%) se trouvent sur les reliefs alpins, en région PACA et sur la moitié sud de la région Languedoc-Roussillon. A l'inverse, des excédents importants (jusqu'à 2 à 3 fois supérieurs à la normale) sont présents à l’ouest de l’axe Montpellier/Genève, en particulier en Ardèche et dans le Gard. Le bilan pluviométrique depuis le 1er septembre reste majoritairement déficitaire sur le bassin à l'exception d'un large secteur centré sur l'Ardèche, le Gard et l'Hérault.

Ainsi au 1er novembre 2014 :

Au sud, les débits de nombreux cours d’eau ont baissé depuis début octobre. Néanmoins, suite aux épisodes orageux cévenols, l'hydraulicité des cours d’eau du Gard et de l’Hérault reste très importante : les valeurs de débit sont très supérieures à la moyenne mensuelle et les débits d'étiage (VCN3) marquent une période de caractère humide et de fréquence supérieure à 5 ans (50 ans pour le Largue et le Vidourle). Au nord du bassin, les débits sont stables ou légèrement à la hausse.

La recharge est amorcée pour une partie des nappes du bassin, en particulier en Languedoc-Roussillon et en Rhône-Alpes. Les niveaux des eaux souterraines sont globalement hauts : 3/4 des piézomètres de suivi des nappes du bassin affichent des valeurs autour de la normale à très supérieurs à la normale. Les niveaux restent néanmoins inférieurs à la normale pour quelques nappes, principalement en PACA.

Le remplissage des retenues du bassin est majoritairement supérieur à 50%. Il est néanmoins inférieur à 50% pour certaines retenues des Pyrénées-Orientales, la retenue de Saint Cassien en région PACA et les retenues de Bourgogne.

Les sols sont plutôt sec pour la période sur l’ensemble du bassin. Les indices les plus bas (de 0.10 à 0.25) se situe en PACA et au sud du Languedoc-Roussillon. L'indice d'humidité des sols est nénamoins proche de la saturation sur une bande à l’ouest de l’axe Montpellier/Belfort, allant des Cévennes aux Vosges, et sur une partie des Alpes du nord.

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Pluviométrie

Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

   

Limitation des usages de l'eau - Situation au 1er novembre 2014 :

il reste 3 bassins versants du département de la Côte d'Or placés en alerte jusqu'au 30 novembre.

Les arrêtés préfectoraux de restriction des usages de l'eau
sont à consulter sur le site PROPLUVIA

Septembre 2014 : moins d’eau au nord bassin mais débordements sur certains secteurs en LR

Après 2 mois de relative fraîcheur, le mois de septembre offre une chaleur estivale (température moyenne mensuelle jusqu’à 2 °C au-dessus des normales). Les cumuls de précipitations sont très importants (de 300 à plus de 500 mm) sur le sud-ouest du bassin, en particulier sur l’Hérault, à cause d'épisodes orageux très virulents survenus en fin de mois. A l'inverse, les cumuls sont plus faibles sur la moitié nord du bassin (jusqu’à moins de 30 mm).

Ainsi au 1er octobre 2014 :

L’hydraulicité de la majeure partie des cours d’eau du bassin a fortement baissé depuis le mois précédent. L’hydraulicité est inférieure à la moyenne sur la moitié des points de mesure. Seuls les cours d'eau du Gard et de l'Hérault connaissent une forte hausse de leurs débits suite aux épisodes orageux cévenols : leurs débits moyens mensuels sont tous très supérieurs à la normale.

Au nord d’Orange, les niveaux des eaux souterraines sont encore très hauts (normal à très supérieur à la normale). En LR et PACA, la situation est toujours plus contrastée, mais les niveaux de certaines nappes sont remontés, en particulier dans l’Hérault et le Gard.

Le remplissage des retenues du bassin est contrasté, comme souvent à cette époque de l’année. Le remplissage est faible pour certaines retenues des Pyrénées-orientales (inférieur à 50%) et les retenues de Bourgogne. Le niveau critique est atteint sur le canal du centre entraînant un arrêt de la navigation au cours du mois de septembre.

L'indice d'humidité des sols reste proche de la saturation sur les reliefs du Jura et des Alpes du Nord. Les sols sont également largement saturés en Ardèche, dans le Gard et l’Hérault. Ailleurs l'indice est plus faible. Les indices les plus bas (de 0.20 à 0.30) se situe sur certains secteurs au nord-ouest du bassin et sur la majeure partie de la région PACA.

Le mois de septembre a été globalement plus sec que les mois de juillet et août sur les secteurs Saône-Doubs et Rhône amont. Néanmoins, les indices ONDE des départements concernés sont tous restés entre 8 et 10. Les conditions ont ainsi été particulièrement favorables aux écosystèmes aquatiques : écoulements réguliers et températures fraîches.

Sur les secteurs Rhône aval et les côtiers est et ouest, les indices ONDE traduisent la reprise des débits avec des notes supérieures à 7, exception faite des Hautes-Alpes où l’indice est plus faible qu’en août (6.5 contre 8.6). A noter que dans le Gard, l’indice ONDE atteint sa valeur maximale tandis que dans l’Hérault, l’indice passe de 5.7 à 7.5. Les pluies exceptionnelles de cette fin d’été sur les secteurs sud-ouest du bassin, ont mobilisé et nettoyé les substrats. Ils auront des répercussions sur les habitats aquatiques sans que l’on puisse présager de la nature de leur incidence sur les espèces, en particulier sur les peuplements piscicoles.

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Pluviométrie

Humidité des sols

Cours d'eau

Le Rhône

Eaux souterraines

Retenues d'eau

Indice ONDE

Restrictions d' eau

Limitation des usages de l'eau - Situation au 10 octobre 2014 :

Quatre départements du bassin (Côte d'Or, Ardèche, Drôme, Aude) ont encore des mesures de restriction en vigueur (alerte).

Les arrêtés préfectoraux de restriction des usages de l'eau
sont à consulter sur le site PROPLUVIA